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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 16:14
Paulus
de Mendelssohn

Matthias Goerne, baryton
Ruth Ziesak, soprano 
Christianne Stotijn, mezzo-soprano 
Rainer Trost, ténor

Orchestre National de France
Choeur de Radio France, direction Matthias Brauer
Maîtrise de Radio France, direction Sofi Jeannin
Kurt Masur, direction

Théâtre des Champs-Elysées
5 décembre 2009


http://www.concert-anniversaire.be/Felix+Mendelssohn+mendelssohnf.jpg


J’allais à ce concert un peu à reculons, freiné par l’a priori selon lequel Mendelssohn cherchait dans ses oratorios à copier Bach, et Dieu sait que les Passions de Bach m’ennuient ; l’évocation de l’héritage de Haydn n’était pas non plus me rassurer en la matière. Mais je fus agréablement surpris. D’abord l’orchestration romantique de Mendelssohn me séduit beaucoup plus que la froide spiritualité de Bach : la musique semble toujours porter la tourment existentiel que la foi cherche à résoudre. Et pourtant le modèle de Bach est toujours sensible : personnage du narrateur, grands chœurs entrecoupés d’arias, dramatisme évangélique, homogénéité du tissu musical, mais la choucroute sacrée me semble bien plus digeste ici que chez Haydn ou Beethoven.


http://www.carolinaperformingarts.org/assets/calendars/2008-09/Classical%20Recitals/MatthiasGoerneDET.jpg


Il faut dire que les interprètes ce soir-là avaient souvent de quoi convaincre : pas fan de Rainer Trost que j’ai trouvé trop extérieur, plus solennel que spirituel, mais parfaitement probant vocalement ; un peu gêné par l’excès d’effets de Ruth Ziesak, voix légère très percutante mais actrice manquant de simplicité, cela a au moins le mérite d’être très personnel ; on est déçu de si peu entendre Christianne Stotjin dont les très courtes interventions trouvent l’équilibre parfait entre la pudeur de la contrition et l’extériorisation inhérente à la spectacularisation de la foi.  Et enfin Matthias Goerne est comme toujours le plus inspiré et le plus impressionnant, surtout en regard de l’économie d’effets; le rayonnement serein, concentré et la douce résonnance de la voix sont toujours aussi séduisants ; tout juste pourrait-on lui reprocher de ne pas assez différencier Saul et Paul, mais la musique ne va pas vraiment dans ce sens non plus.


http://symphonycast.publicradio.org/programs/2008/02/04/images/masur.jpg


Chœur et orchestre furent excellents, puissance et clareté (assez impressioné par le chœur de la lapidation de St Etienne) ;  Kurt Masur est de plus en plus vacillant sur son pupitre, mais son entente avec l’orchestre saute aux yeux. Je manque de points de comparaison pour juger de sa direction, mais le simple fait qu’elle ait réussi à me faire apprécier ce type d’oratorio est pour moi gage de sa qualité.

Et grâce à cet oratorio, j’ai appris que St Paul avait été converti par un Ananas, et rien que pour ça, ça valait le détour :o)

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Published by Licida - dans Représentations
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