Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Psychologie

  • : Alma Oppressa
  •  Alma Oppressa
  • : Blog sur l'opéra
  • Contact

Articles à venir

Recherche

Archives

Il catalogo è questo

2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 16:14

Bibliographie et documents :  

 

Sur Angelica Catalani
« Possedeva ella una voce sonora, potente ed insieme dolce, pastosa, e son d’opinione che la si potrebbe paragonare alla splendidezza che fu della Banti, alla sensibilità della Grassini, all’energia soave della Pasta, alla flessibilità deliziosa della Sontag, e ai tre registri perfetti della Malibran. I modi di canto li doveva a Pacchierotti, Marchesi e Crescentini: in fatto di gruppetti, volatine, trilli e mordenti, ella li eseguiva a pennello; la sua esecuzione era pura ed articolata in ogni passaggio, o difficoltà, che le si presentasse. Ne’ pezzi concertati e nei finali ella animava i cantanti, i coristi, e l’orchestra stessa: predominava sopra ogni cosa, e le sue belle note si sentivan chiare, e non istrillanti fuori da qualunque strepito; né v’è Beethoven, Rossini, né altro lucifero musicale ch’avesse potuto coprir quella voce divina. Non era allora ben profonda nella musica, ma pure guidata da ciò che sapeva, e dall’organo perfetto del suo orecchio, imparava in un momento ogni pezzo di musica semplice o complicato. Ma oltre l’essere stata una cantante superiore, ella fu pure un’attrice eccellente. Dotata di un fisico leggiadro e maestoso, vita snella, fisionomia seducente, era nobil nel serio, tenera nel patetico e buffoncella nel comico ». 

Texte tiré des « Annedoti » de Giacomo Gotifredo Ferrari, son accompagnateur au King’stheatre.

Disponible ici.

 

- Une lecture aussi passionnante qu’indispensable : Histoire du bel canto, Rodolfo Celletti - Fayard. 
Une somme, un ouvrage passionnant et essentiel pour saisir l'essence et le style de cette musique. 

 

- Version "digest" reprenant de TRES TRES près certains passages du précédent : Le Bel Canto - série Que sais-je ?, Christophe Combarieu.

 

- Malgré de nombreux manques et frustrations, on trouvera de passionnantes notices dans "Dieux et divas de l'opéra" (des origines au romantisme), Roger Blanchard, Roland de Candé, chez Plon - mais il y a eu une réédition récente en un volume chez Fayard en 2004 avec moins d'illustrations.
On y trouvera des notices détaillées sur De Amicis, Gabrielli, Mara, Billington, Catalani.

 

- 1001 opéras - Piotr Kaminski, Fayard. Là encore, déjà une référence. 

 

- Notices d'accompagnement des intégrales de certains disques : ici notamment les textes passionnants de René Jacobs accompagnant le récital Farinelli de Viviva Genaux, où j’ai retrouvé le détail des citations des théoriciens évoqués en début de ma notice.

 

- Goldberg, numéro 29 : « Vincente Martin Y Soler » par Juan Bautista Otero
Consultable sur internet, ici.
On y trouve notamment une analyse de certains opéras sérieux de Martin Y Soler, où s’illustra Maria Balcucci.

 

- Groves dictionnary of opera

 

- Grosses Sängerlexikon, K.J. Kutsch, Leo Riemens

 

 

 

Sur Internet : 

 

- pour les livrets métastasiens un indice des noms intéressants, en fonction de leurs créations métastasiennes : ici

(malheureusement le lien a l’air mort, mais on peut parfois, lors du recherche, consulter certains pages en cache).

 

- Les livrets encore : ici 

 

- Celui-ci, je l'adore : ici
On y retrouve les informations publiées au début des livrets édités suite aux représentations, avec la distribution. Une somme passionnante avec un outil de recherche.

 

- Ne pas oublier l'excellent haendel.it 
Avec des portraits et des parcours extrêmement précis pour certains castrats et cantatrices (Gabrielli par exemple, avec le détail de ses anecdotes piquantes).

- En anglais : biographies très détaillées sur Mara, Billington, Gabrielli, Catalani et bien d’autres avant et après : ici

-Celui-ci est bien aussi, pour les chronologies, même si tout n'y est pas, bien évidemment!

-En allemand, nombreuses notices sur les artistes actuels et d’autrefois : ici

- Assez complet, avec beaucoup d'informations intéressantes, et en français (enfin ! me direz-vous), mais s’arrêtant avant l’époque classique : operabaroque.com

 

 

Repost 0
Published by Clément - dans Artistes
commenter cet article
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 15:58

Autres témoignages de vocalité similaire :

 

Petit panorama européen.

 

 

Si les airs virtuoses pour soprano de Il Sogno di Scipione, Mitridate, Il Re Pastore, Ascanio in Alba ou La Betulia liberata sont parfois assez aigus sans pour autant être stratosphériques, il est des interprétations qui donnent une idée de ce que pouvaient en faire les grandes divas de l’époque : écoutez le “Nel tuo gentil sembiante” de Dessay (Fauno dans Ascanio in Alba, récital « Mozart heroine »), à l’ornementation superbe et exubérante, tout comme son “Al destin” de Mitridate (en intégrale), assumé en soprano aigu. Voir aussi du côté de Renée Fleming, vocaliste malhabile dans “Lieve son al par dal vento” du Sogno di Scipione, mais qui y colle un beau contre-sol (récital Mozart).

 

Exemple superbe, notamment des techniques staccate très adéquates pour cette musique (moins dans ses Haendel et Vivaldi…), les interprétations de Sandrine Piau, dont le disque Mozart a été justement fêté.

 

Pour rester dans l’orbe mozartienne, citons Blondschen dans Die Entführung aus dem Serail  qui plante des contre-mi dans “Durch Zärtlichkeit”. La créatrice, Therese Teyber, n’était pas une très grande chanteuse, contrairement à sa sœur Elisabeth Teyber, cantatrice fameuse et créatrice du rôle de Circé dans le Telemaco de Gluck, rôle assez dramatique, qui exige cependant un aigu facile dans l’air d’entrée. Therese Teyber s'est illustrée dans la reprise prestigieuse de Il Ritorno di Tobia.

 

Cet oratorio de Haydn s’inscrit dans une tradition dont on trouvera le détail sur le blog de Bajazet (passionnantes notices), et si l’Esther de Carl Ditters von Dittersdorf n’est pas extrêmement exigeant pour les voix de soprano, le Giob du même propose dans le rôle de Zara une vocalité faite d’écarts impressionnants et de suraigus tout à fait frappante, surtout dans la brillante interprétation de R. Lichtenchtein chez CPO. Toujours dans l’oratorio institutionnel, Mosè in Egitto de Kozeluch contient un air de comparaison, “Colpo di vento alpestre” fort plaisant, et volontiers inscrit dans ce type de vocalité, c’est du moins ce qu’en fait S. Kermes, ici vocalement à sa place à défaut d’être passionnante. L’oratorio de Haydn précité préserve enfin, lui aussi, de grandes pages où les sopranos titulaires de Raffaele ou Sara sont confrontés à de larges écarts et des aigus acérés (rôles créés respectivement pas Barbara Teyber – encore une ! – et Maddalena Friberth, une des chanteuses au service d’Esterhazy).

 

 

Restons dans une tradition germanique, où l’on semble avoir toujours apprécié les voix aiguës, avec le écritures tirant volontiers vers le haut de Hasse ou Graun. On écoutera de ce dernier Cleopatra e Cesare (Agile Janet Williams avec Jacobs chez Harmonia Mundi), et Eupaforice (ainsi que le général Pilpatoe) dans Montezuma, qu’incarna brillamment Malas-Godlewska à Montpellier. Pour autant, les sopranos stars à Dresde, Bordoni puis Mingotti, ne sont pas du style suraigu.

 

 

Mannheim sera la scène des Wendling, où brille particulièrement la fameuse Elisabeth, chanteuse considérable au niveau local et même national. On ne saurait réduire sa vocalité à un simple soprano léger, car d’évidence le centre de gravité de sa voix et son art étaient ailleurs ; J.C. Bach dans Temistocle ne lui impose pas de pirouettes incroyables dans l’aigu (il faudrait entendre sa Celia dans le Lucio Silla du même). Elettra dans Idomeneo propose tout de même, en guise de couronnement du rôle, des échelles de notes piquées jusqu’à l’ut qui s’inscrivent dans ce type de vocalité, sans parler de l’air de concert “Sperai vicino il lido” au suraigu très sollicité. De fait, cette attribution du musicologue Albert Einstein est une supposition, contestée. L'air n'en est pas moins superbe, interprété par Edda Moser (format Dorothea Wendling assurément !), ou Dessay, Gruderova...

