Partager l'article ! Fil à la patte: Vous ne savez pas où poster une nouvelle, une interrogation soudaine, une réclamation, un faire-part de mariage gay, un ...


Ces articles ont été agrémentés d'extraits musicaux pour votre plus grand plaisir!
*Max Emmanuel Cencic
*Roberta Invernizzi
*Sonia Prina
*Ann Hallenberg
*La Vergine dei dolori de Scarlatti
*La Griselda de Vivaldi au TCE
*Récital Kozena/Daniels
au TCE
*Arianna in Creta de Handel
*Anna Bonitatibus
Vous ne savez pas où poster une nouvelle, une interrogation soudaine, une réclamation, un faire-part de mariage gay, un malaise existentiel ou que sais-je: faites-le ici!
Inutile de quémander des petits : je les noie moi-même dans le Canal du Midi.
Buvons le calice jusqu'à la lie : quand je prends le train, je somnole facilement, et quand je dors je bave.
(Licida, tu es sûr de vouloir laisser ce fil ouvert ?)
quand j'étais petit, je me suis cogné.
Mais je vous demande de ne pas me juger.
(Baja bave)" (03/03/2007, 15:39:21). Pour couronner le tout, vous vous êtes permis de reprendre les autres à ce sujet, je cite again : "Et c'est très vilain de baver, Frédéric." (03/03/2007, 23:22:29). C'est bien parcque vous n'avez plus de dents que vous êtes pardonné !! ;D
Pour la Sandrine dans "In furore" on en avait discuté sur OG, c'est pas tant qu'elle soit dépassée (question ornementations c'est assez stupéfiant de maitrise!!) c'est juste que le ton n'est pas vraiment le bon, cela manque non d'emportement mais de fureur tragique (d'ailleurs elle réussit mieux les autres motets dans ce concert comme dans le disque). Dans cette vidéo elle fait un peu la fofolle par modestie, mais en réalité, même à cette vitesse, elle y arrive la coquine!! En tout cas en voilà une qui a l'air sympa.
C.
En lisant l'objet de ce fil, je me dis que c'est sans doute là que je peux déposer ceci :
Fête de la musique oblige, je suis allé écouter le National dirigé par Masur dans la grande nef du Musée d'Orsay ! Ils donnaient le 5ème de Beethoven que Masur avait particulièrement réussie dans sa première intégrale alors qu'il prenait en main le National. C'était compter sans l'acoustique abominable des lieux ! Outre un son cotonneux, on a constamment l'impression que les pupîtres sont décalés entre eux. Il en résulte un horrible magma sonore. Je n'étais pas très loin de l'orchestre.Je n'ose imaginer ce que pouvaient entendre ceux qui étaient à l'autre extrêmité de la nef du musée. Que l'on se rassure, cependant ! La direction de Radio France s'était réservée une passerelle juste au-dessus de l'orchestre où l'on entendait nettement mieux (j'ai vérifié en sortant alors que Masur donnait en bis le dernier mouvement).
Le concert était gratuit pour 2500 personnes. Je ne trouve pas cela très professionnel de la part de Radio France et du musée d'Orsay. L'objectif est de faire venir des personnes qui n'osent pas ou ne peuvent aller au concert. Est-ce une raison pour leur offrie une prestation acoustiquement aussi lamentable. Pourquoi ne pas donner le même concert dans une salle de concert (TCE ou la salle de Radio France), toujours gratuitement, mais dans des conditions correctes ? La direction, remarquable, de Kurt Masur n'est évidemment pas en cause.
On ne vous avait pas dit, Monsieur Poing ?
Ce que vous rapportez est assez typique. L'affichage au détriment de la musique.
Vive la Mêque de la Fusite !
http://www.sallepleyel.fr/francais/programme/jour_spectacles.asp
Mais... cela veut dire qu'elle va chanter toute la journée?!!!!!
Je crois que ça ne sera pas tout à fait le même concert qu'au TCE... mais c'est nuance, en effet.
