

(pour certains faudra s'armer de patience...)
*Saison parisienne 08/09
*Mats Ek à Garnier
*Félicity Lott au Châtelet
*Porgy & Bess à l'Opéra Comique
*I Capuletti à Bastille
*Don Carlos à Bastille
*Falstaff au TCE
*Signes à Bastille
*Portrait de Silvia Tro Santafé
*Portrait de Max Cencic
*Portrait de Christophe Dumaux
*Les inédits de Bartoli
*Les inédits de Ciofi
*Les inédits d'Antonacci
*Destructive Aria
Les renforts de rédacteurs sont les bienvenus!!
Ces articles ont été agrémentés d'extraits musicaux pour votre plus grand plaisir!
*Roberta Invernizzi
*Sonia Prina
*Ann Hallenberg
*La Vergine dei dolori de Scarlatti
*La Griselda de Vivaldi au TCE
*Récital Kozena/Daniels
au TCE
*Arianna in Creta de Handel
*Anna Bonitatibus
Sans oublier la rubrique Miousic only.
A présent voilà la liste des représentations et concerts que j'ai pu écouter ou auxquels il m'a été donné d'assister. Etrangement
toutes ces bandes non publiées la montrent souvent sous un jour différent de celui que laissent percevoir ses disques, souvent des oeuvres sacrées ou des disques qu'elle a enregistrés jeune et
moins assurée. Voici donc de nombreux concerts avec plus d'oeuvres du XVIIIème que dans sa discographie, et donc des oeuvres qui font appel à une tessiture plus étendue et exige des
tempéraments plus excessifs, bref tout ce qu'il faut pour mettre en valeur notre héroïne.
Tous les extraits illustrés de tableaux sont tirés de la chaine de Crindoro sur Youtube.
*Bach, Messe in B minor - Dantone (Ravenne)
*De Majo, Gesu sotto il peso della croce - Biondi (Rome)
*Galuppi, L'Olimpiade - Marcon (Venise)
Encore une superbe résurrection que l'on doit à l'infatigable et excellent Marcon: même si le plateau n'est pas idéal (beaucoup sont
dépassés par les difficultés redoutables de la partition), l'orchestre est déchainé et malgré le son lointain, on est captivé, surtout par cet acte II presque tout en fureur. C'est dans cet acte
qu'Invernizzi chante le grand air de tempête d'Argene, rajouté par Galuppi. C'est juste incroyable: tout y est, je vous laisse juges.
Un souvenir inoubliable, j'en étais revenu délirant. Voilà ce que j'en avais écris à l'époque: "Roberta Invernizzi est une Partenope pour laquelle j'aurai presque voulu être un quatrième soupirant (c'est dire!). Non seulement sa voix est splendidissime, avec des flambées de vocalises et des aigus scintillants au dessus d'un medium corsé, avec une aisance confondante, mais en plus c'est vécu d'un bout à l'autre: les récitatifs étaient, grace à elle et Prina, absolument captivants, on s'y croyait Son "L'amor ed il destin" cranait fièrement et légitimement, j'ai écrasé une petite larme après son "Voglio amare"... je ne vais pas m'amuser à tous les citer mais j'epsère que la radio diffusera cette performance: c'est bien simple pour moi avec Gauvin, Piau et Kalna, c'est la plus grande soprano handelienne actuelle. A l'article des reproches, je comprend que l'on puisse se lasser des ces incessantes volutes vocales, qui si elles n'ont rien de scolaire seraient assez identiques entre elles et répetitives, n'etait l'investissement psychologique d'une finesse remarquable qui vient transcender le luxe vocal." Malheureusement, je n'ai jamais réussi à trouver la moindre trace audio de ce concert mémorable.
*Handel, Il Trionfo del Tempo e del Disinganno - Spering (Hildesheim)
Une splendeur incomparable, le "Lascia la spina", de très beaux airs du Piacere mais le rôle est trop grave pour elle, et le ratage du
"Come nembo" est total: problèmes de respiration, vocalises mécaniques et survolées, il n'y aura même pas de da capo. En plus de la tessiture du rôle (que seule un mezzo colorature possède:
Ernman, Bartoli, Hallenberg...), je pense qu'elle a du mal à suivre Spering, chef à la baguette parfois trop vive et qui la soutient mal (elle a le même problème dans Il Ritorno di Tobia
avec le même chef dont la vitesse la force à survoler certaines vocalises). Dans le même oratorio, elle a aussi chanté Belleza et elle doit y être beaucoup plus à sa place.
*Monteverdi, Orfeo - Dantone (Cremone)
*Mozart, Regina caeli & Davide penitente - Harnoncourt (Graz)
Pas la peine de se lecher les babines, Harnoncourt lui a confié le rôle de second soprano, elle ne chante donc que des airs mineurs où
elle est sous employée, dommage, même si Hartelius fait du très bon boulot par ailleurs.
