Idolâtrie

Articles à venir

(pour certains faudra s'armer de patience...)

 
*Saison parisienne 08/09
*Mats Ek à Garnier
*Félicity Lott au Châtelet
*Porgy & Bess à l'Opéra Comique
*I Capuletti à Bastille
*Don Carlos à Bastille
*Falstaff au TCE
*Signes à Bastille


*Portrait de Silvia Tro Santafé
*Portrait de Max Cencic
*Portrait de Christophe Dumaux
*Les inédits de Bartoli
*Les inédits de Ciofi
*Les inédits d'Antonacci

 

*Destructive Aria
*L'impératrice du Pérou

Les renforts de rédacteurs sont les bienvenus!! 

La Fée Radio

Ces articles ont été agrémentés d'extraits musicaux pour votre plus grand plaisir!

 

*Roberta Invernizzi
*Sonia Prina
*Ann Hallenberg
*La Vergine dei dolori de Scarlatti
*La Griselda de Vivaldi au TCE
*Récital Kozena/Daniels au TCE
*Arianna in Creta de Handel
*Anna Bonitatibus

 

Sans oublier la rubrique Miousic only.

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publié dans : Radio & Tv
Dimanche 13 août 2006
par Caroline

En direct de Caroline Magazine, voilà les diffusions pour ce long week-end religieux:

TELEVISION: 
 
*Les Boréades de Rameau (ONP 2003): mardi 15 août vers 23h45 [vos programmes indiqueront minuit, les oracles me disent un bon quart d'heure plus tôt...] (France3)
Rediffusion
Christie - Les Arts florissants / Robert Carsen
Avec: B. Bonney; P. Agnew; A. M. Panzarella...
 
 
 
RADIO:
 

*Ascanio in Alba festa teatrale K.111 de Mozart (donné le 5 août 2006 au festival de Salzbourg): dimanche 13 à 15h (FM)
Iris Kupke : Venere; Sonia Prina : Ascanio; Marie-Belle Sandis : Silvia; Charles Reid : Aceste; Diana Damrau : Fauno; Christian Banzhaf : Voyageur I; Lilly Marie Tschörtner : Voyageur II
Choeur du Théâtre d'Etat de Nuremberg - Orchestre Philharmonique de Nuremberg - Direction : Adam Fischer

*Iphigénie en Tauride de Gluck (ONP le 8 juin [!?] 2006 ): lundi 14 à 20h00 (FM)
Susan Graham [le 8, Graham n'a pas chanté! donc soit c'est avec Graham et pas le 8, soit c'est bien le 8 et alors c'est avec Wesseling!]: Iphigénie; Russell Braun :Oreste Yann BeuronPylade; Franck Ferrari : Thoas
Choeurs et musiciens du Louvre, Grenoble - Direction : Marc Minkowski

 
*Concert des Talens Lyriques (donné le 14 février 2006 à Bordeaux): lundi 14 à 21h (Radio Classique)
Ce seraient des Madrigaux de Monteverdi...
*Didon et Enée de Purcell (donné le 27 juin 2006 au Châtelet) + Les nuits d'été : mardi 15 à 20h (FM)
Jessye Norman : Didon; Erin Wall : Belinda; Gillian Webster : Deuxième Dame; Felicity Palmer : La Magicienne; Emmanuelle Goizé : Première Sorcière; Salomé Haller : Deuxième Sorcière; Philippe Jaroussky : Un esprit; Russell Braun : Enée; Barry Banks : Un marin
Les Musiciens du Louvre Grenoble - Direction : Marc Minkowski [idem pour Berlioz, toujours avec Norman]
                   
*Messe en si de Bach (concert): mardi 15 à 21h (Radio Classique)
V. Gens; J. Zomer; A. Scholl; C. Prégardien... Direction: P. Herreweghe
 
      

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publié dans : Artistes
Mercredi 9 août 2006
par Licida

Ann Hallenberg

   


En Dejanire du Hercule de Handel (I.Bohlin en Iole)

Voilà une chanteuse qui me ravit par la limpidité et la splendeur de son registre aigu allié à un beau medium de mezzo avec une science du chant et du mot remarquable, des vocalises d'un rare naturel et une intelligence dramatique forte.

Je l'ai découverte dans l' Orlando furioso par Spinosi où elle chantait Bradamante et depuis je ne m'en lasse pas.

Tout d'abord sa discographie:
(sont soulignés les enregistrements qui me semblent les plus intéressants)

*Bach, Messe en ré mineur 

 
Je ne connais pas.

*Börtz, Marie-Antoinette

*Gluck, Philémon et Baucis & Aristeo 

 
J'avais bien aimé le concert, elle est encore meilleure sur le disque: son air dans Philemon qui sera repris au début de Paride e Elena est des plus charmant et respire le bonheur de chanter 

 

