Idolâtrie

Articles à venir

(pour certains faudra s'armer de patience...)

 
*Saison parisienne 08/09
*Mats Ek à Garnier
*Félicity Lott au Châtelet
*Porgy & Bess à l'Opéra Comique
*I Capuletti à Bastille
*Don Carlos à Bastille
*Falstaff au TCE
*Signes à Bastille


*Portrait de Silvia Tro Santafé
*Portrait de Max Cencic
*Portrait de Christophe Dumaux
*Les inédits de Bartoli
*Les inédits de Ciofi
*Les inédits d'Antonacci

 

*Destructive Aria
*L'impératrice du Pérou

Les renforts de rédacteurs sont les bienvenus!! 

La Fée Radio

Ces articles ont été agrémentés d'extraits musicaux pour votre plus grand plaisir!

 

*Roberta Invernizzi
*Sonia Prina
*Ann Hallenberg
*La Vergine dei dolori de Scarlatti
*La Griselda de Vivaldi au TCE
*Récital Kozena/Daniels au TCE
*Arianna in Creta de Handel
*Anna Bonitatibus

 

Sans oublier la rubrique Miousic only.

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publié dans : Disques et lives
Dimanche 29 avril 2007
par Licida

Cela sortira le 21 mai. Voilà le programme plus qu'alléchant de ce récital:

1. Rodelinda : Menuet  
2. Rodelinda : Se Fiera Belva Ha Cinto  
3. Radamisto : Passacaille  
4. Radamisto : Gigue  
5. Radamisto : Vile ! Se Mi Dai Vita
6. Radamisto : Passepied, Rigaudon  
7. Radamisto : Qual Nave Smarrita
8. Siroe : Ouverture  
9. Siroe : Allegro  
10. Siroe : Deggio Morire, O Stelle  
11. Siroe : Gigue  
12. Jules CéSar : Non E Si Vago E Bello  
13. Jules CéSar : Gigue  
14. Jules CéSar : Se In Fiorito  
15. Orlando : Gia Per La Man D'Orlando  
16. Orlando : Gia L'Ebro Mio Ciglio  
17. Orlando : Ah ! Stigie Larve

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publié dans : Radio & Tv
Dimanche 29 avril 2007
par Caroline
Malgrè son emploi du temps très occupé, Caroline a tenu à reprendre du service: grazie a lei! En attendant le retour de ses programmes détaillés, voilà de quoi nous occuper cette semaine.
Samedi 28:
- FM à 19h10: Colombe de J-M Damase (Marseille, fév. 07) Dir: J. Lacombe. Avec: A-C Gillet; M-A Todorovitch; P. Addis; S. Droy; E. Huchet...
 
 
Dimanche 29:
- Radio Classique à 21h: Porgy and Bess de Gershwin. Dir: Rattle. Avec: C. Haymon; W. White; D. Evans; C. Clarey; Blackwell
 
 
Lundi 30:
- FM à 15h02: Concert Susan Graham et Laurent Aimard (Garnier, mars 07)
 
 
Nuit de mardi à mercredi:
- FM (Vivace) à 1h du matin: Louise de Charpentier (Opéra Comique) Dir. J. Fournet
 
 
Mercredi 2:
- FM à 20h: Le Jugement dernier de Telemann (TCE, mars 07) Dir. D. Stern. Avec: C. Santon; A. Hallenberg; P. Agnew; M. Werba; R. Nolte
 
 
Nuit de mercredi à jeudi:
- FM (Vivace) à 1h du matin: La légende de sainte Elizabeth de Liszt. Dir: A. Joo
 
 
Jeudi 3:
- FM vers 13h: Cantate BWV 119 de Bach. Dir.: Harnoncourt
- FM vers 14h20: L'atelier des chanteurs: 'Le jardin des voix' et l'Académie des Arts Florissants de W. Christie (1).
- Radio Classique à 21h: La vie baroque: Rinaldo Alessandrini. Autour de l'Orfeo.
 
 
Nuit de vendredi à samedi:
- FM (Vivace) à 1h du matin: Sémiramide de Rossini. Dir: R. Bonynge. Avec: J. Sutherland; M. Horne

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publié dans : Miousic only
Jeudi 26 avril 2007
par Licida

Comme promis voilà donc, suite au commentaire de Carlupin sur le récital de Liso/Biondi à Lyon, le mystérieux "Cor mio" attribué à Vivaldi par Sarah Mingardo avec le même Biondi en 2001 à Dresde.

