

(pour certains faudra s'armer de patience...)
* Varèse à Pleyel
* Rinaldo au TCE
* Die tote Stadt à Bastille
* L'Elixir d'amour à Bastille
* Andromaque de Grétry au TCE
*La Bohème à Bastille
*Davis/Koch à l'opéra comique
*Apollonia de Warlikowski
*Pina Bausch au Théâtre de la ville
*Dido & Aeneas au TCE
*Portrait de Silvia Tro Santafé
*Portrait de Christophe Dumaux
*Les inédits de Bartoli
*Les inédits de Ciofi
*Les inédits d'Antonacci
Les renforts de rédacteurs sont les bienvenus!!
Ces articles ont été agrémentés d'extraits musicaux pour votre plus grand plaisir!
*Max Emmanuel Cencic
*Roberta Invernizzi
*Sonia Prina
*Ann Hallenberg
*La Vergine dei dolori de Scarlatti
*La Griselda de Vivaldi au TCE
*Récital Kozena/Daniels
au TCE
*Arianna in Creta de Handel
*Anna Bonitatibus
Sans oublier la rubrique Miousic only.
Alessandro Scarlatti
La Vergine dei dolori (1717)
1er avril 2007
Sara Mingardo,
Deuxième oratorio de Scarlatti présenté quelques jours après Colpa, Pentimento et Grazia, dont j'ai déjà fait le compte-rendu, cet oratorio ci me semble le plus réussi de Scarlatti. Il est le plus touchant et le plus significatif de son style (pour ce que j'en connais). La musique y semble condensée à l'extrême et verse dans la contrition la plus pure sans jamais se départir de sa séduction latine. Pour en savoir plus sur l'oeuvre, je vous renvoie aux notes de programme de la Cité de la musique assez complètes.
Anna Simboli, Jean (soprano)
Romina Basso, Nicodème (mezzo-soprano)
Daniele Zanfardino, Onia (ténor)
Les Agrémens
Rinaldo Alessandrini
Rinaldo Alessandrini et Les Agrémens étaient superbe de tenue et de couleurs, avec une douceur tactile assez étonnante.
Sara Mingardo est une vierge idéale, affligée mais toujours debout, réconfortante dans l'excès de sa douleur maternelle. Et pourtant elle n'a pas une partie facile, notemment après l'air de Jean, elle enchaine trois airs somptueux qui demandent un engagement sans faille. Dans cette acousitique chaude de la Cité de la Musique, on se sentait atteint d'une ferveur divine, comme lors de ses indispensables Stabat Mater et Nisi dominus de Vivaldi: entre Sara et Whoopi Goldberg, je ne sais qui me donne le plus envie d'être catholique!
Anna Simboli est un Jean très pur et aérien, qui manque un peu de chair et au suraigu un peu crié, mais le sentiment et la foi y sont.
Romina Basso confirme tous les éspoirs que j'avais en elle après avoir entendu ses Ramiro, Bajazet, Varane et Megacle. Elle a sensiblement le même genre de grosse voix de mezzo que Prina, avec le même sens des dynamiques et de la prosodie mais avec plus de ressource dans l'aigu et de plus belles vocalises; cependant sa diction est moins italienne, un peu plus grasse, mais cela reste tout à fait compréhensible. Son Nicodème est altier et digne, avec son timbre, il n'en faut pas plus (et c'est déjà beaucoup).
Daniele Zanfardino est par contre un ténor un peu nasillard avec un timbre plutot ingrat. Je ne sais s'il a voulu traduire ainsi la bêtise de son personnage et sa sauvagerie, ou bien si c'est involontaire: le fait est que ça marche. Dans cette partition, il hérite des seuls airs de bravoure qu'il chante très honnêtement avec cette apreté qui ne fait jamais oublier qui les chante.
Et pour vous convaincre qu'il s'agit là d'un chef d'oeuvre, j'ai décidé de vous entendre le début de l'oeuvre, c'est à dire la sinfonia, l'air de Jean et les trois airs de la Vierge. Le reste n'est pas moins superbe, mais je ne peux ici vous en faire gouter l'intégralité et n'ayant pu me décider pour tel ou tel air, j'ai privilégié la continuité dramatique.
Tout d'abord voici la version commentée Alessandrini/Mingardo/Simboli:
Et maintenant une autre version:
Je vous laisse trouver de qui il s'agit (facile pour les chanteuses!) et comparer les deux versions pour qu'on en discute.