 *Handel, Imeneo 

 
Commentaire de Carlupin:
J’ai moi-même mis un certain temps avant de m’approcher de ce cd après l’expérience Siroe-bonne-nuit-avec-Spering, mais grosse erreur ! Tout d’abord, du point de vue de l’œuvre, on remarque que le vieux Händel s’en est sorti plutôt admirablement dans ses derniers opéras légers (Imeneo puis Deidamia), l’inventivité ne fait jamais défaut : pas de Händel-au-kilomètre. Cette légèreté sied également bien mieux à Spering que le faste du Siroe enregistré ultérieurement. Et comme si ça ne suffisait pas, Ann trouve bien plus sa place dans le rôle du pauvre Tirinto, créé par le castrat Andreoni (Bonitatibus chante son Ulisse dans Deidamia, pour donner une idée), que dans le Siroe où, comme tu l’as dit, elle s’enlise. En fait, les airs de ce rôle sont les plus solennels de la partition, ce qui souligne bien l’exclusion progressive du personnage qui, à la fin de l’opéra, perd sa belle (lieto fine, où es-tu ?). Le rôle est brodé de trésors, et la perle ultime, ce sont les douze minutes de son « Pieno il core di timore », que l’on ne peut qualifier que de sublime, mais que pourtant personne ne semble avoir retenu. Il mérite pourtant la mention « tube » au même titre que « Scherza infida ». La critique semble avoir préféré se souvenir du très métastasien « Se potessero i sospir miei ». A avoir écouté absolument aussi, le tsunamitique « Sorge nell’alma mia », dans lequel Ann joue avec la richesse de son vibrato jusqu’à l’explosion de la cadence finale ! Pour couronner le tout, il faut savoir que les petits camarades de Ann sont tous très bons, notamment un superbe Locky Chung, au chant constamment en demi-teintes. Ca serait bête de rater ça… Bon ok, la prise de son est un peu sèche et la basse Kay Stiefermann n’est pas très agile, mais bon.

*Handel, Siroe 

 
C'est très chiant: Spering n'est vraiment pas fait pour Handel; enfermée dans une tessiture de contralto trop grave pour elle, Hallenberg ne decolle jamais dans ce role titre écrit pour Senesino.

*Handel, Il trionfo del tempo et del disinganno

J'attendais ce disque avec impatience: mes deux mezzo coloratures favorites réunies, un des meilleurs ténors baroques actuels, de très bons échos du concert du TCE et Natalie en cerise sur le gateau. Malheureusement paru quelques jours après le concert de Minkowski à Pleyel, je ne peux cacher ma deception. Comme souvent, Dessay est à coté de la plaque dans Handel eet le Concert d'Astrée fait vraiment office de second choix quand on a entendu la splendeur des Musiciens du Louvre. Du coup l'écrin n'est pas à la hauteur du talent d'Hallenberg qui privilégie la vélocité, la virtuosité débridée du Plaisir au détriment d'une suavité, d'un mordant plus capiteux. Cela reste du très bon niveau, mais la cohérence dramatique de l'ensemble fait vraiment défaut à ce disque et nuit à ses interprêtes.

*Mendelssohn, Athalie

*Vivaldi, Orlando Furioso 

 
Elle y chante Bradamante. Role de contralto trop grave pour elle encore une fois, mais cette fois-çi elle se lache dans l'aigu et c'est jouissif: écoutez la vigueur d' "Ascondero il mio sdegno", la violence de "Taci, non ti lagnar", l'enthousiasme de "Se cresce un torrente" et surtout la splendeur de "Io son ne'lacci tuoi" avec ses aigus cristallins et purs sur "costanza" et des vocalises parfaites! Raaaaaaa!  

*Vivaldi, Arie d'Opera 

 
Mi-figue, mi-raisin ici, aucun air ne lui permet vraiment de briller; c'est juste bien.

*Vivaldi, Tito Manlio 

 
Ah là par contre c'est formidable; un role (Servilia) exactement dans sa tessiture qu'elle chante superbement, je reste envouté par son sublime "Liquore ingrato"; tout le role est magnifiquement interprété et en plus c'est Dantone qui dirige: ruez vous dessus!!

*Waxman, Joshua

Un avis serait le bienvenue :)

*Récital Mia vita, mio bene

C'est très beau, des airs très élégants mais dont on se lasse un peu trop vite tant ils partagent tous le même caractère. On aurait aimé quelques airs plus emportés pour apprécier le calme de moments plus galants.

En DVD, on peut l'admirer dans le Serse de Handel dirigé par Rousset avec rien moins que Piau, Bardon et Bayrakdarian: la prise de son est étriquée au possible et Rousset donne pas mal dans le mécanique, son défaut habituel. Superbement entourée, Hallenberg nous livre une composition sensible et nuancée, mais quelque chose cloche: je ne sais si c'est son costume peu avenant, son timbre trop proche de celui de Rasmussen (mais cela serait plutot un atout pour souligner la rivalité entre les deux personnages), ou la timidité de ses débuts, mais je m'attendais à plus violent dramatiquement; la récente découverte de ses Déjanire et Cyrus, ne fait que me conforter dans ce jugement: elle pourrait faire beaucoup mieux en Arsamene aujourd'hui, surtout dans les airs.

Les lives diffusés uniquement à la radio à présent:

*Handel, Arianna in Creta (Beaune 2002 et Halle 2002)
Dans le live de Halle, galvanisés par le public, plus que dans celui de Beaune (qui pêche aussi par la prise de son habituelle dans ce lieu), Ann et tous ses collègues révèlent toute la splendeur de cette partition. Voir le fil sur Arianna in Creta ici même.

*Handel, Alcina (Beaune 2005)
En Ruggiero, accompagnée par Gauvin, Sampson, Mija et la mémorable Katherine Fuge (BaAAeuAAAeuAAAaarbaraAuAAuAA!), elle ne donne pas le meilleur d'elle même; le rôle ne lui pose visiblement aucun problème mais sans doute McCreesh ne la soutient-il pas assez. Les récitatifs sont parfaitement joués, tout est bien interprété et pensé, les da capo intelligemment menés, mais la sauce ne prend pas; sans doute manque-t-elle un peu de sauvagerie ou de virilité à mes oreilles pour camper ce nigaud de Ruggiero ecartelé entre les charmes de la magicienne et les plaisirs bourgeois offerts par Bradamante. Son Sta nell'Ircana en est la parfaite illustration: c'est trop beau, musical et stylé, pour un air des plus cruels.