 

 

De la même façon, si Vitellia (le trio “Vengo... aspetatte”), ou dans une moindre mesure Aspasia dans Mitridate (tout de même très sollicitée dans l’aigu) donne sporadiquement dans une écriture aiguë, il faut y voir la marque des techniques étonnantes de l’époque, et des figures vocales à la mode, plus que la nature profonde des voix de Marchetti-Fantozzi ou Bernasconi (créatrice d’Alceste, rôle bien éloigné du soprano aigu, ce qui ne laisse pas de conjecturer sur sa voix). Soulignons que K. Cavalieri, célèbre première Konstanze de Mozart, interprète du Schauspieldirektor, ou de Raffaele du Ritorno di Tobia, pourrait également figurer dans ce panorama, armé de ses contre-ré récurrent ; mais là encore l’ampleur supposée de sa voix et son assise dans le grave et le médium me l’ont fait mettre de côté. Le “Mi tradi” de Don Giovanni, ajouté pour elle, le montre asssez.

 

 

Fetonte de Jommelli, créé à Ludwigsburg en 1768 et redonné à la Scala en 1988, propose de magnifique passages pour colorature aiguë, dans les rôles de Thetis et de La Fortune , rôles confiés à une Lucianna Serra supersonique, et à la jeune et brillante Sumi Jo. Les deux autres rôles féminins sont plus centraux. La même Serra chante au disque Edonide dans Alcide al Bivio de Righini, de 1790. Là encore on peut supposer une écriture du même style, mais il faudrait entendre l’oeuvre pour le confirmer.

 

 

En Italie, outre les célèbres De Amicis, Gabrielli, on pourrait citer aussi Cecilia Grassi, une des premières cantatrices, selon le “guide de l’opéra” de Fayart, à utiliser le registre suraigu (contre-mi). Elle débute en 1760 à Venise, et après avoir parcouru l’Italie, part pour Londres où elle charme surtout le compositeur J.C. Bach, et crée plusieurs de ses oeuvres anglaises, dont Endomione, et Gioas, tous deux disponibles au disques. Ces intégrales ne permettent guère de se faire l’idée d’un soprano exceptionnel, et de fait les commentaires de Burney sur elle sont plutôt neutres.

 

Dans une certaine mesure, on peut aussi évoquer la mise en musique de “Ai passi erranti” de La Passione di  Nostro signore Gesù Cristo par Salieri, interprété par Melba Ramos (direction Spering, chez Capriccio), plus aiguë que les versions Myslivecek, Paisiello, sans parler de Caldara, qui n’aurait pu se douter, à son époque, des cimes atteintes plus tard.

 

 

D’autres cantatrices italiennes réputées créèrent des rôles aux aigus faciles sans être systématquement stratosphériques, comme Masi-Giura, créatrice du Vologeso de Jommelli pour l’Allemagne (G. Rossmanith avec Bernius), ou première Servilia dans La Clemenza di Tito de Gluck, ainsi que la Girelli (Le Feste d’Apollo de Gluck, Bradamante dans Ruggiero de Hasse, Silvia dans Ascanio in Alba)  ou la Falchini (seconda donna dans les même deux opéras), voire Clementina Spagnoli, qui s’illustre un temps dans les oeuvres de J.C. Bach, par exemple (Alessandro nell’Indie), ou Di Majo (Astrea placata, dont Ciofi chante un air de tessiture relativement haute mais doux).

 

Ciofi, par ailleurs, dans le même récital, plaçait des airs inédits de Cimarosa (tiré de Demetrio), ou Piccinni (Ipermestra daté de 1772)  riches en coloratures aigus. Là encore j’ignore pour qui ils furent composés.

 

En outre, la fameuse Brigida Banti, phénomène du chant italien et star à Londres à la fin du siècle, se distingue par une voix très étendue, d’une agilité rare, et d’un timbre pénétrant. La Scèna di Berenice que Haydn lui compose pour une éxécution de concert est plutôt assumée par des voix graves. Cependant, les airs que Paisiello lui écrit dans I Giuochi d’Agrigento, brillante oeuvre de circonstance inaugurant la Fenice de Venise, sont hérissés d’aigus piqués au sommet d’une tessiture il est vrai assez longue. Martorana s’en tire plutôt très bien dans le live de Martina Franca, notamment avec un air superbe acte III.

 

Question de génération : la carrière de Cimarosa, comme de Paisiello, est marquée par la collaboration avec de vrais soprano suraigus – qui s’illustre franchement dès les années 1770. Ainsi dans son Oreste de 1783, une certaine Maria Bertaldi chantait le contre-sol (pas de témoignage sonore). Et pour souligner combien cette écriture contaminait même les voix masculines, citons le Montezuma romain de Paisiello, en 1772, proposant dans le rôle principal le castrat Giuseppe Francesco Debenedetti, qui ose dans “In mar di tanti affanni” des coloratures suraiguës jusqu’au contre-mi bémol (Des étudiantes américaines ont apparemment donné l’opéra à titre “documentaire”).

 

Dans la même veine, très aiguë,  et daté de la toute fin du XVIIIème, Sonia Visentin culmine au contre-sol dans l’intégrale du Teseo Riconosciuto du jeune Spontini (Dynamic). Je ne sais malheureusement pas qui a créé ce rôle. En revanche, on sait qu’une certaine Grossi-Silva fut l’héroïne de l’Ines de Castro de Zingarelli, au tout début du XIXème ; l’écriture du finale audible chez Opera Rara laisse entendre une séduisante écriture belcantiste encore très ancrée dans le siècle à peine écoulé.

 

On sait aussi que c’est une certaine Luisa Alberoni qui fut Creusa dans le Demofoonte de Schuster, avec ses suraigus piqués typiques de l’époque (Melnitzki avec M. Remy chez Deutsche Harmonia Mundi). Plus aigu encore est le rôle de Psiche du même Schuster, qui semble atteindre au moins (!) le sol5. J’ai supposé que le rôle était destiné à Maria Balducci.

 

 

Le goût des voix aiguës avait bien entendu gagné l’Europe entière, et jusqu’à St Petersbourg : outre le passage de la Gabrielli , une retransmission radio de la Cleopatra   de Cimarosa, qui y fut créée en 1788, et rejouée là-bas, laisse entendre une partition donnant volontier dans le suraigu pour le rôle éponyme (avec Olga Trifonova). Créé à la même époque, pour sans doute la même chanteuse, La Vergine del sole (adaptation de Cora ed Alonso) contient un beau rondo chanté en concert par Patrizia Ciofi. Plus tard, en 1799, Sarti jouait là bas un de ses derniers operas, de dimensions d’ailleurs réduites : Enea nel lazio est d’un style assez desuet, mais le rondo de la soprano au I est plutôt réussi et exige un aigu facile (Jana Ivanilova chez Bongiovanni). Dommage que les créatrices de ces rôles demeurent mystérieuses.

 

 

En Suède également, et malgré les influences fortes de la tragédie française et du style réformé de Gluck, la cour de Gustave III n’est pas insensible au style fleuri de la tradition italienne, jusque dans les premières oeuvres suécophones : Naumann, héritier de l’école de Dresde, compose un ravissant “Med din sång, du redan funnit” (par ton chant, tu as déjà trouvé) confié à Antiope dans Amphion. De même, Cora et Zulma sont des sopranos assez aigus (surtout le dernier air de Cora “Jag lever, och lever för er”: je vis, et vis pour vous) dans le fameux Cora och Alonso, repris dans sa version allemande (déjà arrangée au 18ème) par R. Jacobs avec la splendide I. Kalna. La Proserpin de Kraus, autre oeuvre en suédois, me semble relativement économe en effets de ce genre.