Oui, la Cenerentola, c'est décevant, j'aurais préféré La Sonnambula qu'elle fera à Baden Baden quelques jours plus tard... ou Clari.
Et je veux, que dis-je, j'exige un compte rendu du concert! D'autant que Pasichnyk en Farnaspe je me demande vraiment à quoi ça va ressembler...
En attendant faut fouiller les archives d'OG...
Rien à voir, mais le nouveau Jaroussky sortira dans un mois. J'ai vu plusieurs couverture différentes, assez cocasses quand même, il est en train de virer à la Cencic. Pour le programme, parmi les airs annoncés il y'aurai du Gluck, mais j'ai trouvé le programme du CD qui donne :
le 1, c'est Porpora, le 2 c'est capelli, 3-6 je vous fais pas l'injure. Enuiste 7-8 c'est Hasse. Les trois derniers m'ont donnés du fil à retordre. Carestini a chanté le Demofonte de Hasse en 1748 donc ça doit être ça, celui de Gluck est trop tardif. Pareil pour Orfeo, créé par Guadagni et non Carestini. Celui-ci était en revanche dans celui de Graun, justement vanté par Jaroussky dans une interview il y a deux ou trois ans. Donc ça doit être Graun et non Gluck.
Et op' là, l'Artaserse de Vinci est encore passé à la trappe...
Merci pour les compositeurs des 3 derniers morceaux; le disque complete le concert c'est fort bien!
Notez aussi que le Damrau sortira en automne en Allemagne avec un autre joli programme:
1. D'un insultante orgaglio
2. Fra i barbari sospetti
3. Numi, respire ... Ah, lo sento
4. Quando più irato ferme
>> Europa riconosciuta de Salieri
5. Bastam, vincesti .. Ah non lasciarmi
6. Sento l'amica speme
>>> Semiramide, Salieri
7. Par les larmes dont votre fille ...
>>> Salieri : Les Danaides
8. Se spiegar potessi apieno
9. Der Hölle Rache
10. O zittre nicht, mein lieber Sohn
>> Die Zauberflöte
11. Basta, vincesti ... Ah, non lasciarmi
>>> Air de concert Mozart
12. Parto. m'affretto
>>> Mozart : Lucio Silla
13. Ove son qual'aure io spiro
14. Ombra dolente
Quelqu'un a un avis sur l'Ezio de Gluck 1ere version 1750 qui vient de sortir avec Cencic notamment ?
http://www.jpc.de/jpcng/classic/detail/-/hnum/4752703?rk=classic&rsk=hitlist
Je confirme (était-il besoin ?) que c'est bien de l'Orfeo de Graun qu'est tiré "Mio bel nume, Ah ! dove sei ?". en fin de carrière, 1752, Carestini était un contralto assez grave ! l'air va vraiment solliciter le bas de la voix de Jaroussky. Je déplore en revanche la perte d'un extrait de Vinci, vraiment... On aurait pu se passer du Scherza infida ! Mais un Sperai vicino de Hasse : miam !
Le programme de Damrau a l'air très bien ! mais il faudra se trouver des lives aussi, pour avoir l'air de Der Rauchfangkehrer de Salieri, qui est beau, et qui est apparemment prévu en concert.
on n'a pas l'identification de toutes les plages de son disque ? j'ai grand' hâte d'avoir ça !!
Enfin, pour ceux qui savent apprécieer, pourquoi se priver ;)
L'Olimpiade de Hasse a été créée en 1756 à Dresde (je pense que c'est ce qu'a joué Bernius, mais je soupçonne de larges coupes) avec :
Megacle - le castrat Monticelli
Aristea - Teresa Albuzzi-Todeschini (la prima donna qui a remplacé Bordoni alors à la retraite)
Argene - Caterina Pilaja
Aminta - Pasquale Bruscolini (Pasqualini)
Licida - Giuseppe Belli
Clistene - Angelo Amorevoli
Acandro - Giuseppe Perini
Toute cette brillante équipe était habituée des oeuvres de Hasse, et ce sont peu ou prou les mêmes qui donnèrent Artemisia et L'Eroe cinese (1753) ainsi que Solimano.