*Handel, Il Trionfo del tempo e del disinganno (TCE 2005)
A part un endiablé "Voglio tempo" et un superbe "Crede l'uom" de Prina, je ne connais rien de cette retransmission.

*Handel, Belshazzar (Cité de la Musique 2005)
Spering se débat comme il peut dans cette partition monumentale, n'offrant guère de prestation à la hauteur du plus grand Cyrus que je connaisse: pour l'admirer dans ce role, mieux vaut se tourner vers les live dirigés par Creed.

*Handel, Belshazzar (Amsterdam 2003 et Hambourg 2005)
Hallenberg est certainement le plus grand Cyrus que je connaisse (en même temps il n'y en a pas des masses, tant ce chef d'oeuvre de Handel reste négligé aujourd'hui): dans les deux live c'est Creed qui dirige (superbement) l'Akademie für alte musik de Berlin en 2003 et le Concerto Köln en 2005. On préferera les premiers plus vifs et glorieux même si les seconds ne déméritent pas, d'autant qu'en 2005 ce sont les exhaustifs Rensburg et Joshua qui l'entourent, contre Gura et Fuge (très honnêtes mais un peu transparents) en 2003. Concernant la prestation de notre héroïne, c'est historique: on comprend presque chaque mot du texte tant ce langage musical lui semble naturel, elle semble révéler chaque intention du compositeur derrière la moindre note, la moindre voyelle, la moindre consonne et surtout l'héroïsme du libérateur brille ici du plus pur éclat, la voix n'est jamais artificiellement enflée pour faire plus menaçant, ce Cyrus c'est la force tranquille! :o)

Acte 1:

Acte 2:

Acte 3:

*Handel, Orlando (Beaune 2006)
Encore un rôle trop grave pour elle et son intelligence, ni ses aigus, ni la maestria de Dantone ne pallieront les charmes que peut apporter un véritable contralto dans ce rôle. Je vous laisse juge à l'aide de la scène de la folie:

*Handel, Hercule (Amsterdam 2007)
Dejanire est une évidence pour elle: Hallenberg a toute l'intelligence de von Otter mais avec des aigus plus triomphants, un sens dramatique plus emporté et surtout un corset moins serré! Le tout relève du panthéon handelien, un sort des plus fastueux est ici fait au moindre récitatif, toute la palette psychologique du role est éclairée, depuis les lamentation de l'épouse inquiète jusqu'à la jalousie furieuse. Ecouter la jubilation simple et délicate du "Fly hence away my tears" et les abimes de culpabilité du "Where shall I fly", lequel ne tombe jamais dans le naturalisme excessif que l'on peut reprocher à Joyce di Donato. A défaut de pouvoir mettre tout le rôle jusqu'au moindre récitatif, voici les scènes les plus marquantes (et en tout cas tous les airs de Déjanire):

Acte 1:

Acte 2:

Acte3:

*Handel, Giulio Cesare (Drottingholm)
Une belle Cornelia mais rien d'inoubliable, tant ce rôle a besoin des abymes d'un grand contralto pour exister.

*Haydn, Il Ritorno di Tobia (Bruhl 2006)
Attention chef d'oeuvre! Une oeuvre superbe, Spering à son meilleur dans son repertoire de prédilection, un plateau en or (Invernizzi, Dahlin, Karthauser) et un role de mère éplorée et valeureuse pour Hallenberg, que demander de mieux. Là ou Podles ruait un peu trop dans les brancards, Hallenberg est au contraire tout en justesse, noblesse de port et clarté de la voix. Les moments les plus variés du rôle sont interprétés avec le même bonheur, depuis les moments dramatiques et vigoureux, jusqu'à la profonde affliction. Pour se faire une idée de cet éclat naturel que j'évoquais déjà à propos de son cyrus, on peut écouter et réecouter son "Sudo il guerriero" plein de grandeur d'ame qui ne cède jamais à une virilité, pour ne pas dire une brutalité, épaisse et facile. (sortie au disque prévue bientôt chez Naxos).

*Mozart, La Betulia liberata (TCE 2003)
Ici aussi, Giuditta est trop grave pour elle: elle ne s'en sort pas beaucoup mieux, ce n'est jamais mauvais, on se dit que l'on va décoller dans le Parto inerme où elle se permet enfin une montée dans l'aigu et puis...non, elle se bride elle même; le tout reste cependant très écoutable, certainement grace à Rousset qui la soutient admirablement (malgrè cette tendance encore largement sensible à l'epoque au jeu mécanique) et à des partenaires franchement bons (Fernandes, Azzaretti, Bohlin).

*Rossi, L'Orfeo (Drottingholm 1997)
Elle chante Aristeo, je ne l'ai toujours par écouté.

*Telemann, Le Jugement dernier (Paris 2007)
L'oeuvre dans le gout des futurs oratorios pompeux de Haydn ne m'a guère séduite, et tous les talents de diseuse d'Hallenberg n'ont pu que me faire regretter cette constante annonce d'un déluge qui ne vient jamais, ça manque décidemment trop de contraste pour mes oreilles.