Plutôt que de ne poster que cet air, je vous propose également les autres airs de ce récital et en profite pour inaugurer une nouvelle rubrique sobrement intitulée "Miousic only" et qui accueillera à l'avenir des morceaux de musique que je veux partager avec toi, public de lecteurs adorés, sans logorhée de ma part. Mais pourquoi donc me demanderez-vous? vous qui êtes perdus sans ma prose! Eh bien c'est juste que je n'ai pas toujours le temps de rédiger de longs articles et que je ne voudrais pas pour autant vous priver de cette fabuleuse musique (oui je sais: on devrait me construire une statue!). Par contre les commentaires sont plus que bienvenus!

 

Vivaldi - L'Atenaide: "Cor mio che prigion sei"

Hasse - Siroe: "Speso tra vaghe rose"

Hasse - Siroe:"Vedeste mai sul prato"

Giacomelli - ? :"In si torbida procella"

 


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publié dans : Représentations
Mercredi 25 avril 2007
par Licida


Chorégraphie et vidéo Robyn Orlin
Réalisation vidéo Philippe Lainé
Costumes Olivier Bériot
Lumières Marion Hewlett

Kate Royal, soprano,
Toby Spence, ténor,
Roderick Williams, basse
Eric Price, Soliste du Tölzer Knabenchor

Nicolas Le Riche, Yann Bridard, Alice Renavand
Caroline Bance, Miteki Kudo, Béatrice Martel, Céline Talon, Alexandra Cardinale, Christelle Granier, Charlotte Ranson, Ninon Raux, Ghyslaine Reichert
Josua Hoffalt, Yong Geol Kim, Simon Valastro, Sébastien Bertaud, Vincent Chaillet, Vincent Cordier, Aurélien Houette, Alexis Renaud

Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet
Orchestre et Choeur des Arts Florissants
Direction musicale William Christie

Drôle d'idée de la part de Mortier que de programmer cet oratorio de Handel qui n'est pas l'oeuvre la plus indispensable de son compositeur, mais sans doute lui a-t-on soufflé l'idée pour remplir le créneau "baroque" de la programmation, créneau auquel il ne porte que peu d'attention. L'oeuvre est très belle, un musique pleine de charmes et calmes beautés, mais qui peut vite devenir longuette pour peu que l'on en perde le propos allégorique de vue, et c'est bien ce qui s'est passé ce soir.

La chorégraphie de Robyn Orlin détourne totalement le spectateur du sujet de l'oratorio, car elle n'a tout simplement rien à voir avec l'oeuvre. Certes, toutes ces couleurs, toutes ces fripes et tous ces danseurs et danseuses en slip sont plutôt agréables à regarder; certes la vidéo pourrait s'avérer drôle si elle n'était pas un simple resucé des Paladins de Montalvo-Hervieu et de la Pietra au Chatelêt; cette même vidéo pourrait aussi être intéressante si l'on comprenait en quoi les bidonvilles, la savane africaine, Versailles et un cours de danse eclairent l'oeuvre. Au final, c'est donc totalement raté, la séparation entre la musique et la danse est totale: aucune communauté de rythme, ni d'esprit. Quant à la communauté avec le livret, on la cherche toujours...et ce n'est pas le choeur final sur la Modération illustré par la chute des Twin towers (ah! si seulement les térroristes étaient modérés!) qui éclairera ma lanterne. Dans ce contexte je serai bien incapable de dire quoi que ce soit sur les danseurs. J'espère que Robyn Orlin sera plus inspirée par Porgy&Bess la saison prochaine.

Coté musical par contre, on est à la fête. Je n'ai jamais entendu les Arts flo aussi justes et généreux dans Handel, pour une fois ils ne tombent pas dans la mollesse (en même temps le dramatisme est ici tout autre que dans le seria) et se révèlent excellents à bien des moments. Enfin Christie a réussi à les rendre aussi intéressants dans Handel que l'Orchestre de l'Age des Lumières (Giulio Cesare) ou la Scintilla (Radamisto). Même remarque pour le choeur (placé aux premiers rangs du parterre, ce qui produit un effet de surprise très heureux... la première fois!) dont l'homogénéité et la clarté rendirent parfaitement justice à ces choeurs tour à tour moqueurs, alanguis, vifs, mélancoliques et enjoués.

En ce qui concerne les chanteurs, c'est le sans faute, à l'exception de l'enfant du Tölzer Knabenchor, Eric Price, à qui il est certes sympahtique mais aussi cruel de faire chanter une musique à ce point éxigeante; Toby Spence est un peu léger dans la vocalise (par exemple ses éclats de rires réels sonnent bien plus forts que ceux chantés) mais très propre et élégant; Roderick Williams n'a pas la profondeur nécessaire pour impressionner dans son premier air mais est un bonheur d'harmonie qui évite toutes sonorités grasses et lourdaudes; enfin Kate Royal est la révélation de la soirée pour ma part: une tessiture ample, une vrai chaleur de timbre, des vocalises souples et rondes, un style impeccable, il ne manque qu'un peu plus de caractérisation et d'audace pour en faire une grande chanteuse.

