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Il catalogo è questo

17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 01:09
On me reclame à corps et à cris (bon ok j'exagère un peu) le compte rendu de la Messe en si par Niquet, mais avez vous bien conscience que je n'ai vraiment rien d'interessant à dire sur cette musique qui m'ennuie profondément? Hein! Mais comme j'ai bon coeur, voilà un pti commentaire de ce concert perdu dans une liste d'autres commentaires de la même eau sur des spectacles pour lesquels je n'ai pas eu le courage, l'inspiration ou l'intelligence nécessaire à une vraie critique construite.

*Le Carnaval et la Folie de Destouches à l'Opera Comique (01.02.08)

Un opéra qui se termine pas un "Tonnez tambours, sonnez trompettes" ne peut me laisser insensible. Décidemment j'adore ce compositeur. Baja a tout dit.



*Gardiner, Pires et le LSO dans Beethoven à Pleyel (02 & 03.02.08)

Programme guère original mais parfaitement mené, on regrettera juste que l'orchestre soit évidemment parfait, mais parfait dans la routine (ce n'est pas donné à tous les orchestres!) et qu'un chef comme John-Elliot Gardiner ne nous apporte guère de neuf pour ces pages archiconnues (regardez-le qui fait son blasé maintenant le Licida!). N'empêche que je rempilerai certainement l'année prochaine pour la suite du cycle à Pleyel. Quant à Maria-Joao Pires que j'entendais en salle pour la première fois, son touché est vraiment splendide de douceur et d'élégance, rien de passionnel mais un jeu qui baigne dans une exquise tempérance. Et puis - remarque sans intérêt - ça m'a fait tout drôle de réaliser qu'elle était haute comme trois pommes la Maria-Joao, discrete, humble et surtout souriante quand les trois quarts d'un des plus prestigieux orchestres du monde faisaient la gueule aux applaudissements, visiblement peu satisfaits du triomphe qu'une des plus mythiques salle parisienne leur reservait...



*Die Frau ohne Schatten à Bastille (07.02.08)

Reprise quelque peu baclée pour ce que je considère comme la plus belle réussite lyrique de Bob Wilson avec Madama Butterfly: baclée par les éclairagistes (combien de poursuites s'allument à coté des chanteurs et les cherchent maldadroitement dans le noir total pendant quelques secondes?!!) et baclée par l'orcheste gigantesque que la baguette mollassonne de Gustav Kuhn est incapable de maitriser d'où un capharnaüm effrayant à bien des moments. Ewa-Maria Westbroek semblait assez fatiguée et la franchise de son chant s'en est ressentie, mais je trouve toujours cela fort impressionnant et enthousiasmant; Jane Henschel fut excellente en nourrice, ses faiblesses vocales étant habilement intégrées à un jeu grinçant et acéré; Christine Brewer m'a par contre semblée bien peu féminine et souvent criarde, en accord pour le coup avec son brayard de mari, le fruste Barak de Franz Hawlata. Pas grand chose à dire sur John Villars qui m'a semblé moins abyssallement mauvais que pour Les Troyens, sans pour autant susciter l'intérêt. A lire, le bon compte rendu de Friedmund.



*La Messe en si par Niquet à Pleyel (10.02.08)

Rien à faire cette musique m'ennuie plus que tout, alors quand je lis dans le programme de la salle que cette messe est un recueil des meilleurs morceaux sacrés de Bach, une synthèse de toutes ses messes, je me dis vraiment qu'il ne faut plus que j'insiste... au moins pour un moment. Du coup je n'ai rien à dire sur la direction d'Hervé Niquet dont j'aime tant le travail par ailleurs mais qui n'a pas réussi à me faire aimer Bach; Philippe Jaroussky m'émeut toujours aussi peu dans ce repertoire, où j'ai besoin des graves résonances d'une contralto pour sentir la présence du sacré et devenir mystique (rien que ça!); Judith Gauthier toujours aussi impeccable, mais dans du Bach qui lave plus blanc que blanc ça me laisse de marbre; tout comme Joao Fernandes sur lequel je me pâme ailleur et qui ici a juste laissé entendre sa voix étouffée. Priez pour que je comprenne cette musique un jour!


*Cardillac à Bastille (16.02.08)

Je commence à comprendre la logique des mise-en-scène d'André Engel: des décors impressionants par leur dimension, leur achevement, leur conception et la vitesse à laquelle ils disparaissent. Assurément le spectacle est fort beau et le metteur-en-scène soucieux de l'encrage de l'action dans un espace précis et parlant, encrage auquel concourt une belle et vive direction d'acteur (surtout pour les mouvements de foule). Mais tout ce premier degré finit par lasser; en entendant une musique si forte, si puissante, si seche, j'en étais presque géné par cette vision si respectueuse de l'oeuvre, quelque chose ne collait pas... cela m'a fait repensé à la géniale production du Nez de Chostakovitch par Yuri Alexandrov dans cette même salle, voilà un type qui avait compris la portée de la musique qu'il mettait en scène. Sinon orchestre très bien dirigé par Kazushi Ono, choeurs toujours un peu trop gueulards, Angela Denoke parfaite, tout comme Christopher Ventris ou Charles Workman, le Cardillac de Franz Grundheber m'a peu marqué à vrai dire, mais c'était très honnête.


Oui je n'avais pas grand chose à dire mais vous étiz prévenus!

Je publierai bientot un compte rendu (un vrai!) du superbe Rake's Progress d'Olivier Py et la semaine qui vient devrait apporter son lot de beaux spectacles: Parsifal lundi, récital Damrau mardi, Zampa mercredi, récital Delunsch jeudi, Padmavati samedi, et je finis en beauté avec le récital et La Cenerentola par Bartoli pour le lundi de Pâques. En voyant autant de spectacles en si peu de temps, vous m'excuserez de n'être pas toujours prodigue en commentaire ;-)



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Published by Licida - dans Représentations
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commentaires

Bajazet 18/03/2008 09:35

(En concert, je m'étais payé Claron McFadden :-(( )

Bajazet 18/03/2008 09:34

Mieux vaut ne pas en rester à cette version Kirkby de la cantate. Non seulement c'est raide, mais comme l'avait hasardé une critique à la sortie du disque, cette joie-là semble émaner de la tête mais pas de tout le corps.

J'insiste : Maria Stader… ;-)

licida 18/03/2008 03:49

Merci Clément pour la vidéo. Mais bon...

A vrai dire Bach par rapport à Handel ça me fait songer au même rapprochement que j'avais fait entre le "Disseratevi" de La Resurezzionne par Devia avec Minko (vidéo sur Youtube) et par Bartoli toujours avec Minko: d'un coté on a de le gymnastique rythmique, de l'autre on a de la danse.

licida 18/03/2008 03:43

Mimi dans Médée: ça va déchirer grav'! (au propre comme au figuré)

Bajazet 18/03/2008 01:44

Pardon d'interrompre votre plan dialectique, les jeunes… mais je viens de voir sur l'agenda du Cercle de l'Harmonie que Delunsch, en ce jour du printemps, devrait chanter des extraits de l'Orphée de Gluck, de Médée de Cherubini (!), plus du Spontini (Vestale ?). Plus de trace de Jean-Chrétien Bach (sanglot étouffé).
Surtout, on va se payer la 2e symphonie d'Hérold ! Argh. C'est vraiment trop injuste. Moi qui espérais du Méhul…

Le concert sera diffusé par France Musique le mardi 8 avril à 10h.