*Vivaldi, Orlando furioso (Gênes 2005)
Remplacant au pied levé Mingardo en Orlando, on pouvait craindre que ce role ne l'expose aux éternelles limites de son registre grave. C'est le cas, mais maintenant qu'elle a plus confiance en elle, elle se permet des variations étonnantes et virtuoses, surtout dans le Sorge l'irato nembo, qui rendent sa prestation plus qu'interessante, bien que dirigée par Curtis (signalons que c'est Cencic qui chante brillament Medoro).

*Vivaldi, Tito Manlio (Beaune 2005)
Performance sensiblement identique au disque enregistré un peu plus tôt, mais l'animation des récitatifs et la prise de son penchent nettement en faveur de la version studio.
 

 

*Vivaldi, La Fida ninfa (Ambronay 2004)
Si elle n'avait renoncé au rôle au moment du concert du TCE (le jugeant trop aigu), Paris l'aurait applaudie en Licori et non Panzarella. Heureusement subsiste le live d'Ambronay: c'est un de ses meilleurs rôles, elle y est confondante d'aisance. Le terrible Alma oppressa d'une clareté terrifiante semble glisser tels des pleurs sur ses lèvres. A connaitre absolument!! Elle est dirigée par Spinosi et accompagnée par Pendatschenska (et non Cangemi). Il est assez étonnant qu'elle ait renoncé au rôle (pour le disque Naïve, cela sera sans doute Piau qui assumera le role comme dans la reprise au TCE cette saison), certes on la sent tendue mais cela ne fait qu'ajouter au dramatisme éperdu de l'air dont chaque aigu est un déchirement esthétisé.

 

*Récital autour de Mozart (Beaune 2006)
Bien que seulement accompagnée par le piano forte, ce récital était splendide, bien construit, avec beaucoup de raretés (Holzbauer, Kraus, Hasse...). Je vous renvoie au comme toujours très bon compte rendu de Clément ici même.

 

Pour l'actualité de la dame, sa biographie, des photos et d'autres extraits sonores, c'est .

Parmi ce que je ne connais pas d'elle: son Isabella, sa Bradamante, son Isseo (Europa riconosciuta de Salieri) et son Ascanio: si vous connaissez...

Un compte rendu sur un concert très allechant donné à Tours mais malheureusement non radio-diffusé est disponible sur le bajablog.

La dame vient de chanter Ascanio in Alba à la Scala, en attendant le son, voilà deux zolies zimages.

On pourra l'entendre cette saison à Paris dans Motezuma de Vivaldi (TCE), Tolomeo de Handel (TCE) et Le Cinesi de Gluck (Poissy).
Sont prévues au disque les sorties du Teuzzone de Vivaldi, de l'Oratorio de Noël de Bach, du Tolomeo, de l' Ezio de Handel et du Ritorno di Tobia de Haydn. Ariodante qu'elle vient d'interpréter à Spolete sous la direction de Curtis devrait sortir en DVD.

 


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publié dans : Artistes
Mardi 8 août 2006
par Bajazet

Voici une chanteuse que je connais très mal, mais voilà une presentation bajazetienne qui me donne envie d'en savoir plus.

Jennifer Smith, ou la voix de la mélancolie 

 

Militant pour son entrée dans le panthéon de céans, mais tenant à donner quelques gages, je vous présente une de mes idoles, si du moins ce terme convient à une personnalité aussi modeste et humaine quoique mystérieuse. Discographie jointe. 

 

On l’oublie, mais la soprano Jennifer Smith est portugaise !

Née à Lisbonne en 1945, de parents britanniques certes. Elle a expliqué un jour que son père exigeait de ses enfants qu’ils parlent à table dans une langue étrangère, variable selon les jours. Sauf erreur, la jeune Jennifer a étudié au lycée français de Lisbonne. Peu importe en définitive : c’est à ma connaissance une des dictions françaises les plus fantastiques, à la fois exacte et sensible, ce dont témoignent par dessus tout son Alcyone de Marais et des Nuits d’été méconnues avec Mackerras (enregistrées sur le vif). Ce qui est aussi certain, c’est qu’une attention précoce aux langues a sans doute fondé son sens fabuleux du texte, de l’éloquence du texte, qui en a fait une interprète exceptionnelle du répertoire baroque. 

 

Ses premiers disques, sauf erreur, ont été réalisés dans les années pour Erato, avec Corboz (impatronisé à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, justement) ou Paillard (Indes galantes et Motets de Lully). Sa réputation est d’abord celle d’une grande chanteuse d’oratorio, spécialisée dans le baroque, mais il convient de rappeler sa carrière à la scène, au service d’un répertoire diversifié. 

 

Débuts à Lisbonne dans la Voix du Ciel de Don Carlo, avec Boris Christoff en Philippe II.

Par la suite, elle s’est illustrée dans les grands Rameau : Télaïre avec le Bach English Festival Orchestra, Alphise dans la création aixoise des Boréades, Diane dans Hippolyte et Aricie toujours à Aix (elle était souveraine, entre majesté et second degré), et plus tard une Folie de Platée qui pulvérise la concurrence (et à laquelle Delunsch doit beaucoup de son inspiration). 