Pour la petite histoire Bruscolini a apparemment commencé à Berlin, prenant par exemple part au Cleopatra e Cesare de Graun de 1742, avant de venir à Dresde.
Ca parle de frustration chez ForumOpera...
http://www.forumopera.com/concerts/haendel_bostridge_tce07.html
(merci, Carlupin)
Rexroth en Ezio ne boxe évidemment pas dans la même catégorie, mais ça on le savait déjà. Fulvia, la prima donna (voir l'air de désespoir dans l'album Bartoli), est chantée par Mariselle Martinez, mezzo chilienne au tempérament certain, mais encore peu cultivée (cependant le timbre évoque parfois celui de B. Fink, le goût en moins). Netta Or, apparemment moins exposée qu'en Aspasia de Mozart, semble excellente, avec assez de corps. L'orchestre (Neue Düsseldorfer Hofmusik) n'est guère profus, mais avec suffisamment de tension. Bref, ces premières minutes sont très séduisantes.
Livret avec traduction anglaise et allemande. Un court texte de présentation : "Ezio, précurseur d'un nouveau drame musical" (on l'aurait parié). 3 CD Coviello.
Remarque, j'apprécie très peu de falsettistes. Bowman par-dessus tout (avant qu'il se mette en pilotage automatique), Daniels, pas mal de choses d'Esswood, et c'est à peu près tout (je mets Kowalski très à part). Je suis à peu près allergique à la voix de Jaroussky par exemple. Mais alors Cencic Je l'ai découvert dans l'air d'Andromeda liberata, "Sovvente machinchose il sole" : l'extase !
(Oui, E. Moser dresse bien les petits jeunes D'ailleurs sur un de ses portraits elle a un collier de bouledogue ^^)
Dans le répertoire seria, généralement les falsettistes me gênent.
Pour le timbre, et malgré leur musicalité, Köhler ou Pushee sont des exemple de chanteurs pénibles. Christophellis, c'est la même chose, ceci dit pour le programme, sa technique indéniable, j'ai pas mal de ses récitals. Je me suis habitué à sa voix métallique :) en revanche Manzotti n'a vraiment rien à offrir, c'est du sous-Christofellis... Waschinsky c'est desespérement pateux et il ne sait pas vocaliser... Et à part quelques superbes aigus filés de Laszczkowski...
Ces phénomènes n'ont en plus généralement pas une technique bien assise, ça tire un peu partout sur la tessiture, et musicalement, le tempérament n'est même pas forcément au rendez-vous... quand il est là il crée même des décalages ridicules avec le rendu sonore (les cris de souris de Crowe) !
Et puis souvent, ces messieurs s'écoutent chanter ! c'est étrange non ? c'est l'impression que j'ai bien souvent. Une sorte d'autofascination. Un fantasme de pureté aussi, qui participe à leur succès. Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse dans le seria, je préfère de la chair et du nerf à un affect ethéré, alors les timbres faméliques... C'est pour leur richesse et leur vibration que j'ai pu aimé certains emplois de Lesne (cantates de Haendel, Caldara, Teotimo de Hasse...), Daniels (le premier récital Haendel !), Metha (son Tamerlano est tout de même pas mal), Ragin (plus que Tolomeo, Poro de Hasse), Cencic (l'air de Vivaldi pour Perseo, son album Vivaldi) . Et ce sont des chanteurs qui ont pu (pas toujours) assumer le grave des tessitures de contralto.
Parce que souvent, la voix des fausset est à l'aise sur une quarte, mais le grave est sourd et inaudible, sans impact (surtout pour ceux qui refusent de poitriner, comme inexplicablement Daniels en Bajazet), et l'aigu tire dès le do3... L'avantage de Jaroussky est justement qu'il est capable de chanter avec aisance et nuance au dessus de cette limite. Qu'il est musicien, qui sait vocaliser, et a un certain charisme allié à un timbre personnel, plein et séduisant (à mon goût). Ce qui ne fait pas de lui un chanteur à tout faire...
