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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 19:10

Purcell
Dido and Aeneas

    
Caroline Meng, Didon
Thomas Dolié, Énée
Judith van Wanroij, Belinda, première sorcière
Luanda Siqueira, Deuxième suivante, deuxième sorcière
Magid El Bushra, La Magicienne
Arthur Espiritu, Un esprit, un marin

En première partie de programme
Purcell : Amphitryon, or the two Sosias

Choeur et Orchestre Opera Fuoco

David Stern, direction

Théâtre des Champs-Elysées
13 novembre 2009

http://www.theatrechampselysees.fr/upload/illustrations/Sternok.jpg

Venu pour entendre Ann Hallenberg en Didon, j’ai évidemment été très déçu par son annulation à l’entracte du à un malaise soudain en coulisse. Je me suis même demandé si j’allais resté, l’Amphitryon donné en première partie ayant été plutôt décevant. L’orchestre Opera Fuoco de David Stern manque à son habitude d’éloquence et de dramatisme, tous les pupitres sont bons, mais l’ensemble porte décidemment mal son nom: danses de l’Amphitryon trop sages, ouverture de Didon trop sautillante, manquant de grave tension, les passages les plus réussis sont conséquemment les moins orchestraux, ou seulement quelques musiciens voire un seul accompagnent les chanteurs.

http://www.ouest-france.fr/of-photos/2009/10/08/na12_2582357_1_px_470_.jpg

Mais je suis tout de même resté : je n’ai pas aimé Thomas Dolié dans l’Amphitryon, jouer les bergers amoureux ne lui va pas beaucoup, il a trop de prestance pour ça, de plus en début de concert la voix répond mal, aussi bien pour la projection que pour la couleur. Heureusement Enée lui convient beaucoup mieux et son air du départ fut le plus beau moment de la soirée: puissant, noble, dur, c’est la première fois que « j’entends » réellement cet air, je ne l’avais à vrai dire jamais vraiment remarqué auparavant.

La bonne surprise est venue de Judith van Wanroij : je n’avais vraiment pas accroché à l’Opéra comique la saison dernière,  ici elle m’a ravi. Physiquement d’abord, elle a une grâce folle et vocalement c’est splendide : parfaitement articulé, spirituel, et cette joie voilée qui en fait la digne servante de la reine de Carthage .

http://www.hollandsymfonia.com/hs/images/cms/programma/wanroij_judith_van.jpg

Les seconds rôles sont moins enthousiasmants : Luanda Siqueira est un peu courte de voix en sorcière, elle y manque par ailleurs clairement d’aspérité. Donner la sorcière à chanter à un contre-ténor sans aucun grave est une stupidité sans nom, je ne vais pas en rajouter une couche. 

Dido fut donc finalement chanté par Caroline Meng : à l’inverse de Thomas Dolié, elle était bien plus à sa place en bergère d'Amphitryon qu’en reine. La voix est jolie, la chanteuse touchante, et pourtant il n’y a qu’émotion là on l’on attend de la passion, de la tristesse et non de l’affliction, c’est la mort d’une princesse, non d’une reine qui joue sa vie dans cet amour. Quoiqu’il en soit, elle a très bien chanté étant donnée les circonstances, c'est-à-dire sans aucune répétition avec l’orchestre dans cette partie.

 

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Published by Licida - dans Représentations
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Licida 20/06/2010 19:50



Si c'est le Stabat Mater et des morceaux instrumentaux oui, mais si c'est des raretés vocales... ;-)



Caroline 17/06/2010 12:14



Magid El-Bushra et Céline Scheen dans du Pergolèse et du A. Scarlatti (dir. Tubéry), vous passez votre tour?...