 

Mais sait-on qu’elle a chanté à la fois la Comtesse des Noces, Elettra (en concert à Lisbonne) et une Reine de la Nuit qui, selon plusieurs témoignages, était sidérante (du reste son enregistrement de Platée atteste les ressources de son suraigu) ? Minkowski, qui la vénère, lui avait aussi offert Marcellina à Aix : une composition comique de premier ordre... au moment même où elle chantait à Strasbourg une Ellen Offord bouleversante (m’a-t-on assuré) dans Peter Grimes. Remplaçant Martine Dupuy en 1992, elle a chanté à Paris (TCE, 1992 sauf erreur) une Iphigénie en Tauride inoubliable, peu après que Minkowski l’ait dirigée à Londres dans l’Alceste de Gluck. 

 

Là réside sans doute une composante essentielle de sa personnalité artistique : exceller à la fois dans le comique drôlatique (la Folie, la Diane d’Offenbach mais aussi le gamin des Trétaux de Maître Pierre de Falla) et dans l’élégiaque (ses Purcell en témoignent à eux seuls), jusqu’au tragique le plus pur (Alcyone au sommet). Villégier, qui avait travaillé avec elle dans Le Couronnement de Poppée à Nancy, seul opéra jamais dirigé à la scène par Gustav Leonhardt (elle faisait Drusilla), avait fait de sa participation à Atys la condition de son travail : elle alternait en Cybèle avec Guillemette Laurens, et je dois dire, pour avoir vu les deux, que Smith parvenait à une intensité tragique sans comparaison, plus inquiétante, et d’un geste impérieux, et quelle élocution ! Ce génie de l’économie, cette aptitude qui est la sienne à marier la pudeur au relief expressif la prédestinait à exceller dans la tragédie lyrique française. 

 

On pourrait hasarder, sans faire de la psychologie à deux sous, que c’est une forme de mélancolie qui constitue peut-être le fonds commun de ce génie comique et de cette dignité tragique. Du reste, cette voix, qui semble sortir entourée d’un halo de mystère, phénomène sonore tout à fait étonnant, semble aussi à l’aise dans les mouvements pathétiques que dans une dimension contemplative toujours habitée d’une merveilleuse tension expressive. La résonance profondément humaine de son chant, à la fois méditatif, élégant et inquiet, de son chant en ferait presque oublier la maîtrise superlative de l’instrument : elle me fait un peu penser à Grümmer de ce point de vue. À la fois évanescente (mais jamais floue) et intense (mais jamais extérieure, quoique capable d’étincelles dans la comédie). Le timbre s’est sans doute terni ces dernières années, mais la poésie dont rayonne la voix semble inaltérable, comme cette dimension d’intériorité qui fait d’elle une des plus admirables voix de la solitude.  

 

J’ai plusieurs souvenirs d’elle en concert particulièrement forts. D’abord, le Plaisir dans Il Trionfo del Tempo de Haendel (Paris, Église Notre-Dame-du-Travail, c’était la première fois que j’entendais Minkowski d’ailleurs), et je crains qu’elle m’ait gâché l’oreille pour les autres dans cette partie (Bartoli a plus d’éclat et de couleurs, mais n’a pas ce mystère ni cet effroi). Puis Theodora de Haendel (à Lourdes !), toujours avec Minkowski et Gérard Lesne : malgré une acoustique aussi atroce que le style de la basilique, je ne suis pas près d’oublier ce qu’elle exhalait dans la scène de la prison. Plus tard, à Beaune, elle chantait Marie dans La Resurrezzione et ouvrait les ailes de la nuit et du mystère dans son premier air, et elle m’a cloué avec son dernier récitatif. 

 

Enfin, il y a 3 ou 4 ans, au Festival de Cordes-sur-Ciel (dans le Tarn), en hommage à Olivier Greif disparu, elle reprenait l’imposant cycle de mélodies qu’elle a créé et enregistré, sur des poèmes anglais des XVIIe et XVIIIe siècles, Chants de l’âme. Ce fut ce qui s’appelle une expérience. Toujours ce halo de mystère, et cette charge spirituelle dans l’éloquence du chant. Dans ce même concert, elle chantait le tout simple « The Salley Gardens », air irlandais arrangé par Britten, et le temps s’arrêtait, et on se trouvait bouleversé sans bien savoir pourquoi. 

 

Bref, c’est vraiment à mon sens une des plus grandes interprètes des dernières décennies, et aussi dans la mélodie justement. On a peu de témoignages d’elle dans ce répertoire, et c’est dommage, si j’en juge par des Brahms et des Wesendonck que j’ai entendus par elle (génie de la mélancolie, toujours). Son disque des Nuits d’été live est à entendre absolument (hélas très mal distribué et tôt supprimé). Parmi ses récents enregistrements, des Fauré dans l’intégrale Hyperion en cours (c’est à elle que revient La Chanson d’Ève). 

 

Et maintenant, attendons sa Phébé dans Castor et Pollux avec Gardiner, pour elle qui fut inoubliable en Télaïre.  