Je dois tout de même de très beaux moments à des falsettistes, sur le vif : Zazzo en Arsamene (qui lui va très bien, mis à part "si la voglio e l'otterò") et Ottone (Agrippina).
Jaroussky dans des airs de Vivaldi au Châtelet (mis à part l'air de folie de Licida...), dans son récital Carestini au TCE, et dans son premier récital dédié à Ferrarri !
Oro n'était pas mal du tout dans Orlando finto pazzo au TCE.
Ce que j'ai entendu de Rexroth me parait bien générique.
Et pour le sommet de la fadeur, dans ce que le falsettiste a aujourd'hui, dans le plus pur style anglais, je compte Daniel Taylor (entendu et détesté en Dydimus à Lyon), ou Matthew White... Bowman, Deller, Eswood ou même Brett ont pourtant fait tous des choses superbes, plutôt, d'ailleurs dans le repertoire anglais... après tout leur voix est faite pour ça. Je recommande aussi l'esprit d'Eswood dans Dido & Eneas !
Ce que je connais de Ledroit oscille entre horreur et splendeur.
Jacobs, c'est très particulier mais certainement essentiel. je ne sais pas toujours goûter son timbre. son Admeto m'est sorti par l'autre oreille une fois entendu, Alessandro m'avait plus plu (les deux chez Haendel) sa voix de dieu chez Scarlatti est fatiguée. J'aime assez son Orontea de Cesti. je voudrais entendre son Xerse de Cavalli. Mais ce que je préfère c'est sans doute un récital pas cher du tout paru chez "musique d'abord" Harmonia mundi, avec seulement le luth de Konrad Junghänel... "Qui l'auretta" de Steffani y est une splendeur, avec des trilles distillées avec art, des piani et une ligne superbement déroulée qui pourraient donner encore des leçons à beaucoup de faussets actuels !!
La voix de Pushee passait aussi sans problème dans Jules César à Garnier (1986), alors que la voix de Kowalski (Ptolémée) était vite sourde.
D'autre part, avez-vous remarqué qu'il y a un public très ciblé pour les falsettistes ? Ça m'a toujours frappé quand j'ai assisté à des récitals, et je n'ose pas penser à ce que Jaroussky attire.
Quand j'ai vu la Rodelinda de Villégier au Châtelet, j'avais devant moi une brochette de mecs qui semblaient sortir d'une back-room de Ralf König, et qui mouillaient leur siège dès que Scholl susurrait. Dans ce public, pas mal de filles à pédés aussi. La littérature de Dominique Fernandez a peut-être fait plus de ravages qu'on ne croit.
Le Farnace de Kowalski a des qualités indéniables, j'avoue, après en scène... son disque d'air pour Berlin a un programme intéressant mais me frustre considérableent vocalement.
Et Zazzo a une voix qui passe très bien au théâtre, je ne remettais pas cet aspect en cause pour Pushee, c'est jsute son timbre que je trouve pénible.
Enfin, bien d'accord pour une certaine spécificité des accros aux faussets...
Voilà le programme :
PHILIPPE JAROUSSKY, Carestini : Story of a Castrato
Nicola Porpora 1686-1768
Siface: Tu Che d’ardire m’attendi
Giovanni Maria Capelli 1648-1726
I fratelli riconsociuti: Ciel nemico
George Frideric Handel 1685-1759
Alcina: Mi lusinga
Arianna in Creta: Ove son... Qui ti sfido
Ariodante: Scherza, infida
Alcina: Sta nell’ircana
Leonardo Leo 1694-1744
Farncae: Se mi dai morte
Jahann Adolf Hasse 1699-1783
La clelmenza de Tito: Se mai senti
Vo disperato
Christopher Willibald Von Gluck 1714-1787
Demofoonte: Sperai vicino il lido
Carl Heinrich Graun 1703-1759
Orfeo: Mio ble nieme
In mirar la mia sventura
C'est d'autant plus intéressant, ce programme, qu'il y a visiblement des airs chantés en dialecte des Pouilles.