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Il catalogo è questo

2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 00:37

En vrac:

La Sémélé de Marais au TCE par Niquet m'a enchanté, je vous renvoie au fil de Baja sur son blog.

Pour ce qui est de Paladins du Chatelet, tout a déjà été dit sur cette production, je ne vais pas en rajouter une couche: j'ai beaucoup aimé cette reprise et je trouve  sévères ceux qui considèrent que les Arts flo étaient moins bon qu'à la création (si tant est que le dvd me permette d'en juger).

Je n'ai pas beaucoup apprécié Keith Jarrett à Pleyel: dans cette grande salle cela ne prenait pas, j'y aurai sans doute été plus sensible confortablement assis dans un bar avec un verre; et puis cette façon de faire des petits râles de jouissances à tout va, ces allures d'autiste et ce public qui s'empresse d'hurler un "youhou" avant même que la dernière note n'ait fini de raisonner, ça m'agace.

Une très bonne surprise au cinéma: L'Homme de sa vie de Zabou Breitman, pas du tout la niaiserie à laquelle je m'attendais après la bande annonce, mais un film très bien monté, poétique et très intelligent sur l'amour et les rapports qu'il entretient avec l'illusion, le complexe d'Oedipe et donc le narcissisme. Revisez un peu votre Freud avant d'y aller tout de même.

Dans Paris de Christophe Honoré n'est pas son meilleur film, mais est très finement mené, avec beaucoup d'allusions à la Nouvelle Vague, sur un thème plus qu'interessant: l'impuissance face au malheur d'autrui.

Une vérité qui dérange, c'est à voir, on y apprend beaucoup de chose: l'effet miroir du pôle nord, la mécanique des courants océaniques, la façon dont les autorités politiques ont inventé un débat scientifique de toute pièce... et ce n'est pas du tout pessimiste; mais en VO c'est un peu dur à suivre entre les sous-titre et les graphiques. Le tout est cependant un peu entaché par des passages sur la vie d'Al Gore (notamment son echec aux présidentielles qui n'a pas beaucoup de rapport).

Le Parfum est très bien réalisé, des scènes vraiment impressionnantes et un soucis réel de la part du réalisateur de créer une esthétique "olfactive". Mais la réussite du film se limite à ça.

Je vais bien ne t'en fait pas est un film pour fillette névrosée (on m'a forcé à aller le voir!).

Le Diable s'habille en Prada n'est pas aussi cruche qu'on aurait pu le croire, c'est une comédie très bien menée et pas manichéenne avec une Méryl Streep épatante qui retrouve certaines intonations de la voix off de Aout auf Afwica.

Little Miss Sunshine, c'est sympatoche avec une scène finale vraiment très drole et puis c'est celle qui jouait le rôle titre de Muriel qui fait la mère, donc à voir ;-)

 

Voilà! oui j'ai pris la carte illimitée Gaumont/Mk2 :-)

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Published by Licida - dans Autres sujets
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commentaires

Caroline 07/11/2006 09:11

"La Chambre des Officiers" repasse en salles?...
C'est un bon film; très classique dans sa forme, autant que je me souvienne et le livre était quand même plus fort. Mais c'est du bon cinéma, solide et honnête; mais pas plus, à mon avis.
Oui, Azéma peut être une bonne actrice, pourvu qu'on ne lui dise pas d'être 'comique' ou de faire l'hystérique.

C.

Bajazet 06/11/2006 23:44

;-)

Dans The Queen, archives obligent, on entend un bout du "Libera me" du Requiem de Verdi par Lynne Dawson, extrêmement émouvante.

J'ai très envie d'aller revoir "la Chambre des officiers" : aviez-vous vu ce film ? Il m'avait profondément ému (même Sabine Azéma est supportable !)

licida 06/11/2006 23:33

Arf! Baja m'a doublé! Je parlais du Labyrinthe de Pan of course!

Quoique si l'on considère que la reine vit dans un monde imaginaire et nous dans une réalité gore...cela peut apporter un nouvel éclairage sur la mort de Daïïana!

=>

licida 06/11/2006 23:31

Je l'ai vu aussi et j'ai été assez séduit.

L'intrigue est rudimentaire, le scénario attendu et manichéen, les grosses ficelles et toutes les ressources du pathos sont là, mais l'intérêt du film me semble être dans la confrontation de ces deux univers qui se nourrissent l'un l'autre: le monde imaginaire n'est pas très rassurant (là rien de neuf) et dans une certaine continuité par rapport à la réalité, laquelle devient presque irréel à force d'effet gores et d'esthétique gothique flamboyant à l'espagnole.

C'est superbement réalisé et très efficace, j'ai souvent été ému, alors que d'habitude je suis le premier à jouer les cyniques devant ce genre de films aux effets souvent faciles et gratuits; ici ce n'est pas le cas du tout.

Le film est interdit aux moins de 12 ans à cause de la violence de certaines scènes et images, je trouve cela dommage car, pour une fois, le merveilleux des contes de fées n'est pas réduit à son coté rose-bonbon mais comporte la part d'inquiétant, dont Bettelheim a su prouver l'importance (c'était la caution philosophique de ma critique! ;-) )- maintenant je comprends que cela puisse perturber les spectateurs des Teletubbies!

Bajazet 06/11/2006 23:26

Hier, ma sortie au cinéma du trimestre… The Queen.
Helen Mirren est fantastique, encore plus que ce à quoi je m'attendais. Sa ressemblance avec l'original n'est qu'un aspect superficiel, tant son jeu est fascinant, et tant elle rendre à la fois le côté "bourgeois" de la reine et la dignité de sa "majesté". Le tout avec un sens de l'ironie magistral. J'ai tendance à penser que les Anglais ont fourni les plus grands acteurs (et surtout actrices) du monde : je ne serai pas désabusé cette fois-ci ;-)

L'épisode du cerf, souvent critiqué, eh bien je l'ai trouvé admirable, très suggestif quand la reine va voir la dépouille de l'animal décapité. Les images d'archives sont étonnamment incorporées au film, avec cette Lady Diana réduite (et pour cause) à une série d'images.

Un des intérêts du film, outre ses implications politiques passionnantes, réside il me semble dans une sorte de méditation sur le contrôle de sa propre image, qui dépasse la question banale de la préservation de l'intimité privée face aux médias. Méditation aussi sur le sens des signes, comme avec la polémique sur le drapeau en berne ou sur les funérailles, qui permet de mettre en scène ce qu\\\'il faut bien appeler un conflit culturel. Décidément passionnant.