Je pars en vacances loin de mon ordi pendant une semaine: à bientôt!
et Zoyeux Père Noël!


(pour certains faudra s'armer de patience...)
*Saison parisienne 08/09
*Mats Ek à Garnier
*Félicity Lott au Châtelet
*Porgy & Bess à l'Opéra Comique
*I Capuletti à Bastille
*Don Carlos à Bastille
*Falstaff au TCE
*Signes à Bastille
*Portrait de Silvia Tro Santafé
*Portrait de Max Cencic
*Portrait de Christophe Dumaux
*Les inédits de Bartoli
*Les inédits de Ciofi
*Les inédits d'Antonacci
*Destructive Aria
Les renforts de rédacteurs sont les bienvenus!!
Ces articles ont été agrémentés d'extraits musicaux pour votre plus grand plaisir!
*Roberta Invernizzi
*Sonia Prina
*Ann Hallenberg
*La Vergine dei dolori de Scarlatti
*La Griselda de Vivaldi au TCE
*Récital Kozena/Daniels
au TCE
*Arianna in Creta de Handel
*Anna Bonitatibus
Sans oublier la rubrique Miousic only.
Je pars en vacances loin de mon ordi pendant une semaine: à bientôt!
et Zoyeux Père Noël!
La maison rappelle qu'elle ne saurait être tenue responsable des modifications intempestives et autres changements impromptus qui adviendraient dans les programmes radio- et télé-diffusés...
Voilà juste un petit mot pour dire à quel point Vivica Genaux fut stupéfiante ce soir dans les airs de Hasse! Je ne pense pas avoir jamais entendu une telle démonstration de virtuosité! Et bien sur la salle était à moitié vide et pas un seul micro de France Musique en vue!
Clément j'attends ton commentaire, lequel sera forcément plus érudit et moins béat que le mien pour ces raretés absolues.
Allez un petit lot de critiques, en vrac encore un fois:
Lucia di Lammermoor, Donizetti, Bastille septembre 06
Eh bien il n'est jamais trop tard pour dire que malgrè son italien pas très propre, j'ai adoré Dessay dans ce rôle. Dès la générale c'était fulgurant, et lors de la représentation du 28 septembre, si le Regnava nel silenzio souffrait de nombreuses scories vocales, la scène de la folie était parfaite vocalement et ahurissante dramatiquement. Juste pour dire donc que Dessay, malgrè ses déboires réçents peut encore s'avérer bluffante du pur point de vue vocal, même si une technique sans doute défaillante rend ces performances plus ponctuelles et moins régulières qu'auparavant. Et de toute façon quand le personnage est campé avec une telle force, j'oublie vite les imperfections vocales moins génantes ici que dans le pur bel canto du 18ème.
L'Amour des 3 oranges, Prokofiev, Bastille Générale du 10 novembre 2006
Très belle reprise, le spectacle fonctionne toujours aussi bien, à l'exception du début d'un vide somnifère dans lequel Deflo est incapable de rendre la tension du complot qui se trame. Heureusement il est bien plus inspiré par le reste de l'oeuvre. Cette reprise bénéficiait de la superbe direction d'Alexander Lazarev, bien meilleur que Cambreling à mon sens. Tous les rôles étaient plus qu'honnetement campés à commencer par Workman et Zamojska, bien plus à sa place ici qu'en Zerlina. Le point faible reste toujours le couple de magiciens: Tchélio sonore sur les points d'orgue, inaudible dès que le texte défile, Fata Morgana de Jeanne-Michèle Charbonnet au vibrato enormissime et au français incompréhensible. Le combat du dernier acte les voient tous les deux incapables de projeter leur voix de façon percutante et d'articuler un tant soi peu.
Marie-Nicole Lemieux au TCE 27 novembre
Je n'y connais fichtre rien en mélodie et lied, donc certains commentaires sur les forums seront certainement plus intéressante que le mien. Je tenais juste à dire que, découvrant Lemieux dans le repertoire romantique, j'ai été bluffé par l'épaisseur de sa voix, laquelle se trouve extrêmement réduite quand elle est emmené dans les tempi ultrarapides de Spinosi qui semble préférer les qualités dramatiques de sa voix (le Sorge l'irato nembo d' Orlando furioso est, de ce point de vue, un raté total). Donc pour en revenir au récital, sa voic m'a paru bien plus moelleuse que dans le baroque, mais ce malheureusement au détriment de la prononciation, les mots se noyant dans ta d'opulence vocale. Du coup les Nuits d'été perdaient beaucoup de leur charme et les lieder de Schubert, s'ils étaient ausi parfaitement mélodieux, perdaient leur squelette de consonnes. Quant à l'orchestre je n'ai pas trouvé cela si ignoble que cela, certes Nelson et l'Ensembe Orchestral de Paris sont loin d'être à la pointe, mais la septième de Beethoven (ma préférée) avait suffisamment d'allant, à défaut d'allure, pour faire oublier les déséquilibres des pupitres, et les inexactitudes des cordes et vents. Par contre surexposer ainsi les percussions et les cuivres n'était pas loin de relever du massacre...
Karine Deshayes , Récital Jeune Public à Bastille
Les récitals Jeune Public sont toujours l'occasion d'une experience rare pour les artistes: celle d'être confronté à un public complètement vierge de tout a priori. Succès total pour ce récital de Deshayes qui a bluffé l'auditoire par la puissance de sa voix, la vélocité de ses vocalises et sa simplicité à répondre aux questions des petiots (très enthousiastes quand elle leur a dit qu'elle avait chanté avec le rappeur Passi). Bref c'est toujours l'occasion de faire comprendre aux djeun's que l'opéra et a fortiori les divas sont très accessibles...à quelques exceptions près...
Voilà le programme:
Henri DUPARC L’Invitation au voyage
Charles GOUNOD Venise ; Boléro
Maurice ravel Shéhérazade :
Hector BERLIOZ Les Nuits d’été : L’île inconnue
Ruperto CHAPI« Carceleras » extrait de Las hijas del Zebedeo
Pablo LUNA « Canción española » extrait de El niño judío
Gioacchino ROSSINI Air de Rosina « Una voce poco fa ». Air final d’Angelina : « Nacqui all affano »
Bon je ne vais pas m'étaler, juste préciser ce que je pense de la voix de cette chanteuse que j'entendais en vrai pour la première fois. S'il est vrai que la projection est impériale, les aigus sont souvent durs et les graves archipoitrinés. Bref elle me semble plus être un mezzo au medium charnu mais aux graves et aigus forcés. Dès lors les vocalises, justement précises sont trop percutantes et manquent de souplesse, ce qui dans Rossini est plutôt gênant, tant la fluidité fait défaut, un peu comme une rivière de glaçons qui s'entrechoquent. Mais sa jeunesse (relative, elle n'en est plus à ses débuts non plus) et la verdeur de sa voix expliquent peut-être cela.
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