 

 

Nous avons déjà évoqué Londres, centre musical incontournable à la fin du XVIIIème, plus pour ses chanteuses que pour la création musicale locale en elle-même (dans le répertoire italien, on y donne beaucoup de pasticcios). Les grandes cantatrices aiguës y passent toutes : De Amicis, Gabrielli, Billingtion et Mara, et avant elle, les Anglaises Cecilia Young, créatrice de seconds rôles chez Haendel puis chez Arne et Lampe d’oeuvres anglaises (Emma Kirkby lui consacra un disque hommage) et voix assez haut placée (Morgana, Dalinda...), Charlotte Brent qui créa la fameuse Mandane de Arne, ou Anna Maria Crouch, reprenant cette incontournable Mandane à la scène, et créant de nombreux ballad operas (de Storace) avec son compagnon Kelly. À l’image de l’opéra comique français, ces ballad operas aiment le son pur et la fine ornementation du soprano léger. Ainsi il existe au catalogue des oeuvres de  Dibdin, peut-être de la même eau, car datées de la même époque : on trouve sur le même disque The Ephesian matron, The brickdust man, et The grenadier (respectivement donnés en 1769, 1772, 1773).

 

 

En France, si la tragédie lyrique reste l’apanage d’amples sopranos dramatiques à l’aigu limité, l’opéra comique, plus inspiré des Italiens, se plait à multiplier ariettes légères et virtuoses, timbres purs et virginal. La célèbre Dugazon, jeune, fut un des exemples de ces voix si appréciées, dans Grétry notamment, avec des arietttes très italianisantes : “Je romps la chaîne qui m’engage” de L’amant jaloux pourrait être un aria di bravura italienne (écoutez Sumi Jo dans son récital Decca, direction Bonynge, très réjouissante), ainsi que le très décoratif air de la fauvette de Zémire et Azor (qui fit les régals de Sutherland ou Mesplé). Parfois Grétry compose directement en Italien, d’ailleurs : “Fra l’orror della tempesta” dans La Caravane du Caire. La délicieuse Karthäuser a publié chez Ricercar un charmant récital Grétry conclu par cet air.

 

 

Enfin, citons comment cette vocalité a pu être moquée autant que célébrée dans l’opéra bouffe, puisque chacun connaît le très exigeant “Furia di donna irata” gravé par Sutherland dans “The Art of the prima donna”, et tiré de La Buona figliola de Piccinni, compositeur largement rompu au genre seria. Les notes piquées à l’assaut de l’aigu sont bien le témoin de leur époque. Les coloratures aiguës des airs d’opera bouffe de Salieri (“Vi sono sposa” de La Fiera di Venezia), ou Martin Y Soler (certains passages pour Ciprigna dans La Capricciosa corretta, écrit pour la brillante Anna Morichelli), montrent que le genre bouffe était en effet perméable, même avec un sourire en coin, au style vocal seria alors à la mode, riche d’aigus. Il faut dire que certaines cantatrices passaient volontiers d’un genre à l’autre.

 

Repost 0
Published by Clément - dans Artistes
commenter cet article
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 15:32

Témoignages sonores :  

 

 

 

Catarina Gabrielli 

- Claudia dans « L’Innocenza Giustificata » de Gluck (Maria Bayo avec C. Moulds)
- Antigona dans « Antigona » de Traetta (Maria Bayo avec C. Rousset)
- « La Danza » de Gluck (chez Orfeo, direction T. Bugaj)
- Edonide (Aratea ?) dans « Alcide al bivio » de Hasse (Maria Rüping, direction M. Schneider)
- Argene dans « Il Bellerofonte » de Myslivecek, alors son amant, aux côtés de Raaff et Mazzanti (Celina Lindsley avec Z. Pesko)
- Aricia dans « Ippolito ed Aricia » de Traetta (Ciofi avec D. Golub chez Dynamic)
Qui a voulu nous faire croire que Bayo était la réincarnation de la Gabrielli ? voix de soubrette, virtuose malaisée, aigus poussifs, on est loin des exigences, même si les œuvres valent le coup. En revanche, il paraît que Ciofi est superbe en Aricia. 

 

Anna De Amicis  

 

- Giunia dans « Lucia Silla » de Mozart (Gruberova avec N. Harnoncourt)
- Armida dans « Armida abbandonata » de Jommelli (Malas-Godlewska avec C. Rousset)
- Air « Se tutti i mali miei » que Mozart écrivit à rome en 1770 (hypothétique)
- Dircea dans « Demofoonte » de Jommelli, retransmission radio (hypothétique) 
-
Miserere de Jommelli (elle l’eut à son répertoire – plusieurs versions, dont une chez Bongiovanni)
Par chance, il existe de bonnes versions en intégrale des premiers rôles évoqués, notamment Giunia. 

 

Aloysia Weber-Lange  

 

- Album hommage avec les airs de concert écrits par Mozart par Cyndia Sieden, qui semble indisponible.
- Airs de concerts et d’insertion de Mozart « Ah se in ciel benigne stelle », « Popoli di Tessaglia », « Non so donde viene », « Nehmt meinen Dank », « Mia speranza adorata », « No che non sei capace » … à compléter - il existe beaucoup de très bonnes interprétations ! 
- Ornementations du « Cara la dolce fiamma » de J.C. Bach sans doute écrites pour elle par Mozart (A. Christofellis, J. Kaufman, ou Futral chez Opera Rara) 
- Mlle Herz dans « Der Schauspielendirektor » de Mozart (plusieurs versions) 

Josepha Hofer

 

- Die Königin der Nacht dans « Die Zauberflöte » de Mozart (maintes versions ! écouter Moser, Gruberova, Popp…)
- Air de concert « Schon lacht der holde Frühling » de Mozart, incomplet (Gruberova avec Fisher)
L’air de concert « Ohne Zwang, am eigenen Triebe » de Mozart est perdu… 

 

Lucrezia Agujari  

 

- Bauci dans Le Feste d'Apollo de Gluck (Ditte Andersen avec C. Rousset) 

 

Francisca Danzi-Lebrun 

 

- Aristea dans « L’Olimpiade » de Cimarosa, retransmis à la radio (Ciofi avec Marcon)
- Semele dans « Europa Riconosciuta » de Salieri, retransmis à la radio (Damrau avec Muti)
- « La Clemenza di Scipione » de J.C. Bach (Perillo avec Max, Deutsche Harmonia Mundi, et des versions ornées par Mozart de certains air, chez Opera Rara)
- « Günther von Schwarzburg » de Holzbauer (Mc Fadden avec M. Schneider) 

 

Maria Balducci  

- Europa dans « Europa Riconosciuta » de Salieri, retransmis à la radio (Rancatore avec Muti)
- « Ifigenia in Aulide » de Martin Y Soler a été donné en concert en décembre 2003, au festival de musique ancienne de Baeza, avec Olga Pitarch en Ifigenia. Extraits en complément du disque "Orlando" de Porpora.
- Psiche dans « Amor e Psiche » de Schuster, bande privée (attribution supposée, étant donné la date et le lieu de création, similaires à l’Ipermestra de Martin Y Soler, et l’écriture vocale extrêmement aiguë), avec Salomé Haller (il n’est guère charitable de signaler cette prestation). 

 

Gertrude Mara  

??? 

 

Elizabebth Billington  

- Cerere dans « Il Ratto di Proserpina » de Winter, trio “Mi lasci o madre amata” (Eiddwen Harry chez Opera Rara)
- Rosina de Shield : deux airs par Joan Sutherland “When william at eve” et “Light as thistledown” (The Age of Bel Canto” avec Bonynge, Decca). Notons que l’opéra date de 1782 et n’a pas été créé par Billington.
- Air “The traveller benighted” tiré du Love in a village de Arne, par Joan Sutherland. Pareillement, l’opéra est créé antérieurement.

Pour Mara & Billington, on pourra écouter deux opéra dans lesquels elles s’illustrèrent si brillamment :
- Polly Peachum dans The beggar’s opera de Gay et Pepusch (plusieurs versions)
- Mandane dans Artaxerxes de Arne (C. Bott avec Goodwin chez Hyperion). L’air “The soldier’s tir’d” est l’hommage choisi par J. Sutherland à Billington dans son album “The Art of the prima donna”.

Antonia Campi  

??? 

 

Teresa Bertinotti-Radicati  

- Ginevra dans Ginevra di Scozia de Mayr (E. Vidal chez Opera Rara) 

 

Angelica Catalani  

- Air « Son regina, son guerriera » de « La Semiramide » de Portogallo (Devia dans le récital « Arie di baule », impériale !!! Y. Kenny chez Opera Rara est plus à la peine)
- Air « Parmi veder » de « I baccanali di Roma » de Nicolini (Y. Kenny dans « 100 years of italian opera – 1800-1820 », chez Opera Rara)
- Pour les courageux : Nella Anfuso a caqueté des airs du répertoire de la Catalani , avec les variations de son illustre devancière... Voir sur son site.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Clément - dans Artistes
commenter cet article
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 15:24
[Si ça intéresse quelqu'un (eh non, vous ne pouvez pas suivre mon regard...), sachez que France Culture consacre son dimanche après-midi à Corneille:  "Jouons avec Corneille" (12h45), La Place Royale (en direct, à 14h), "Une vie, une oeuvre" (16h)...
 
