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Il catalogo è questo

18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 14:25

UPDATE de cet article ici: 

http://almaoppressa.wordpress.com/2014/10/07/roberta-invernizzi-letoile/ 

 

Après la discographie officielle, voilà la liste des représentations et concerts que j'ai pu écouter ou auxquels il m'a été donné d'assister. Etrangement toutes ces bandes non publiées la montrent souvent sous un jour différent de celui que laissent percevoir ses disques, souvent des oeuvres sacrées ou des disques qu'elle a enregistrés jeune et moins assurée. Voici donc de nombreux concerts avec plus d'oeuvres du XVIIIème que dans sa discographie, et donc des oeuvres qui font appel à une tessiture plus étendue et exige des tempéraments plus excessifs, bref tout ce qu'il faut pour mettre en valeur notre héroïne.
Tous les extraits illustrés de tableaux sont tirés de la chaine de
Crindoro sur Youtube.

 





*Bach, Messe in B minor - Dantone (Ravenne)

 


*De Majo, Gesu sotto il peso della croce - Biondi (Rome)

Clément: c'est une très belle œuvre, et Invernizzi y chante une Vierge magnifique de noblesse douloureuse et véhémente. Sa façon de rendre expressifs les ornements de son air "Sul doloroso monte" est poignante. J'ajoute que Cirillo est vocalement très à l'aise dans le mezzo de Maddalena, et que Carlo Allemano est comme souvent étonnant d'éloquence.

 


*Galuppi, L'Olimpiade - Marcon (Venise)

Encore une superbe résurrection que l'on doit à l'infatigable et excellent Marcon: même si le plateau n'est pas idéal (beaucoup sont dépassés par les difficultés redoutables de la partition), l'orchestre est déchainé et malgré le son lointain, on est captivé, surtout par cet acte II presque tout en fureur. C'est dans cet acte qu'Invernizzi chante le grand air de tempête d'Argene, rajouté par Galuppi. C'est juste incroyable: tout y est, je vous laisse juges.


*Handel, Partenope - Florio (Villette)

 

Un souvenir inoubliable, j'en étais revenu délirant. Voilà ce que j'en avais écris à l'époque: "Roberta Invernizzi est une Partenope pour laquelle j'aurai presque voulu être un quatrième soupirant (c'est dire!). Non seulement sa voix est splendidissime, avec des flambées de vocalises et des aigus scintillants au dessus d'un medium corsé, avec une aisance confondante, mais en plus c'est vécu d'un bout à l'autre: les récitatifs étaient, grace à elle et Prina, absolument captivants, on s'y croyait  Son "L'amor ed il destin" cranait fièrement et légitimement, j'ai écrasé une petite larme après son "Voglio amare"... je ne vais pas m'amuser à tous les citer mais j'epsère que la radio diffusera cette performance: c'est bien simple pour moi avec Gauvin, Piau et Kalna, c'est la plus grande soprano handelienne actuelle. A l'article des reproches, je comprend que l'on puisse se lasser des ces incessantes volutes vocales, qui si elles n'ont rien de scolaire seraient assez identiques entre elles et répetitives, n'etait l'investissement psychologique d'une finesse remarquable qui vient transcender le luxe vocal." Malheureusement, je n'ai jamais réussi à trouver la moindre trace audio de ce concert mémorable.

 

 

*Handel, Silla, Biondi

Jamais entendu, mais vue la distribution, je suis prêt à tout pour!

Marina deLiso (Claudio), Sonia Prina (Silla), Sunhae Im (Metella), Vivica Genaux (Lepido), Roberta Invernizzi (Flavia), Sandrine Piau (Celia), Antonio Abete (Il Dio)


 



*Handel, Il Trionfo del Tempo e del Disinganno - Spering (Hildesheim)

Une splendeur incomparable, le "Lascia la spina", de très beaux airs du Piacere mais le rôle est trop grave pour elle, et le ratage du "Come nembo" est total: problèmes de respiration, vocalises mécaniques et survolées, il n'y aura même pas de da capo. En plus de la tessiture du rôle (que seule un mezzo colorature possède: Ernman, Bartoli, Hallenberg...), je pense qu'elle a du mal à suivre Spering, chef à la baguette parfois trop vive et qui la soutient mal (elle a le même problème dans Il Ritorno di Tobia avec le même chef dont la vitesse la force à survoler certaines vocalises). Dans le même oratorio, elle a aussi chanté Belleza et elle doit y être beaucoup plus à sa place.

