Blog sur l'opéra
En vrac:
La Sémélé de Marais au TCE par Niquet m'a enchanté, je vous renvoie au fil de Baja sur son blog.
Pour ce qui est de Paladins du Chatelet, tout a déjà été dit sur cette production, je ne vais pas en rajouter une couche: j'ai beaucoup aimé cette reprise et je trouve sévères ceux qui considèrent que les Arts flo étaient moins bon qu'à la création (si tant est que le dvd me permette d'en juger).
Je n'ai pas beaucoup apprécié Keith Jarrett à Pleyel: dans cette grande salle cela ne prenait pas, j'y aurai sans doute été plus sensible confortablement assis dans un bar avec un verre; et puis cette façon de faire des petits râles de jouissances à tout va, ces allures d'autiste et ce public qui s'empresse d'hurler un "youhou" avant même que la dernière note n'ait fini de raisonner, ça m'agace.
Une très bonne surprise au cinéma: L'Homme de sa vie de Zabou Breitman, pas du tout la niaiserie à laquelle je m'attendais après la bande annonce, mais un film très bien monté, poétique et très intelligent sur l'amour et les rapports qu'il entretient avec l'illusion, le complexe d'Oedipe et donc le narcissisme. Revisez un peu votre Freud avant d'y aller tout de même.
Dans Paris de Christophe Honoré n'est pas son meilleur film, mais est très finement mené, avec beaucoup d'allusions à la Nouvelle Vague, sur un thème plus qu'interessant: l'impuissance face au malheur d'autrui.
Une vérité qui dérange, c'est à voir, on y apprend beaucoup de chose: l'effet miroir du pôle nord, la mécanique des courants océaniques, la façon dont les autorités politiques ont inventé un débat scientifique de toute pièce... et ce n'est pas du tout pessimiste; mais en VO c'est un peu dur à suivre entre les sous-titre et les graphiques. Le tout est cependant un peu entaché par des passages sur la vie d'Al Gore (notamment son echec aux présidentielles qui n'a pas beaucoup de rapport).
Le Parfum est très bien réalisé, des scènes vraiment impressionnantes et un soucis réel de la part du réalisateur de créer une esthétique "olfactive". Mais la réussite du film se limite à ça.
Je vais bien ne t'en fait pas est un film pour fillette névrosée (on m'a forcé à aller le voir!).
Le Diable s'habille en Prada n'est pas aussi cruche qu'on aurait pu le croire, c'est une comédie très bien menée et pas manichéenne avec une Méryl Streep épatante qui retrouve certaines intonations de la voix off de Aout auf Afwica.
Little Miss Sunshine, c'est sympatoche avec une scène finale vraiment très drole et puis c'est celle qui jouait le rôle titre de Muriel qui fait la mère, donc à voir ;-)
Voilà! oui j'ai pris la carte illimitée Gaumont/Mk2 :-)