Bonne semaine!...]
 
________________________________
 
Semaine du 2 au 8 décembre :
 
 
 
TELEVISION:
 
 
        ¤¤  Le Requiem de Mozart (Dresde, 13 février 2004, 65'): samedi 2 à 22h55  (ARTE)
Dir.: Colin Davis 
U. Selbig; B. Fink; S. Davislim; A. Miles
 
 
        ¤¤  Angels in America d'Eötvös (Châtelet, novembre 2004) : samedi 2 à 23h45  (France3)
Mise en scène: P. Calvario
B. Hendricks; J. Migenes; R. Alexander; D. Belcher; T. Lehtipuu; D. Maxwell...
 
 
        ¤¤  Le Requiem pour l'archevêque Sigismund de Michael Haydn (concert 2006) : dimanche 3 à 19h  (ARTE)
Chef d'orchestre: Andres Mustonen
Interprètes: Anu Komsi (Sopran), Petteri Salomaa (Bass), Vivan Fagerudd (Mezzo), Topi Lehtipuu (Tenor)
"Frère cadet de Joseph Haydn, surnommé "le Haydn de Salzbourg", Michael a signé de très nombreuses oeuvres de musique  sacrée. En 1771, il perd coup sur coup sa fille unique et son protecteur, l'archevêque Sigismund, auquel il est très attaché. Profondément affligé, il compose un requiem en ut mineur dédié au prélat. Le jeune Mozart, proche ami de Haydn, assiste à la première. Vingt ans plus tard, il s'inspirera de toute évidence de cette oeuvre pour composer son propre Requiem."
 
 
        ¤¤  Disque, disque, rage : dans la nuit de lundi à mardi vers 1h25  (France2)
Eve reçoit Piotr Kaminski, Thierry Beauvert, André Tubeuf
 
 
        ¤¤  Envoyé spécial: Roberto Alagna : jeudi 7 à 20h50  (France2)
Un sujet lui sera consacré [mais durée et ordre de passage risquent de varier en fonction de l'actualité]
 
 
 
RADIO:
 
 
        ¤¤  Etonnez-moi Benoît : Nathalie Stutzmann : samedi 2 à 11h  (FM)
 
 
        ¤¤  La Somnambule de Bellini (Lyon, 9 novembre 2006): samedi 2 à 19h07  (FM)
Natalie Dessay : Amina; Francesco Meli : Elvino; Carlo Colombara : Le Comte Rodolfo; Sara Mingardo : Teresa; Sophie Karthaüser [ou plutôt Jaël Azzaretti ??]: Lisa ; Alessandro Luongo [ou plutôt Paul Gay ??]: Alessio
Choeur de l'Opéra de Lyon - Orchestre de l'Opéra de Lyon - Direction : Evelino Pido
 
 
        ¤¤  Histoires de musiques: Don Juan de R. Strauss: dimanche 3 à 16h (FM)
                       
 
        ¤¤  Soirée Grace Bumbry : dimanche 3 à 21h  (Radio Classique)
                       
 
        ¤¤  Paul et Virginie de J-F Le Sueur (18 novembre 2006, à Radio France) : lundi 4 à 20h  (FM)
François-Nicolas Geslot : Paul; Hanna Bayodi : Virginie; Sophie Fournier : Herminie; Jaël Azzaretti : Babet; Aurore Bucher : Sara; Mathias Vidal : Domingo; Nigel Smith : Saint-Albe; Ronan Nédélec : Capitaine, Chef indiens
Chef de choeur : Frank Markowitsch - Choeur de Radio France
Orchestre Philharmonique de Radio France - Direction : Hervé
Niquet
 
 
        ¤¤  Journée spéciale Felicity Lottlundi 4  (Radio Classique)
Avec notamment à 21h Questions classiques et à 23h ses enregistrements de référence.
 
 
        ¤¤  Aïda de Verdi (en direct del teatro alla scala - Présentation : Piotr Kaminski ): jeudi 7 à 18h  (FM)
Irina Makarova : Amneris; Vittorio Vitelli : Amonasro; Roberto Alagna : Radamès; Orlin Anastassov : Ramphis; Marco Spotti : Roi d'Egypte; Antonello Ceron : Un Messager; Sea Kyung Rim : La Prêtresse
Choeur de la Scala - Orchestre de la Scala - Direction : Riccardo
Chailly
 
 
        ¤¤  La vie baroque : René Jacobs : jeudi 7 à 21h  (Radio Classique)
 
 
        ¤¤  La finta giardiniera de Mozart (Salzbourg, le 26 août 2006) : nuit de jeudi à vendredi à 1h du matin  (FM)
(voir détails sur 'Vivace') Dir.: I. Bolton
 
Repost 0
Published by Caroline - dans Radio & Tv
commenter cet article
30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 00:14

Strauss, Der Rosenkavalier

Opéra Bastille
Générale du 29.11.06

Die Feldmarschallin Anne Schwanewilms
Der Baron Ochs Franz Hawlata
Octavian Hanke Vandung (orthographe non contractuelle!)
Herr von Faninal Olaf Bär
Sophie Heidi Grant Murphy
Annina Helene Schneiderman

Direction Phillipe Jordan
Mes Herbert Wernicke

Retour de générale mi-figue, mi raisin.

La mes m'a beaucoup plu, elle a la grande qualité d'offrir la rêverie à ceux qui viennent chercher de l'emerveillement à l'opéra grâçe à une grande force de séduction visuelle, et de proposer une reflexion à ceux qui ne peuvent s'empecher de cogiter devant un contre-ut. Comme je me considère comme faisant partie des deux catégories, j'ai été comblé! Certes c'est souvent un peu lourd et appuyé, certes l'acte I et toute la scène de la maréchale sont d'un vide intersidéral, mais tout le reste fonctionne superbement. J'ai même apprécié le tracé en pointillé qui sert aux machinistes de piste pour déplacer les tours miroitantes, sur ce sol noir, on eu dit des constellations.

L'orchestre était beau, limpide, précis, élégant, pas tonitruant, sensible, grace à la direction structurée et cohérente de Phillipe Jordan, vraiment du très bon boulot...mais si cela convainct toujours, cela ne ravit jamais. Aucune magie ne se dégage de la fosse contrairement à la Salomé d'Haenchen, si ce n'est la magie intrinséque à certains instruments (les petits scintillement argentés qui viennent de je-ne-sais-quoi par exemple). J'aurai aimer être plus emporté par les grands mouvements orchestraux, mais jamais je n'ai décollé. Un peu dommage...

Plus dommage encore la petitesse vocale du plateau, constamment couvert par l'orchestre qui ne jouait pourtant pas fort!! Excepté Hawlata, très bon acteur, chanteur vivant et rustre en diable, à la projection aussi puissante que la vulgarité de son personnage, tous les autres chanteurs passent très mal l'orchestre et, ce qui est pire, ne se distinguent que très peu. Grant Murphy est une actrice rudimentaire, une chanteuse à l'aigu acide, au grave inaudible, seuls ses pleurs au II étaient convaincants: on est bien plus près de la mauvaise soubrette que de la délicate bourgeoise. Vandung qui remplacait Kassarova au pied levé était juste mais trop sage (sans doute du au fait que la mes lui est encore peu famillière), et n'avait rien de la fougue du jeune comte de 17 ans, un peu trop sérieuse sans doute. Reste que pour un remplacement c'est très honorable. Schwanewilms est une maréchale, bien chantante, élégante, d'une grande classe, avec un véritable sens du texte, mais la voix est trop petite et se perd dans Bastille; de plus l'interprétation est trop placide et n'émeut pas plus que qu'une statue de marbre à l'allure altière, cela manque d'humanité et surtout, surtout, surtout de philosophie: il est loin le petit sourire mélancolique et désabusé de Felicity Lott; et si Schwanewilms à pour elle la jeunesse et la noblesse d'apparat du rôle, elle n'a pas la noblesse de pensée, du coup l'acte I est franchement longuet. Bär ne m'a pas marqué du tout; par contre la commère de Schneiderman est remarquable de sens dramatique et de maitrise vocale, notamment dans les imprécations de la mère au III.