 

 



*Monteverdi, Orfeo - Dantone (Cremone)



*Mozart, Regina caeli & Davide penitente - Harnoncourt (Graz)

Pas la peine de se lecher les babines, Harnoncourt lui a confié le rôle de second soprano, elle ne chante donc que des airs mineurs où elle est sous employée, dommage, même si Hartelius fait du très bon boulot par ailleurs.



*Pergolesi, Il Flaminio - Dantone (Beaune)

Très bon, elle fait montre ici de toute l'experience qu'elle a acquise auprès de Florio dans l'interprétation d'intermezzi et d'oper buffa; la partition expose donc plus ses talents d'actrice que de virtuose.



*Piccinni, Didone abandonata - Florio (Paris)

Encore une résurrection: de très beaux airs, mais Piccini n'est pas mon compositeur favori à cette époque et j'ai du mal à écouter le tout continument, toute cette luxuriance est finalement assez lassante, d'autant que le plateau assez sage n'aide pas forcément. Invernizzi est une très bonne Didon, mais j'ai trouvé son air d'entrée encore meilleur lors du concert Sachini et Piccini de Versailles, je ne peux donc m'empêcher de penser qu'elle y serait encore meilleure aujourd'hui. Ce récital est sorti en cd, mais voilà la vidéo du da capo de l'air en question.

 



 



*Scarlatti, La Santissima Annunziata - Biondi (Paris)

Absolument boulversant! Elle a parfaitement compris que toute la force de la musique de Scarlatti était dans la retenue et l'impact dramatique. Sa vierge est donc extrêmement digne, aussi humble que puissante au milieu de ces allégories. Son air final, angoissé, conscient, chaotique et franc est à l'image de toute cette prestation hallucinante (je mets ici un extrait du live de Cracovie à la prise de son plus proche de la réalité en salle que celle de Paris).

Lors du concert de Cracovie.



*Scarlatti - La Vergine dei dolori - Biondi (Vienne & Cracovie)

Elle y chante St Jean aux cotés de la vierge de Prina, c'est superbe forcément et pour ne pas me répêter je vous laisse écouter.





*Vivaldi, Cantates - Bonizzoni (Cracovie)

L'exhubérance à fleur de peau de Vivaldi lui va décidemment comme un gant: lors de concert elle a chanté Sum in medio tempestatum, O qui caeli et In turbato mare irato. En plus de souligner que ce ne sont pas les plus évidents (diantre!), je ne peux que m'incliner devant son interprétation volcanique qui hisse ce concert au rang de référence; sans compter l'excellent accompagnement de Bonizzoni.

 





*Vivaldi, Juditha Triumphans - Fasolis

Ce live est devenu pour moi la version de référence de ce chef d'oeuvre de Vivaldi, supplantant l'excellente version deMarchi parue chez Naïve: Fasolis et ses Barochisti sont stupéfiants et ont réussi à renouveler ma perception d'airs que je pensais connaître par coeur, bref idéal et grisant. Tout le plateau est proche de la perfection à commencer par la Juditha ténébreuse de Mingardo, Laurens est étonnante à défaut de toujours chanter juste et Custer enthousiasmante. Invernizzi est un Vagaus à la tessiture plus réduite que celle de la toujours excellente Comparato dans les rôles d'adolescent (disque Naïve) et contrairement à cette dernière n'arrive pas à laisser deviner la moustache juvénile du jeune écuyer, mais elle fait preuve d'une facilité époustouflante dans la virtuosité presque craneuse, à l'image de l'assurance du jeune homme, et ainsi épaulée par Fasolis, on ne peut qu'applaudir le résultat d'une musicalité qui touche à l'évidence.