Carlupin, c'est quoi "erre moscia"?
Voilà 3heures que je m'emmerde avec cette vierge, vous avez intérêt à les écouter ces morceaux et à en parler!! :-0 Sinon je boude!
Je crois bien que c'est un castrat, genre Matteuccio, qui fut la première Maria dans l'oratorio...
Merci pour ces extraits en tout cas, Licida ! Quel délice et quel finesse chez Scarlatti, toujours...
Mais ne t'inquiète pas je partage tout à fait ton avis: Simboli est gentillette, en Jean ça passe bien, à coté d'Invernizzi forcément ça souffre la comparaison. Et je trouve aussi Mingardo supérieure à Prina car plus intériorisée et au timbre plus chaud, plus maternel en effet, alors que Prina, quoiqu'aussi excellente dans le cantabile est plus expansive. La seconde version réunit donc Prina et Invernizzi sous la baguette de Biondi à Vienne en 2005.
C'est effectivement Matteuccio qui chantait Maria, voilà le reste de la distribution d'origine:
Jean... Floriano Floro/Flori (soprano)
Nicodème...Francesca Vitali (contralto)
Giovanni Francesco Costanzi...Onia (ténor)
>> Écoutez, Licida, vous avez le droit de penser ce que vous voulez de Lily Pons, mais franchement !
Domine, ad adjuvandum me festina !
(Nb pour ceux qui n'auraient pas eu vent des moeurs locales: toute lecture au premier degré est formellement interdite)
Plus bleuuuu que le bleu de tes yeuuuuuux
Je ne vois rien de mieuuuuuux,
Même le bleu des cieuuuuuuuux !
(Le bleu, ça fait moins damigella. Oui, je sais, j'ai des idées étroites, mais je viens de province. Et puis c'est marial, c'est de saison. Et puis comme dit Helmut Griem dans Cabaret : "Blue is your color")
>> Qual donna leon che fere irata
Se sua prole altri involò !
*Contre-fa dièse
Allons, Licida, avec tes 4h de musculations hebdomadaires, tu ne vas pas te blesser pour si peu...
Justement à force de muscler mes paupières, je ne contrôle plus ma force; mais cela paye, jugez plutôt de mon succès auprès des jeunes filles admiratives devant tant de puissance:
http://www.cinemovies.fr/images/data/films/Pfilm1143882986468.jpg
Nb: David comment fais tu pour mettre des images directement en commentaires (de wwhite spirit ou autre)?
Je trouve que Romina Basso est assez mauvaise en Megacle de Galuppi. malgré ses prestations intéressantes (Tamerlano du Bajazet arrangé par Vivaldi), très bonnes (Motezuma de Vivaldi) même. mais là, elle est dépassée...
Arrêtez de dire que j'ai été arrangé par Vivaldi !
Je n'avais pas besoin d'être arrangé, j'étais d'emblée un chef-d'uvre vivant.
P.S. Comment le Dr Marrec fait pour mettre des images ?
Übermächte sind im Spiel !!!
Sous Firefox, vous avez une barre de mise en forme au-dessus du cadre de commentaire.
Vous cliquez sur "source", et vous bidouillez le code html. C'est ce que je fais parfois chez Bajazet pour éviter les différences de caractères qui lui écorchent l'oeil.
Le code pour mettre une image est très simple :
ça dépend des airs, effectivement, et les virtuosités et tessitures tendues au I et III ne la serve pas. elle manque de précision, elle chante faux, elle savonne souvent, manque de charisme, mais je t'accorde Licida que sa partie n'est pas la meilleure.
EN revanche je te rejoins pour applaudir le second acte dans son entier, splendide, la fin notamment (encore que le Licida ne réussit pas bien Gemmo in un punto).
http://www.opera-bordeaux.com/index.php?id=32&spectacle=105&id_cat=1
(Merci à Caroline de m'avoir signalé que la saison de Bordeaux était en ligne)
ou peut on trouver un cd da la vergine dei dolori par Alessandrini?
Cordialement
Bonjour Christian et bienvenue.
Il n'existe malheureusement pas, du moins à ma connaissance, d'enregistrement discographique de cette oeuvre. Les extraits présentés ici sont tirés de lives diffusés à la radio.
Bonjour Christian et bienvenue.
Il n'existe malheureusement pas, du moins à ma connaissance, d'enregistrement discographique de cette oeuvre. Les extraits présentés ici sont tirés de lives diffusés à la radio.