Bref j'espère que cette production sera reprise avec des chanteurs de premier rang; le Rosenkavalier est certes une oeuvre difficile, mais l'ONP a les moyens de la réussir, avec une distribution autre que cette jolie mais insuffisante équipe. Par contre je vous rappelle qu'il s'agissait d'une générale et que le  faible investissement dramatique des protagonistes ainsi que leur faible volume vocal (Ochs excepté) y est sans doute du.


Repost 0
Published by Licida - dans Représentations
commenter cet article
29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 14:20

Lors du plein feux sur Idomeneo, Gérard Mortier a annoncé une production d' Orlando Paladino de Haydn pour 2008-2009. Cela peut sembler des plus étonnants quand on connait le grand n'importe quoi du livret qui regorge de dei ex machinae (oui je sais c'est pédant de mettre ça au pluriel latin!), et l'attachement de Mortier aux mes intellectuelles. Certains sur les forums pensent qu'une telle production serait en réalité montée pour...Bartoli, dont l'absence à l'ONP est tout de même génante pour le plus gros opéra du monde! En tout cas j'adore cette oeuvre qui, bien dirigée, est aussi efficace que du Rossini, le livret n'étant plus que le pretexte à une rhétorique purement bel cantiste. Pour vous en convaincre, écoutez le live par Harnoncourt et Bartoli, et surtout pas le disque sorti récemment avec Petibon, dans lequel Harnoncourt est d'une mollesse incompréhensible.

 

Seconde bonne nouvelle, graçe à l'aide tutélaire de DavidLM, l'installation d'une radio ici même est à l'étude. Il ne s'agira, dans un premier temps, pas d'une vraie radioblog car la fréquentation du blog ne me le permet pas encore, mais d'un lecteur qui sera placé dans chacun des articles mis à jour pour l'occasion. Work in progress... 

Repost 0
Published by Licida - dans Représentations
commenter cet article
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 13:22
[Je vous signale aussi la diffusion durant toute la semaine (de lundi à jeudi vers minuit 35 et vendredi vers 23h25) sur France3 de la série américaine "Angels in America" (6 épisodes) réalisée par Mike Nichols (avec: J. Kirk; B. Shenkman; P. Wilson; Al Pacino; Meryl Streep; E. Thompson) assez fidèle, paraît-il, à la pièce originale (texte intégral); la version qui a été donnée au Châtelet il y a 2 ans sera, elle, diffusée le 2 décembre... il pourrait être intéressant de comparer.
 
Bonne semaine à tous!...]
 
________________________________
 
Semaine du 25 novembre au 1er décembre :
 
 
 
TELEVISION:
 
 
        ¤¤  Le Rossignol de Stravinsky (C. Chaudet, 2004, 50'): samedi 25 à 22h30  (ARTE)
Dir.: J. Conlon - Dessay; McLaughlin; Urmana; Grivnov; Schagidullin; Naouri; Mikhaïlov
[Film en images de synyhèse et il faut supporter le play-back]
 
 
        ¤¤  Rusalka d'A. Dvorak (production de l'ONP) : nuit de lundi à mardi vers 0h55  (France2)
R. Fleming - Mise en scène de Carsen
 
 
 
RADIO:
 
 
        ¤¤  Lohengrin de Wagner (à Lyon le 14 octobre 2006) : samedi 25 à 19h07  (FM)
Hans Sotin : Le Roi Henri; Hugh Smith : Lohengrin; Gunnel Bohman : Elsa; Tom Fox : Telramund; Evelyn Herlitzius : Ortrud; Brett Polegato : Le Hérault du roi
Choeur de l'Opéra de Lyon - Orchestre de l'Opéra de Lyon - Direction : Lothar Koenigs
 
 
        ¤¤  Dixit Dominus de Händel: dimanche 26 à 9h05  (FM)
Annick Massis, soprano; Magdalena Kozena, mezzo-soprano; Sara Fulgoni, alto; Patrick Henkens, ténor; Kevin Mc Lean, ténor
Choeur et orchestre des Musiciens du Louvre - Marc Minkowski, direction
 
 
        ¤¤  Histoires de musiques: Henri Duparc : dimanche26 à 16h (FM)
Les 12 mélodies d'Henri Duparc, par Camille Maurane.
+ "A travers la mélodie française" à 17h :
Gabriel Fauré: La Bonne chanson - Peter Pears : ténor; Benjamin Britten : piano (Festival d'Aldeburgh, 1958)
Claude Debussy: Proses lyriques - Suzanne Danco : soprano; Roger Boutry : piano (Festival de Vichy, 1955)
Henri Duparc: Trois Mélodies, version chant et orchestre; Pierre Mollet : baryton; Orchestre de la Suisse Romande; Direction : Ernest Ansermet (Victoria Hall, Genève, 1959)
 
 
        ¤¤  Joan Sutherland, soirée spéciale: dimanche 26 à 21h  (Radio Classique)
                       
 
        ¤¤  Le Livre de la jungle de C. Koechlin (17 novembre 2006, à Radio France) : lundi 27 à 20h  (FM)
Marie-Nicole Lemieux : mezzo-soprano; Nikolai Andrei Schukoff : ténor; Denis Sedov : basse
Chef de choeur : Michel Tranchant - Choeur de Radio France - Orchestre National de France - Direction : Fabien Gabel
 
 
        ¤¤  Strauss: concerto pour cor - Puccini: Messa di gloria (Mogador, 17 mai 2006): lundi 27 à 21h  (Radio Classique)
R. Sacca, ténor; Williard White, baryton basse; M. Garcin-Marrou, cor
Orchestre de Paris - Dir.: Y. Sado
 
 
        ¤¤  Bon anniversaire madame Betsy Jolas : mardi 28 à 9h05  (FM)
La musique de chambre. Dont: Quatuor II, par Mady Mesplé, soprano, Quatuor Parrenin
 
 
        ¤¤  "Musique vivante" (en direct, Radio France) : mardi 28 à 20h  (FM)
Avec: Maurizio Baglini : piano; Jérôme Corréas : baryton; le Quatuor Parisii et Philippe Bianconi : piano; l'Orchestre de contrebasses; Nathalie Stutzmann : contralto et Inger Södergren : piano
 
 
        ¤¤  Betsy Jolas; la voix : mercredi 29 à 9h05  (FM)
Mots, sept pièces pour cinq voix et huit instruments ; Sonates à 12.
 
 
        ¤¤  L'époux trompé et L'oie du Caire de Mozart (Salzbourg, le 3 août 2006) : nuit de mercredi à jeudi à 1h du matin  (FM)
(voir détails sur 'Vivace') Dir.: M. Hofstetter
 
 
        ¤¤  Les contes du jeudi: cantate de l'Avent: J. S. Bach BWV 36: jeudi 30 à 13h03  (FM)
Cantate "Schwingt freudig euch empor" BWV.36 : Nancy Argenta, soprano; Anthony Rolfe Johnson, ténor; Olaf Bär, basse
The Monteverdi Choir - The English Baroque Soloists - John Eliot Gardiner, direction
 
 
        ¤¤  L'atelier des chanteurs: Don Giovanni dirigé par René Jacobs: jeudi 23 à 14h20  (FM)
[suite de la semaine dernière]
 
 
        ¤¤  Concert (en direct de Lyon) : jeudi 30 à 20h  (FM)
Igor Stravinsky: Apollon Musagète, ballet en deux tableaux - Betsy Jolas: Frauenleben, neuf Lieder pour alto et orchestre; Antoine Tamestit : alto - Ludwig van Beethoven: Symphonie n°2 en ré Majeur op.36
Orchestre National de Lyon - Direction : Jun Märkl
 
 
        ¤¤  Betsy Jolas: les voix et la musique ancienne : vendredi 1er à 9h05  (FM)
Motet III "Hunc igitur terrorem" d'après le "De natura rerum" de Lucrèce, par Les Arts Florissants sous la direction de William Christie.
Repost 0
Published by Caroline - dans Radio & Tv
commenter cet article
18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 14:47
Semaine du 18 au 24 novembre :
 
 
 
TELEVISION:
 
 
        ¤¤  Juan Diego Florez (TCE, 22 octobre 2004; extraits :45'): dimanche 19 à 19h  (ARTE)
Airs d'opéras italiens. [en simultané sur FM, voir "radio" pour détails]
 
