Blog sur l'opéra
HAYDN
Salle de
Symphonie n° 93 en ré majeur
Symphonie n° 95 en ut mineur
Symphonie n° 96 en ré majeur « Le Miracle »
Orchestra of the Age of Enlightenment, Frans Brüggen
21 septembre 2006
La Création
Gabrieli Consort & Players, Paul McCreesh
Sandrine Piau : soprano
Mark Padmore : ténor
Neal Davies : basse
22 septembre 2006
Haydn, du moins à Paris, est toujours au purgatoire ! Il est bien difficile de remplir une salle même avec certaines de ses œuvres les plus célèbres. Laurent Bayle qui a conçu entre
Il y avait longtemps que je n’avais vu Frans Brüggen. C’est aujourd’hui un homme de 72 ans qui se déplace avec raideur et beaucoup de précaution sur la scène avant d’aller s’asseoir pour diriger l’orchestre. L’interprétation qu’il livre des trois symphonies de Haydn est remarquable de clarté, d’équilibre et de dynamique. The Orchestra of the Age of Enlightenment est un bel ensemble. Faut-il souligner quelques modestes difficultés pour les cuivres parfois à la limite de la justesse ?
Que penser de la direction de Mc Creesh ? L’ouverture résonne magnifiquement dans la nouvelle salle Pleyel. Mc Creesh nous raconte ensuite une belle histoire, celle de
Sandrine Piau peut remercier l’acoustique de la nouvelle salle Pleyel. Du très beau chant, mais la voix n’est pas très puissante. Elle ne se livre vraiment que dans le duo d’Adam et Eve. Neal Davies n’a pas trop réussi sa première intervention. Mais, il chante avec beaucoup d’intelligence et a de très beaux graves. Mark Padmore a également cette intelligence du texte même si, ses premières interventions ne m’ont guère enthousiasmé.
Reste l’extraordinaire chœur du Gabrieli Consort, placé derrière l’orchestre et non sur les gradins derrière la scène que le public occupait. On reste confondu devant l’homogénéité de ce chœur, sa souplesse, sa capacité à suivre, comme si tout cela était naturel et facile, la partition de Haydn. Ils ont reçu une ovation.
En résumé, un excellent concert avec de beaux moments d’émotion même si – du moins pour moi ! – on ne frissonne pas du début jusqu’à la fin. J’étais à l’orchestre sur le côté, donc un peu sous les balcons. L’acoustique est toujours aussi claire et fait oublier celle de la salle de
Pour l’anecdote, si les dames musiciennes du Gabrieli Consort sont libres du choix de leurs vêtements, elles aiment les couleurs variées ! Surtitrage au-dessus de l’orchestre.