 

Mon conseil donc: pour cette très belle musique, allez y en aveugle.


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publié dans : Représentations
Mardi 24 avril 2007
par Carlupin

Voilà un petit commentaire pour parler de ma première rencontre avec Marina de Liso, accompagnée hier soir par l’Europa Galante et Fabio Biondi pour un récital Vivaldi à l’auditorium de Lyon.

Mon impression fut très mitigée à la sortie du spectacle, mais toutefois positive. Marina est apparue dans une superbe robe en élasthane bleue pailletée (les chanteuses sont à paillettes, ou ne sont pas !) et dégage avant la première note un halo attachant, dû sûrement à sa plastique avantageuse et à son italinità ravageuse…

Le programme annonçait des concerti e sinfonie et des airs tirés de Bajazet, L’Atenaide et Farnace. Finalement, on a eu droit seulement à deux airs du premier et deux airs du second, plus un « Amato ben » apparemment orphelin, bien que la musique soit celle de La Verità in cimento (mais un texte légérement différent).

Après la sinfonia « Il coro delle muse » qui ouvrit la soirée avec bonheur, Marina attaqua par le récitatif accompagné d’Asteria suivi de l’air « Svena, uccidi, abbatti, atterra » (Bajazet). Par souci d’insuffler la tragédie dans chaque syllabe, le texte était mitraillé à une vitesse exagérée, et l’air, bien trop grave pour une entrée de récital, était audible surtout sur les consonnes (je préfère donc Mijanović). Sur l’air suivant, « Sorge l’irato nembo », soit-disant tiré de L’Atenaide mais déjà entendu « ailleurs », ce ne fut guère mieux : aigus étouffés dans le da capo, mais surtout ce bas médium inaudible sous lequel se glissait un grave joyeusement poitriné et rocailleux à souhait (mais c’est pas pour ça qu’on entendait mieux). Le challenge sur les vocalises fut remporté, mais le tempo choisi était plutôt modéré. Après ça, Marina s’éclipsa pendant les concerti « Il piacere », « L’amoroso » et « Per viola d’amore » (tous très bons, malgré des solos un peu waktcha-waktcha de Biondi) pour revenir dans une « La cervetta timidetta » sautillante et délicieuse (avec en plus plein de variations rigolottes au violon de Biondi). Sans surprise, elle fut tout d’un coup parfaitement audible, mais seul hic : le da capo avait été tronqué de sa moitié. Argh ! L’air suivant, « Amato ben » lui permit de s’aérer la poitrine pendant un moment (air pour soprano, écrit pour Anna Maria Strada del Pò à l’époque où elle n’était qu’une misérable gueuse inconnue :-p), mais c’était tout de même trop aigu, surtout que sa voix n’était toujours pas assez chauffée, du coup cela sonnait un peu tiré. Et en plus, une fois encore, une partie du capo fut jetée aux oubliettes. La salle (à moitié vide) en délire réclama un bis avant même la fin du concert, et Marina nous gratifia d’un très beau « Mio cor, che prigion sei » tiré de L’Atenaide. Biondi nous expliqua qu’il planait encore une incertitude quant au compositeur de cet air qui, par sa ritournelle avec tutti en pizzicato, évoque un familier « Sento in seno ch’in pioggia di lagrime », mais qui dévoile des motifs vocaux inhabituels de la part de Vivaldi, d’où une semi-attribution au compositeur Paganelli (kicékiconé ?). Ce fut quoi qu’il en soit le plus beau moment de Marina cette soirée, qui avec une sensibilité dosée, parvint enfin à trouver une assise confortable pour un grave qui devint alors moelleux et corpulent. Et évidemment, lorsque cela devint enfin intéressant, Madame s’en alla, préférant nous laisser aux mains de Biondi et de son équipe pour un concerto et une petite sinfonia (celle de La Senna festeggiante).

 

Côté orchestre, cela me parut très satisfaisant, malgré un recours un peu trop fréquent à ces tics, dictés par la tendance actuelle selon laquelle Vivaldi ne peut être joué qu’à grands renforts de claquements secs et martellement de clavecin. D’ailleurs, quelqu’un sait-il à quel instrument on doit ces effets de percussion ? Je croyais que c’était le clavecin, mais hier il sembla que ce furent les violoncelles… On eut droit à deux bis : le presto de « L’estate » et le largo de « L’inverno ». Pas très inventif tout ça… C’est surtout à ça que je dois ma frustration : un programme méga-rabaché, avec uniquement des airs et des concerti/sinfonie déjà magistralement enregistrés. Mais une rencontre sympa tout de même.

Carlupin


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