 
        ¤¤  Paroles d'Opéra: Angers-Nantes Opéra: J-P Davois : nuit de lundi à mardi vers 1h10 du matin  (France2)
 
 
 
RADIO:
 
 
        ¤¤  Don Giovanni de Mozart, version de Vienne (Pleyel le 29 octobre 2006) : samedi 18 à 19h07  (FM)
Johannes Weisser : Don Giovanni; Lorenzo Regazzo : Leporello; Olga Pasichnyk : Donna Anna; Kenneth Tarver : Don Ottavio; Alexandrina Pendatchanska : Donna Elvira; Sunhae Im : Zerlina; Nikolay Borchev : Masetto; Alessandro Guerzoni : Le Commandeur
Le Jeune Choeur de Paris - Orchestre Baroque de Fribourg - Direction : René
Jacobs
[voir aussi "jeudi"]
 
 
        ¤¤  Stabat Mater de Karol Szymanowski : dimanche 19 à 9h05  (FM)
Elzbieta Szmytka, soprano - Florence Quivar, mezzo-soprano - John Connell, basse
City of Birmingham Symphony Orchestra - Simon Rattle, direction
 
 
        ¤¤  Classic classique: Roberto Alagna: émission spéciale (A. Duault) : dimanche19 à 13h30  (RTL)
 
 
        ¤¤  Juan-Diego Florez (TCE, 22 octobre 2004; en simultané sur ARTE): dimanche 19 à 19h  (FM)
Rigoletto : "La donna è mobile" (avec Patrick Ivorra)- Augustin Lara: Granada (id) - Bellini: I Capuleti et i Montecchi : sinfonia - L'Elisir d'amore : "Una furtiva lagrima" - Rita : "Allegro io son" - La Fille du régiment : sinfonia - La Fille du régiment : "Ah, mes amis" 
Choeur de Radio France - Orchestre National de France - Direction : Enrique Mazzola

 
        ¤¤  Otello de Verdi: dimanche 19 à 21h  (Radio Classique)
Kiri Te Kanawa; L. Pavarotti; L. Nucci... Dir.: G. Solti
 
 
        ¤¤  Concert (19 octobre 2006, Cité de la Musique) : lundi 20 à 15h02  (FM)
Lucas Francesconi: Etymo, pour soprano, électronique et orchestre de chambre - Arnold Schoenberg: Sérénade pour baryton et sept musiciens op.24 -György Kurtag: Quasi una fantasia... pour piano et groupes d'instruments
Ensemble Intercontemporain - Direction : Susanna Mälkki 
Barbara Hannigan : soprano; Ronan Nédélec : baryton

 
        ¤¤  Il Tamerlano de Vivaldi (Vienne, 21 janvier 2006): lundi 20 à 20h  (FM)
Christian Senn : Bajazet; Vivica Genaux : Irène; Wilke Te Brummelstroete : Tamerlano; Elisabetta Scano : Idaspe; Manuela Custer : Andronico; Marina De Liso : Asteria
Europa Galante - Direction : Fabio
Biondi
 
 
        ¤¤  Le Voyage d'Hiver de Schubert (octobre 2006, Cité de la Musique) : mardi 21 à 15h02  (FM)
Nathalie Stutzmann : contralto - Inger Södergren : piano
 
 
        ¤¤  L'enlèvement au sérail de Mozart (Salzbourg, le 8 août 2006) : nuit de mardi à mercredi à 1h du matin  (FM)
(voir détails sur 'Vivace') Dir.: I. Bolton
 
 
        ¤¤  Les contes du jeudi: Aloysia Weber : jeudi 23 à 13h03  (FM)
"Popoli di Tessaglia"; "Alcandro, Io confesso"; "Vorri spiegarvi, o Dio": par Dessay - L'Enlévement au Sérail, Air de Constance, acte I: par Orgonasova - Don Giovanni, Air de Donna Anna : "Or sai chi l'onore": par Cuberli - La Clémence de Titus, Duo Sextus, Vitellia: par Lucia Popp et Anne Murray
                 
 
        ¤¤  L'atelier des chanteurs: Don Giovanni dirigé par René Jacobs: jeudi 23 à 14h20  (FM)
[en complément du concert de samedi]
 
 
        ¤¤  La vie baroque: Magdalena Kozena: jeudi 23 à 21h  (Radio Classique)
                       
 
        ¤¤  Apollon et Hyacinthe et Le devoir du premier commandement de Mozart (Salzbourg, le 8 septembre 2006) : nuit de jeudi à vendredi à 1h du matin  (FM)
(voir détails sur 'Vivace') Dir.: J. Wallnig
 
 
        ¤¤  Aleko de Rachmaninov [+ Concerto pour piano et orchestre n°1] (en direct de Pleyel) : vendredi 24 à 20h  (FM)
Egils Silins : Aleko; Vyacheslav Pochapsky : Le vieux Tzigane; Maria Gavrilova : Zemfira; Andrei Dunayev : Le jeune Tzigane; Alexandra Durseneva : La vieille Tzigane
Chef de choeur : Vladislav Tchernouchenko - Choeur de Radio France
Orchestre Philharmonique de Radio France - Direction : Vladimir Fedosseiev
 
 
__________________________
 
Repost 0
Published by Caroline - dans Radio & Tv
commenter cet article
11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 19:06
Semaine du 11 au 17 novembre :
 
 
 
TELEVISION:
 
 
        ¤¤  Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch (Amsterdam, juin 2006): samedi 11 à 22h10  (ARTE)
(Allemagne, Pays-Bas, 2006, 161mn) - Réalisateur: Thomas Grimm
Costumier: Heide Kastler - Metteur en scène: Martin Kusej - Chef d'orchestre: Mariss Jansons - Décors: Martin Zehetgruber
Interprètes: Anatoli Kotcherga (Boris), Ludovit Ludha (Zinovyï), Eva-Maria Westbroek (Katerina), Christopher Ventris (Sergeï)

 
        ¤¤  Jaroussky en promo chez Duault : nuit de vendredi à samedi 18 vers 1h du matin  (France3)
 
 
 
RADIO:
 
 
        ¤¤  Theodora de Händel (au TCE le 19 octobre 2006) : samedi 11 à 19h07  (FM)
Geraldine McGreevy : Theodora - Anne Sofie von Otter : Irene - Stephen Wallace : Dydimus - Paul Agnew : Septimius - Matthew Rose : Valens
Choeur du concert d'Astrée - Le Concert d'Astrée - Direction : Emmanuelle Haïm
 
 
        ¤¤  Miserere en si bémol mineur de Hoffmann: dimanche 12 à 9h05  (FM)
Krizstina Laki, soprano; Gwendolyn Killebrew, mezzo-soprano; Aldo Baldwin, ténor; Nikolaus Hillebrand : basse 
Choeur et Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort - Roland Bader, direction
 
 
        ¤¤  Orphée aux enfers d'Offenbach : dimanche 12 à 21h  (Radio Classique)
N. Dessay; P. Petibon... - Les Musiciens du Louvre - Minkowski
 
 
        ¤¤  Questions classiques: Renée Fleming : lundi 13 à 21h  (Radio Classique)
                       
 
        ¤¤  'Soirée contemporaine' (donnée à Lille en mars dernier): mardi 14 à 21h  (Radio Classique)
Eötvös: Intervalles-Intérieurs - Grisey: Vortex temporum - Mantovani: La Morte meditata
Dir.: G.-E. Octors - Ensemble Ictus
[pour faire plaisir à David]
 
 
        ¤¤  Idomeneo de Mozart (Version R. Strauss; Salzbourg, le 13 septembre 2006) : nuit de mardi à mercredi à 1h du matin  (FM)
(voir détails sur 'Vivace') Dir.: F. Luisi
 
 
        ¤¤  Pelléas et Mélisande de Debussy (TCE mars 2000): nuit de mercredi à jeudi à 4h du matin  (FM)
[séance de rattrapage] (détails sur 'Vivace') A.S. von Otter, L. Naouri... Dir.: Haitink
                 
 
        ¤¤  L'atelier des chanteurs: M. A Charpentier, per Il Seminario Musicale: jeudi 16 à 14h20  (FM)
[pour préparer le concert de demain]
 
 
        ¤¤  La Finta semplice de Mozart (Salzbourg, le 9 août 2006) : nuit de jeudi à vendredi à 1h du matin  (FM)
(voir détails sur 'Vivace') Dir.: Hofstetter
 
 
        ¤¤  M. A. Charpentier (Festival de Royaumont, le 7 octobre 2006) : vendredi 17 à 15h02  (FM)
Orphée descendant aux enfers - Epitaphum carpentariy - Stances du Cid - Airs pour alto et continuo
Kaoli Isshiki et Chantal Santon : sopranos; Magid el Bushra : haute-contre; Cyril Auvity : taille; Edwin Crossley-Mercer : basse-taille 
Ensemble Il Seminario Musicale - Direction : Gérard Lesne
Repost 0
Published by Caroline - dans Radio & Tv
commenter cet article
8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 23:46

L’Artaserse de Métastase

Par Frédéric

 

 

1. Le livret aux 108 mises en musique




 

De la grande à la petite histoire : 

L’histoire est tirée de l’historien romain Justin, souvent inexact sur le plan historique, mais prompt à rapporter de sordides histoires de meurtres entre frères et sœurs, de parricides, d’infanticides, bref tout ce qui peut intéresser les librettistes de l’époque baroque.