 

 

 

 



*Vivaldi, La Senna festeggiante - Bolton (Londres)

 

 

 

 

 

 

 

Au rayon des disparus, nous continuons les fouilles et acceptons toute aide, elle a aussi chanté:

- Aristea dans L'Olimpiade de Pergolesi avec Dantone (en alternance avec Bertagnolli)
- L'Incoronazione di Poppea et Il Ritorno di Ulisse (Minerva) avec le même Dantone (et rien moins qu'Antonacci et Prina pour partenaires) à Crémone
- Lucio du Tito Manlio de Vivaldi avec Dantone à Londres en février 2008
- Cantates de Vivaldi avec Alessandrini à la Villette, dont le In furore dans lequel elle doit exceller
- Le Silla de Handel avec Biondi en 2004

- Amadigi de Handel avec Prina à Beaune

- Partenope de Handel à Paris avec Prina et Florio



Au rayon des merveilles que nous reserve l'avenir, notons

- Santa Helena al calvario de Hasse avec Biondi à Salzbourg.
- Ercole sul Termodonte de Vivaldi à Venise puis Paris avec Biondi
- La Dafne de Gagliano à Cremone
- La Passion selon St Jean avec Antonini à Madrid
- La Serva Padrona de Pergolese
- Tolomeo de Scarlatti avec Curtis



Pour conclure voilà une petite série de photo de sa Minerva du Retour d'Ulysse et une de son Ottavia (Incoronazione di Poppea).

 

Et pour être toujours au courant de ses prestations, voilà le site de son agent.

 

 

Voilà, maintenant vous n'avez plus aucune raison d'ignorer son culte: allez donc précher la bonne parole!

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Published by Licida - dans Artistes
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commentaires

Frederic 25/03/2012 19:34


Argh...ça ne passera donc jamais !
Combatta un gentil cor/Tito Manlio(II.11, Lucio, 1719)
Leggi almeno, tiranna infedele/Ottone in villa(II.6, Caio, 1713)
Da due venti un mar turbato/Ercole (II, Ippolita,1723)
Non ti lusinghi la crudeltade/Tito Manlio (II.1, Lucio, 1719)
Rete, lacci e strali adopra/Dorilla in Tempe(I.9, Filindo, 1726)
Se garrisce la rondinella/Orlando finto pazzo(II.14, Ersilla, 1714)
Ombre vane, ingiusti orrori/Griselda(III.4, Costanza, 1735)
Fra le procelle del mar turbato/Tito Manlio (II.18, Lucio, 1719)
Dite, oime! Ditelo, al fine/La fida Ninfa(I.10, Morasto, 1732)
Nacque al bosco e nacque al prato/Giustino (I.6, Leocasta,
1724)
Gelosia, tu gia rendi l'alma mia/Ottone in villa(I.11, Caio, 1713)
Se mai senti spirarti sul volto/Catone in Utica(II.4, Cesare, 1737)
Dopo un'orrida procella/Griselda (III.6, Ottone, 1735)


Bref, beaucoup d'airs de castrats, pas d'inédit apparemment, des raretés mais aussi des airs déjà enregistrés par Kermes,
Bartoli ou Jaroussky, dans lesquels Invernizzi a évidemment son mot à dire.

Frederic 25/03/2012 19:00


Bon je reposte, puisque apparemment cela passe mal, tant pis pour le visuel.


Vivaldi - Opera arias - Invernizzi - La Rizonanza - Bonizzoni



Frederic 25/03/2012 15:14


En cherchant bien, on trouve sur le net le programme du prochain album, très attendu, de Roberta Invernizzi, vivement le mois de mai :



Frederic 12/09/2010 19:20



Non je n'ai pas encore écouté ce volume là, j'ai tous les autres, mais le seul vraiment réussi est le premier, les autres sont fades, surtout le 3 et le 4 avec Nuria Rial. Les deux derniers avec
Invernizzi et Basso sont aussi très froids, la faute à la direction, les chanteuses ne sont pas portées, c'est juste bien exécuté quoi. Je me suis donc abstenu pour le dernier volume pour le
moment. Invernizzi est meilleure dans le CD de cantates de Vinci par Florio.



Bajazet 12/09/2010 14:37



Son gentiluomini, e sono amici nostri !


 


Bonjour les gens ! Quelqu'un a entendu le dernier volume des cantates romaines de Haendel chez  Glossa ? Invernizzi  chante dans Apollo e Dafne, et surtout dans Agrippina
condotta a morire, si mal servie au disque jusqu'ici. La critique que j'ai lue (d'Ivan Alexandre) est assez mitigée, j'aurais aimé vos avis. En attendant je me roule dans
l'Artaxerxes de  Thomas Arne ! C'est si bon…