 

******************  

 

DISCOGRAPHIE DE JENNIFER SMITH

(j’indique les priorités par des astériques) 

 

1) OPÉRA ET ORATORIO

ARNE, Alfred (Eltruda, Edith), dir. McGegan (DHM)

BACH, Cantate de la chasse, dir. R. King (Hyperion)

*CARISSIMI, Jephté (la Fille de Jephté), dir. Corboz (Erato) 

CHOSTAKOVITCH, Le Nez, dir. Jordan (Cascavelle)

COLLIN DE BLAMONT, Didon, dir. Minkowski (Cantates françaises, Archiv)

*FALLA, Les Trétaux de Maître Pierre (le Truchement), dir. Rattle (Decca) 

HAENDEL, Amadigi (Oriana), dir. Minkowski (Erato) 

*HAENDEL, L’Allegro, il penseroso ed il Moderato, dir. Gardiner (Erato) 

*HAENDEL, Il Trionfo del Tempo (Piacere), dir. Minkowski (Archiv) 

*HAENDEL, La Resurrezzione (Maria), dir. Minkowski (Archiv) 

*HAENDEL, Hercules (Iole), dir. Gardiner (Archiv) 

*HAENDEL, Ottone (Gismonda), dir. King (Hyperion) 

HAENDEL, Serse (Romilda), dir. McGegan (Conifer) 

HAENDEL, Messiah, dir. Malgoire (CBS, seuls des extraits sont parus en CD)

LULLY, Phaéton (Théone), dir. Minkowski (Erato) 

*MARAIS, Alcyone (rôle-titre), dir. Minkowski (Erato)

MONDONVILLE, Titon et l’Aurore (Palès), dir. Minkowski (Erato) 

MONTEVERDI, L’Orfeo (Proserpina), dir. Medlam (Virgin) 

MOZART, Davide penitente (2nd soprano), dir. Devos (Erato)

*OFFENBACH, Orphée aux Enfers (Diane), dir. Minkowski (EMI)

PURCELL, King Arthur, dir. Gardiner (Archiv) 

PURCELL,  Fairy Queen, dir. Gardiner (Archiv) 

PURCELL, The Indian Queen, dir. Gardiner (Erato) : écouter absolument le Song « They tell us »

PURCELL, The Tempest, dir. Gardiner (Erato) : là, écouter l’air « Halcyon Days »

PURCELL, Ode à sainte Cécile, dir. Gardiner (Erato) 

PURCELL, Odes « Come, ye, sons of art », « Welcome to all the Pleasures », dir. Pinnock (Archiv)

RAMEAU, Les Indes galantes (l’Amour, Fatime, Phani, Zima), dir. Paillard (Erato)

RAMEAU, Castor et Pollux (Télaïre), dir. Farncombe (Erato) [version de 1754, on gagne donc l’air : « Éclatez, mes justes regrets »]

RAMEAU, Naïs, dir. McGegan (Erato) : elle chante à peine :-(

*RAMEAU, Les Boréades (Alphise), dir. Gardiner (Erato)

*RAMEAU, Platée (la Folie), dir. Minkowski (Erato) 

STRAVINSKI, Pulcinella, dir. Rattle (EMI) 

STÜCK, Héraclite et Démocrite, dir. Minkowski (Cantates françaises, Archiv)

VERDI, Rigoletto (la comtesse Ceprano), dir. Rudel (EMI)

 

2) MUSIQUE LITURGIQUE 

 

BACH, Messe en si & Magnificat, dir. Corboz (Erato)

BACH, Messe en si, dir. Brüggen (Philips) 

BONTEMPO, Requiem, dir. Corboz (Virgin) 

BURGON, Requiem, dir. Hickox (Decca) 

CHARPENTIER, Messe des trépassés, dir. Corboz (Erato)

CHARPENTIER, Miserere des jésuites, dir. Corboz (Erato)

*HAENDEL, Motet « Silete venti » (avec la cantate « Cecilia, volgi un sguardo »), dir. Pinnock (Archiv)

HAYDN, Missa Cellensis, dir. Guest (Decca)

LULLY, Te Deum & Dies irae, dir. Paillard (Erato)

MONTEVERDI, Vêpres de la Vierge, dir. Corboz (Erato)

MOZART, Motets et offertoires, dir. Peire (Forlane) : elle chante « Veni, Sancte Spiritu » K. 47, « Exsultate, jubilate » K. 165, « Sub tuum praesidium » K. 198, « Regina cœli » K. 276.

MOZART, Requiem, dir. Atzmon (Carlton) 

VIVALDI, Gloria & Magnificat, dir. Corboz (Erato)

VIVALDI, Dixit Dominus & Beatus vir, dir. Cleobury (Decca)

VIVALDI, Gloria à 3 voix, dir. Pinnock (Archiv) 

 

3) MADRIGAUX ET MÉLODIES 

 

*BERLIOZ, Les Nuits d’été & Le Jeune pâtre breton, dir. Mackerras (BBC)

FAURÉ, Intégrale des mélodies, Gr. Johnson (Hyperion, 4 vol. parus) : elle chante La Chanson d’Ève dans le vol. 4

*GREIF, Chants de l’âme, avec Greif au piano (Triton)

MORLEY, The Triumphs of Oriana, avec le Pro Cantione Antiqua (Archiv) 

English Madrigals (IMP)

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 8 août 2006
par Bajazet

EDDA MOSER (merci Baja!)

 

 

 

Pour moi, une artiste tutélaire : c’est avec elle que j’ai vraiment aimé l’opéra au tout début. Une voix hors norme, une carrière très singulière, une artiste extraordinaire (littéralement et dans tous les sens), généralement connue pour une Reine de la Nuit phénoménale, chantée au MET dans la production décorée par Chagall et enregistrée en 1972 sous la  dir. de Sawallisch (EMI, rééd. éco).

 

 

Moser et Mozart  

 

L’année Mozart est l’occasion pour EMI de rééditer en France son album d’Airs virtuoses de Mozart (voir la discographie ci-dessous). Un monument de la discographie mozartienne, Moser incarnant comme peu la colorature dramatique.