L’affaire se passe en Perse, à Suse, capitale des Achéménides (une dynastie presque aussi forte en meurtres que les Atrides grecs) et met en scène la succession du roi Xerxès I (Serse), assassiné par le chef de la garde royale Artabano. Celui-ci fait accuser Darius (Dario), le fils aîné et installe sur le trône Artaxerxès I (Artaserse) le cadet, qu’il compte éliminer plus tard (pour monter lui-même sur le trône bien sûr). L’histoire est en partie vraie, Artaxerxès a fait exécuter à son avènement le commandant Artaban, assassin de son père, mais aussi tous ses rivaux potentiels, frères et cousins comme cela se faisait à la cour perse. Ce fut ensuite quand même un grand roi sage et juste (même les Grecs, qui n’aimaient point les Perses, le disent !).

Métastase présente Artaserse sous cet autre jour, plus clément et un peu manipulé par Artabano. Le problème cornélien est mis en place par le fait que le fils du meutrier, Arbace, est amoureux de la fille de la victime, Mandane et que le fils de la victime, Artaserse est amoureux de la fille du meurtier, Semira. On a donc une intrigue en chiasme entre les frères et sœurs (Artaserse/Mandane versus Arbace/Semira) et les couples d’amoureux (Artaserse/Semira et Arbace/Mandane). L’enjeu est l’amour mais aussi la lutte pour le pouvoir, qui se termine par le couronnement d’Artaserse et l’union d’Arbace avec sa sœur Mandane.


 

Personnages : 


Artaserse, prince puis roi de Perse, ami d’Arbace et amant de Semira
Mandane, princesse, sœur d’Artaserse et amante d’Arbace
Artabano chef de la garde royale, père d’Arbace et de Semira
Arbace, ami d’Artaserse et amant de Mandane
Semira, sœur d’Arbace et amante d’Artaserse
Megabise, général, confident d’Artabano


 

108 opéras :


Réunissant les grands thèmes chers à l’opéra baroque, lutte pour le pouvoir, gentil persécuté par erreur, méchant conseiller traître, etc, le livret eut un grand succès. C’est, avec Achilla in Scyro le livret le plus souvent mis en musique au 18ème siècle. Voici les plus marquantes de ces compositions. On remarquera que plusieurs des grands compositeurs de cette époque (Hasse et Jommelli notamment) ont resservi le plat plusieurs fois, avec des révisions, ce qui montre à la fois le succès du livret et sans doute aussi son intérêt musical.

On voit aussi que jamais le livret n’a cessé d’intéresser les musiciens, avec parfois une multitude de versions  en quelques années (1730-1731 ; 1738-1740 ; 1749-1751 ; 1760-62) et dans des villes aussi variées que Naples, Stuttgart, St Petersbourg ou Copenhague ! J’ai pu dénombrer, avec mes maigres moyens, 78 versions que voici. Elles s’étalent apparement jusqu’en 1806. Depuis 1730, il y a peu d’années desquelles Artaserse est absent, alors que l’histoire n’avait inspiré que quelques musiciens auparavant (ni Scarlatti Père, ni les frères Bononcini).

(J’ai mis les prénom entre parenthèse dans le cas d’homonymes moins connus).

 

1)      Vinci, Rome, Teatro delle Dame, 4 Février 1730. La distribution comprenait cinq soprano (dont Carestini et Giziello) et un ténor (5 airs chacun sauf Mégabise 3 airs).
2)      Hasse, Venise, Théâtre S. G. Grisostomo, plusieurs représentations fin Février 1730, avec Farinelli (soprano, Arbace), Francesca Cuzzoni (soprano, Mandane), Filippo Giorgi (soprano, Artaserse) Maddalena Pieri (contralto, Semira), Nicolino Grimaldi, (contralto, Artabano); Antonio Castori (soprano, Megabise)
3)      Vinci, Milan, reprise posthume automne 1730.
4)      Hasse, Lucques, automne 1730.
5)      Vinci, Ferrare, 1731, reprise posthume, avec les récitatifs de la version Hasse. La distribution comprenait Farinelli (soprano, Arbace), Tesi (contralto, Semira), Scalzi (soprano, Artaserse ou Megabise?). Il y eut encore des reprises de la version Vinci à Rome et à Fano la même année.
6)      Bioni, Breslau, 1733.
7)      Hasse, Venise, Théâtre S. G. Grisostomo, carnaval 1734, révision (avec des airs de Galuppi ?), avec Gaetano Caffarelli (soprano, Artaserse), Lucia Facchinelli (soprano, Mandane), Francesco Tolve (ténor, Artabano), Carlo Broschi dit Farinelli (soprano, Arbace), Teresa Pieri (contralto, Semira), Antonio Baldi (contralto, Megabise).
8)      Pasticcio de Hasse, Porpora et Broschi, Londres, Haymarket, 29 octobre 1734, avec Farinelli (soprano, Arbace), Senesino (contralto, Artaserse), Montagnana (basse, Artabano), Cuzzoni (soprano, Mandane). Porpora est l’auteur du duo Arbace/Mandane « Tu vuoi ch`io viva, o cara » à l’Acte III. Broschi a rajouté l’air virtuosissime « Son qual nave » au rôle d’Arbace, qui comprenait 19 des 29 airs de cette version !
9)      Paganelli, Braunschweig, 1737.
10)  Schiassi, Lisbonne, 1737.
11)  Lampugnani, Milan, Tetrao Ducale, janvier 1738.

12)  Araja, St Petersbourg, 9 janvier & 10 février 1738.
13)  Brivio, Padoue, 3 juin 1738.
14)  Ferrandini (G.B.), Munich, Théâtre de la Cour , 22 octobre 1739.
15)  Porta, Munich, 1739.
16)  Hasse, Dresde, Théâtre de la Cour , 9 septembre 1740, nouvelle version.
17)  Adolfati, Vérone, Carnaval 1741.
18)  Arena, Turin, T. Region Carnaval 1741.
19)  Gluck, Milan, 26 décembre 1741 (premier opéra de Gluck).
20)  Chiarini, Florence, carnaval 1742.
21)  Vinci, Naples, T. S. Carlo, 4 novembre 1743, reprise avec Astrua, Camati, Franchi, Caffarelli, Gherardi, Albuzio.
22)  Graun (C.H), Berlin, Opéra royal, 2 Decembre 1743.
23)  Duni, Florence, T. Pergola, 1744.
24)  Terradellas, Venise, T. S. G. Grisostomo Carnaval 1744.
25)  Avosso, Venise, T. S. G. Grisostomo, 1746. 
26)  Bernasconi, Vienne, 8 octobre 1746.
27)  Ciampi, Palerme, 1747.
28)  Scarlatti (Giuseppe), Lucques, 26 août 1747.
29)  Carcani, Plaisance, Carnaval 1748.
30)  Perez, Florence, T. Pergola, automne 1748.
31)  Galuppi, Vienne, 27 Janvier 1749.
32)  Jommelli, Rome, T. Argentina, 4-6 Février 1749.
33)  Lampugnani, Milan, T. Regio Ducale, 26 Dec 1749, révision.
34)  Pampani (Antonio), Venise, Th. S. G. Grisostomo, Carnaval 1750. 
35)  Dal Barba, Vérone, Carnaval 1751.
36)  Galuppi, Padoue, nouvelle version, Th. Nuovo, 11 June 1751, avec Giuseppe Poma (Artaserse), Regina Valentini Mingotti (Mandane), Gioacchino Conti (Arbate), Teresa Mazzoli (Semira), Marianna Maggini (Megabise), Anton Raaf (Artabano).
37)  Pescetti, Milan, T. Ducale, 26-28 décembre 1751.
38)  Jommelli, Mannheim, 1751.
39)  Ferrandini (Antonio), Forli, Printemps 1752, pasticcio.
40)  Fischetti, Plaisance, 1754.
41)  Gasparini (Quirino), Milan, T. Ducale, 26 décembre 1756.
42)  Pampani (Antonio), Venise, T. S. Benedetto, Carnaval 1756.
43)  Jommelli, Stuttgart, version réécrite, 30 Aout 1756.
44)  Scolari, Pavie, Carnaval 1757.