*Pergolesi, Il Flaminio - Dantone (Beaune)
Très bon, elle fait montre ici de toute l'experience qu'elle a acquise auprès de Florio dans l'interprétation d'intermezzi et d'oper
buffa; la partition expose donc plus ses talents d'actrice que de virtuose.
*Piccinni, Didone abandonata - Florio (Paris)
Encore une résurrection: de très beaux airs, mais Piccini n'est pas mon compositeur favori à cette époque et j'ai du mal à écouter le tout continument, toute cette luxuriance est finalement assez lassante, d'autant que le plateau assez sage n'aide pas forcément. Invernizzi est une très bonne Didon, mais j'ai trouvé son air d'entrée encore meilleur lors du concert Sachini et Piccini de Versailles, je ne peux donc m'empêcher de penser qu'elle y serait encore meilleure aujourd'hui. Ce récital est sorti en cd, mais voilà la vidéo du da capo de l'air en question.
*Scarlatti, La Santissima Annunziata - Biondi (Paris)
Absolument boulversant! Elle a parfaitement compris que toute la force de la musique de Scarlatti était dans la retenue et l'impact
dramatique. Sa vierge est donc extrêmement digne, aussi humble que puissante au milieu de ces allégories. Son air final, angoissé, conscient, chaotique et franc est à l'image de toute cette
prestation hallucinante (je mets ici un extrait du live de Cracovie à la prise de son plus proche de la réalité en salle que celle de Paris).
Lors du concert de Cracovie.
*Scarlatti - La Vergine dei dolori - Biondi (Vienne & Cracovie)
Elle y chante St Jean aux cotés de la vierge de Prina, c'est superbe forcément et pour ne pas me répêter je vous laisse écouter.
*Vivaldi, Cantates - Bonizzoni (Cracovie)
L'exhubérance à fleur de peau de Vivaldi lui va décidemment comme un gant: lors de concert elle a chanté Sum in medio tempestatum, O
qui caeli et In turbato mare irato. En plus de souligner que ce ne sont pas les plus évidents (diantre!), je ne peux que m'incliner devant son interprétation volcanique qui hisse ce concert au
rang de référence; sans compter l'excellent accompagnement de Bonizzoni.
*Vivaldi, Juditha Triumphans - Fasolis
Ce live est devenu pour moi la version de référence de ce chef d'oeuvre de Vivaldi, supplantant l'excellente version deMarchi parue
chez Naïve: Fasolis et ses Barochisti sont stupéfiants et ont réussi à renouveler ma perception d'airs que je pensais connaître par coeur, bref idéal et grisant. Tout le plateau est proche de la
perfection à commencer par la Juditha ténébreuse de Mingardo, Laurens est étonnante à défaut de toujours chanter juste et Custer enthousiasmante. Invernizzi est un Vagaus à la tessiture plus
réduite que celle de la toujours excellente Comparato dans les rôles d'adolescent (disque Naïve) et contrairement à cette dernière n'arrive pas à laisser deviner la moustache juvénile du jeune
écuyer, mais elle fait preuve d'une facilité époustouflante dans la virtuosité presque craneuse, à l'image de l'assurance du jeune homme, et ainsi épaulée par Fasolis, on ne peut qu'applaudir le
résultat d'une musicalité qui touche à l'évidence.
*Vivaldi, La Senna festeggiante - Bolton (Londres)
Au rayon des disparus, nous continuons les fouilles et acceptons toute aide, elle a aussi chanté:
- Aristea dans L'Olimpiade de Pergolesi avec Dantone (en alternance avec Bertagnolli)
- L'Incoronazione di Poppea et Il Ritorno di Ulisse (Minerva) avec le même Dantone (et rien moins qu'Antonacci et Prina pour partenaires) à Crémone
- Armida dans Rinaldo de Handel (là dedans elle devait être impériale!)
- Lucio du Tito Manlio de Vivaldi avec Dantone à Londres en février 2008
- Belleza dans Il Trionfo del Tempo de Handel
- Cantates de Vivaldi avec Alessandrini à la Villette, dont le In furore dans lequel elle doit exceller
Au rayon des merveilles que nous reserve l'avenir, notons
- Santa Helena al calvario de Hasse avec Biondi à Salzbourg.
- Ercole sul Termodonte de Vivaldi à Venise puis Paris avec Biondi
- La Dafne de Gagliano à Cremone
- La Passion selon St Jean avec Antonini à Madrid
- La Serva Padrona de Pergolese
- Tolomeo de Scarlatti avec Curtis
Pour conclure voilà une petite série de photo de sa Minerva du Retour d'Ulysse et une de son Ottavia (Incoronazione di Poppea).


Et pour être toujours au courant de ses prestations, voilà le site de son agent.
Voilà, maintenant vous n'avez plus aucune raison d'ignorer son culte: allez donc précher la bonne parole!
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