MAIS à la mi-octobre sortira en Allemagne un double CD (+ un CD bonus d’entretien), intitulé « Edda Moser singt Mozart », regroupant tout ce qu’elle a fait de Mozart chez cet éditeur, y compris (sauf erreur) les 4 airs de concert tardivement gravés avec Blomstedt à Dresde (inédits en CD) et qui sont saisissants d’intelligence et de relief (parmi ces airs, une seconde version du redoutable « Popoli di Tessaglia », de ton résolument tragique, et un « Ah ! lo previdi » enflammé). Même avec une voix durcie et abîmée, Moser y fait éclater son génie de la présence et de l’expression, donnant l’impression que sa vie dépend de ce qu’elle est en train de chanter. C’est l’impression qu’elle donnait en récital également (je l’ai entendue plusieurs fois dans les années 80).

 

Détail que je viens d’apprendre en lisant un livre de témoignages sur Karl Richter paru en Allemagne en 2005 (Karl Richter in München) : il était prévu qu’elle grave une intégrale de L’Enlèvement au Sérail avec Schreier, Gruberova en Blondchen, et Kurt Moll. Mais ce dernier l’avait déjà enregistré avec Böhm chez DG, n’était pas disposé à le refaire, or EMI ne voulait que lui, et le projet n’a jamais abouti.

Dans le même livre, Edda Moser souligne que Richter cherchait pour ses Bach des voix munies d’une palette expressive et d’une étoffe suffisante pour rendre la charge pathétique de cette musique. Et elle souligne que de même, il convient de chanter Mozart comme Bach « avec tout le corps », et non pas d’une manière amenuisée qui lui fait visiblement horreur et dont elle laisse entendre qu’elle domine le goût actuel dans l’interprétation de la musique du XVIIIe siècle. 

 

Jalons de sa carrière

 

Née à Berlin en 1938, c’est la fille du musicologue Hans Joachim Moser. Elle a grandi à Weimar et en Thuringe. Dans sa jeunesse, elle a pris des cours de danse avec Mary Wigmann, ce qui devait lui être utile plus tard pour Salomé (ce qu’elle faisait dans la Danse des 7 voiles, opportunément privée d’effeuillage par la volonté de Lavelli, était fantastique). Cours de chant avec Hermann Weissenborn à Berlin, qui fut aussi professeur de Fischer-Dieskau. 

 

Elle a commencé sa carrière au théâtre dans les années 60 (débuts en Kate Pinkerton à l’Opéra de Berlin) et a mené une carrière allemande très provinciale pendant plusieurs années (chantant des opérettes, Traviata et Gilda plus que Mozart) avant de se faire connaître en créant plusieurs œuvres spectaculaires de Henze et par quelques disques où elle interprète des rôles secondaires (Haendel, Orfeo de Gluck avec Richter, une Fille du Rhin chez Karajan).

 

Grands succès au MET dans les années 70 avec la Reine de la Nuit et Donna Anna (je crois bien qu'elle détient le record du nombre de Donna Anna au nouveau MET). Elle était très aimée à New York : son entrée en scène dans le rôle d’Armida du Rinaldo de Haendel avec Horne et Ramey en 1983 suscitait un tonnerre d’applaudissements. Curieusement, elle aura chanté relativement peu les grands rôles de Mozart en Allemagne et en Autriche, y compris la Reine de la Nuit. 

 

Sa renommée internationale, assise par un disque célèbre ("Airs virtuoses de Mozart", EMI), demeure celle d'une mozartienne, ce qui n'empêche pas des discussions intéressantes à l’époque  (certains trouvent alors que sa voix n'est pas "mozartienne", surtout en France où Stich-Randall et Schwarzkopf sont généralement tenues pour les modèles) et encore aujourd’hui. Sa Donna Anna dans le film de Losey témoigne d'une présence dramatique exceptionnelle (ce regard ! elle aurait pu faire du cinéma sans peine, je pense) mais la voix était alors déjà abîmée (« Or sai chi l’onore » est cependant saisissant). On peut l'entendre et la voir en Première Dame dans le DVD de La Flûte de Salzbourg (Levine/Ponnelle) récemment publié.

 

C'est aussi, ce qu'on a bien oublié, une fantastique interprète du lied : en témoigne toute une série d'enregistrements pour EMI avec Werba, Gage, Eschenbach. C'est en particulier, je trouve,une interprète de Schumann majeure : Genoneva, Le Paradis et la Péri , le groupe des Mignon, le Spanisches Liederbuch (avec Schwarz, Gedda et Berry).

 

Elle s'est tournée vers des rôles beaucoup plus lourds à la fin des années 70, parmi lesquels Leonore (elle a chanté Fidelio pour les cérémonies de réunification de l’Allemagne), Senta (Berlin et Vienne), Sieglinde (chantée à Avignon) ou cette Salomé à Paris en 1986-87, qui a laissé des souvenirs divers (pour moi c'est inoubliable comme incarnation, même si le chant était souvent en force). Elle s’est même risquée tardivement à Elektra en concert. 

 

En 1980, elle a interprété les 4 rôles féminins des Contes d'Hoffmann à Salzbourg et à Cologne, aux côtés de Domingo.

 

Elle a aujourd'hui cessé de chanter et enseigne à Cologne.