45)  Hasse, Naples, San Carlo, 20 janvier 1760, nouvelle version.

46)  Sarti, Copenhague, Th. Kongelige, Carnaval 1760.

47)  Bach (J-C), Turin , T. Regio, 1760. 

48)  Arne, Londres, Covent Garden 2 Février 1762.

49)  Piccini, Rome, T. Argentina, 3 Février 1762.
50)  Scarlatti (Giuseppe), Vienne, 15 Février 1763.
51)  Fiorillo, Cassel, 1765.
52)  Ponzo, Venise, T. S. Benedetto, janvier 1766.
53)  Boroni, Prague, 1767.
54)  Sacchini, Rome, 1768.
55)  Paisiello, Modène, T. Corte, 26 décembre 1771.
56)  Vento, Londres, 1771.
57)  Piccini, Naples, San Carlo, version révisée, 1772.
58)  Manfredini, Venise, T. S. Benedetto, janvier 1772.
59)  Giordani, Londres, 1772.
60)  Myslivecek (Josef), Naples , T. San Carlo, 13 août 1774. 
61)  Bertoni, Forli, printemps 1776.
62)  Borghi, Venise, 6 décembre 1775.
63)  Guglielmi, Rome, 29 janvier 1777.
64)  Bertoni, Londres, King’s Theater, 23 janvier 1779, version révisée.
65)  Carusio, Florence, Carnaval 1780.
66)  Ullinger, 1781.

67)  Zanetti, Trévise, 1782.
68)  Alessandri, Naples, T. San Carlo, 4 novembre 1783.
69)  Cimarosa, Turin, 26 décembre 1784.
70)  Bianchi, Padoue, 11 juin 1787.
71)  Anfossi, Rome, Teatro delle Dame, Carnaval 1788.
72)  Tarchi, Mantoue, printemps 1788.

73)  Bertoni, Gênes, Carnaval 1788, version révisée.
74)  Zingarelli, Trieste, 1789.
75)  Androzzi, Livourne, 1789.

76)  Zingarelli, Milan, 26 décembre 1793.

77)  Isouard, Livourne, Automne 1794.
78)  Portogallo, Lisbonne, 1806

 

On remarque que des grands compositeurs de cette époque seul Vivaldi n’a jamais eu affaire à ce livret (pour Haendel et Leo, voir la suite). Pergolesi non plus, mais on pourrait mettre ça sur le compte de sa brève carrière.

 

Attention : 

-   Artaserse a fait l’objet de mise en musique sur d’autres livret que celui de Métastase dès le début du 18ème siècle : L’Artaserse de Orlandini (1706, Livourne ;  Naples, 9 juin 1708) est sur un livret de Pietro Pariati. Ariosti a créé un Artaserse à Londres (King’s theatre, décembre 1724) ainsi que Lotti à Naples en janvier 1713.
Antonio Pampani, un vénitien converti à la mode napolitaine a composé un second Artaserse Longimano, mais le livret est tiré du Temistocle de Métastase et ne raconte pas la même histoire, même si elle se déroule sous le même règne (Artaxerxès Ier était surnommé « Longue-main » parce qu’il avait la main droite plus longue que la gauche). Venise, T. San Angelo, Carnaval 1737, avec le castrat soprano Lorenzo Gherardi.
Haendel a composé en janvier 1734 un pasticcio intitulé Arbace, sur le livret d’Artaserse de Métastase. Les récitatifs étaient de Haendel, mais les airs étaient tirés pour la plupart des Artaserse de Vinci et Hasse. La distribution comprenait Anna Strada del Po et Carestini.
Leonardo Leo, n’a pas composé d’Artaserse mais aurait mis en musique deux airs d’Arbace : « Per quel paterno amplesso » et  « Fra cento affanni e cento ».
Mozart a mis en musique plusieurs airs de l’Artaserse : « Conservati fedele », K23 (1765), pour contralto, « Per pietà bell'idol mio » K78 (1766), pour soprano, « Oh, temerario Arbace!…Per quel paterno amplesso », K79 (1766), pour soprano, « Fra cento affanni e cento » (1770), pour un castrat soprano, « Se al labbro moi non credi » K295 (1778) pour le ténor Anton Raaf arrivé sur la fin de sa carrière. Il y a donc peu de coloratures et l’étendue de l’air n’excède pas plus d’une octave. Ils sont dans le coffret (5CD) d’Airs de concerts de Mozart chez Decca, par Te Kanawa, Berganza et Winbergh.

Discographie :

 

Evidemment  et malheureusement, c’est très maigre :

 

 

Intégrales :

* Thomas Arne, Artaxerxes, version en anglais. Dir. Roy Goodman, Catherine Bott (Soprano), Patricia Spence (Mezzo), Christopher Robson (Contre-ténor) Un disque sans grande envergure, juste correct pour découvrir l’œuvre.

* La première version Hasse de 1730 a été jouée et mise en scène le 19 novembre 1999 au Teatro Rossini de Lugo - Orchestra Sinfonica dell'Emilia-Romagna - dir. Rinaldo Alessandrini. Distribution : Paoletta Marrocu (Mandane), Patrizia Bicciré (Arbace), Emanuele Giannino (Artabano), Maria José Trullu (Artaserse), Giovanna Donadini (Megabise), Anna Burford (Semira).
Critique de Opéra International : "L'ouvrage affirme une très haute valeur musicale et dramatique"..."La distribution est médiocre ; en émergent seulement Paoletta Marrocu et Maria José Trullu"..."On a réduit les arie et coupé dans les récitatifs"..."La direction d'Alessandrini agrave les choses, scandant les tempi avec la monotonie d'un carillon du XVIIIe siècle. Le spectacle de Gasparon, disciple de P.L. Pizzi, s'impose en revanche par sa grâce et son sens du tableau vivant, dans un décor d'un beau classicisme." (janvier 2000)


 

Quelques Extraits :

* « The soldier tir'd » de Arne, Joan Sutherland, The Art of Prima-Donna, Decca, 1962
* Ouverture d’Artaserse de Hasse, dans la bande originale de Farinelli il Castrato, Talens lyriques, dir. Christophe Rousset. Plutôt pas mal.
*
 « Pallido il sole », de Hasse, Andreas Scholl (contre-ténor), Heroes, Decca, 1999
*
 « Pallido il sole », de Hasse, Jochen Kowalski, (contre-ténor) Arien, Capriccio, 2000
*
Deux airs de Hasse « Per Questo Dolce Amplesso » et « Pallido il sole » par Aris Christofellis (sopraniste), L’Age des castrats, EMI, 2003
*
Deux airs de Hasse « Per Questo Dolce Amplesso » et « Or la nube procellosa » par Vivica genaux, Arias for Farinelli, Dir. René Jacobs, HM, 2003
*
« Son qual nave »  rajouté par Broschi dans l’Artaserse de Hasse : bande originale de Farinelli il Castrato, Talens lyriques, dir. Christophe Rousset avec la voix reconstitué en mixage à partir de celle d’Eva Malas et de Derek Lee Ragin. Un peu bizarre quelquefois, mais permet de connaître l’air.
*
 « Sulle sponde del torbido lete », de Graun, par Jochen Kowalski (contre-ténor), Arias baroques, Berlin Classics, 1999.
*
Quelques airs sont aussi présents sur les CD de Nella Anfuso et ceux du sopraniste Manzotti, mais… 


Dans quelques semaines, 2ème partie avec un petit commentaire de l’Artaserse de Hasse et comparaison (limitée évidemment) avec celui de Vinci. 

Repost 0