Cependant en juillet 2005, elle a participé à un concert de bienfaisance à Cologne au bénéfice de la recherche contre le sida, chantant dans le trio final du Rosenkavalier

 

Et voici un lien vers un résumé de sa carrière avec une galerie de photos : 

 

Edda’s trick 

 

Toujours dans le livre sur Karl Richter, Moser donne un truc utile pour chanter confortablement la partie de soprano du Requiem allemand de Brahms, où la soliste doit attendre près de 30 mn sur l’estrade avant de chanter (elle a chanté l’œuvre avec Barenboim à Paris et Orange vers 1977). Comment éviter la gorge et la langue sèches sans boire de l’eau minérale (geste déplacé pendant un Requiem) ? Eh bien, se mordre délicatement la langue en gardant la bouche fermée : l’humidification se fait mécaniquement.

 

Discographie d’Edda Moser  

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Les œuvres publiées en CD sont précédées d’une astérisque.

En gras, les enregistrements à écouter en priorité selon moi.

Certaines figurent dans le coffret EMI « Great Moments of Edda Moser » (3 CD, 1995) , qui propose un excellent panorama.

 

1) OPÉRA ET OPÉRETTE 

 

BEETHOVEN

*Leonore (rôle-titre), dir. H. Blomstedt (EMI, 1976 ; rééd. Berlin Classics). Avec R. Cassily (Florestan), Th. Adam (Pizzaro), H. Donath (Marzelline), K. Ridderbusch (Rocco)

 

D’ALBERT

*Die Abreise (Luise), dir. J. Kulka (EMI, 1977 ; rééd. CPO). Avec P. Schreier et D. Fischer-Dieskau

GLUCK  

*Orfeo ed Euridice (Amore), dir. K. Richter (DG, 1967). Avec D. Fischer-Dieskau et G. Janowitz

 

GOUNOD

*Faust (Marguerite), extraits en allemand, dir. G. Patané (EMI, 1973). Avec N. Gedda, K. Moll et D. Fischer-Dieskau

HANDEL

Rinaldo (Armida), dir. Bernardi. Avec M.Horne, S.Ramey

 

HUMPERDINCK

*Hänsel et Gretel ( la Sorcière ), dir. H. Wallberg (EMI, 1973)

 

KALMAN

*Gräfin Mariza (Manja), dir. W. Mattes (EMI, 1971)

 

LEHAR  

*Die lustige Witwe (Hanna Glawari), dir. H. Wallberg (EMI, 1979). Avec H. Prey, H. Donath, S. Jerusalem, B. Kusche

*Giuditta (rôle-titre), dir. W. Boskovsky (EMI, 1983-1984). Avec N. Gedda, B. Lindner, Kl. Hirte

 

LEONCAVALLO

Pagliaci (Nedda), extraits, dir. G. Patané (EMI, 1979). Avec Fr. Bonisoli.

 

MOZART

Apollo et Hyacinthus (Hyacynthus), dir. M. Lange (Voce, 1966). Avec Th. Altmeyer, T. Zylis-Gara

*Idomeneo (Elettra), dir. H. Schmidt-Issertstedt (EMI, 1971 ; rééd. Brilliant Classics) Avec N. Gedda (Idomeneo), A. Rothenberger (Ilia), A. Dallapozza (Idamante), P. Schreier (Arbace), Th. Adam ( la Voce )

*Mitridate (Aspasia), dir. L. Hager (Opera d’Oro, live Salzbourg 1972). Avec A. Auger (Sifare), P. Lorengar (Ismene), H. Watts (Farnace), P. Schreier (Mitridate)

 *Die Zauberflöte ( la Reine de la Nuit ), dir. Sawallisch (EMI, 1972)

*Der Schauspieldirektor (Mlle Silberklang), dir. E. Schoner (EMI, 1976 ; rééd. 2005 avec les textes de liaison de Peter Ustinov). Avec M. Mesplé, N. Gedda, Kl. Hirte.

Don Giovanni (Donna Anna), dir. L. Maazel (CBS, 1978) [B.O. du film de Losey]

[DVD] Die Zauberflöte (Erste Dame), dir. Levine (TDK, 2005 ; live Salzbourg, 1982). Avec I. Cotrubas (Pamina), E. Gruberova (Reine de la Nuit ), P. Schreier (Tamino), M. Talvela (Sarastro), Chr. Boesch (Papageno), A. Murray (Zweite Dame), I. Mayr (Dritte Dame).

 

ORFF

*Prometheus (une Océanide), dir. F. Leitner (Arts). Avec J. Greindl, R. Hermann, K. Engen, Fr. Uhl

 

RAMEAU

Hippolyte et Aricie ( la Grand Prêtresse de Diane, une Chasseresse), dir. Malgoire (CBS, 1978). Avec I. Caley (Hippolyte), A. Auger (Aricie), C. Watkinson (Phèdre), U. Cold (Thésée)

 

SCHUBERT

*Die Verschworenen (Gräfin Ludmilla), dir. H. Wallberg (EMI, 1976 ; rééd. CPO). Avec K. Moll, G. Fuchs, A. Dallapozza.

 

SCHUMANN

 *Genoveva (rôle-titre), dir. K. Masur (EMI). Avec D. Fischer-Dieskau (Siegfried), P. Schreier (Golo) 

 

STRAUSS (Oscar)

*Ein Walzertraum (Franzi), dir. W. Mattes (EMI, 1970). Avec A. Rothenberger et N. Gedda

 

SUPPÉ

*Boccaccio, dir. W. Boskovsky (EMI, 1974). Avec A.