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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 18:35

Alessandro Scarlatti 
La Vergine dei dolori (1717) 
1er avril 2007

Sara Mingardo, la Vierge (contralto) 
Anna Simboli, Jean (soprano) 
Romina Basso, Nicodème (mezzo-soprano) 
Daniele Zanfardino, Onia (ténor) 
Les Agrémens 
Rinaldo Alessandrini
 

 

Deuxième oratorio de Scarlatti présenté quelques jours après Colpa, Pentimento et Grazia, dont j'ai déjà fait le compte-rendu, cet oratorio ci me semble le plus réussi de Scarlatti. Il est le plus touchant et le plus significatif de son style (pour ce que j'en connais). La musique y semble condensée à l'extrême et verse dans la contrition la plus pure sans jamais se départir de sa séduction latine. Pour en savoir plus sur l'oeuvre, je vous renvoie aux notes de programme de la Cité de la musique assez complètes.  

Rinaldo Alessandrini et Les Agrémens étaient superbe de tenue et de couleurs, avec une douceur tactile assez étonnante. 
Sara Mingardo est une vierge idéale, affligée mais toujours debout, réconfortante dans l'excès de sa douleur maternelle. Et pourtant elle n'a pas une partie facile, notemment après l'air de Jean, elle enchaine trois airs somptueux qui demandent un engagement sans faille. Dans cette acousitique chaude de la Cité de la Musique, on se sentait atteint d'une ferveur divine, comme lors de ses indispensables Stabat Mater et Nisi dominus de Vivaldi: entre Sara et Whoopi Goldberg, je ne sais qui me donne le plus envie d'être catholique!
Anna Simboli est un Jean très pur et aérien, qui manque un peu de chair et au suraigu un peu crié, mais le sentiment et la foi y sont.
Romina Basso confirme tous les éspoirs que j'avais en elle après avoir entendu ses Ramiro, Bajazet, Varane et Megacle. Elle a sensiblement le même genre de grosse voix de mezzo que Prina, avec le même sens des dynamiques et de la prosodie mais avec plus de ressource dans l'aigu et de plus belles vocalises; cependant sa diction est moins italienne, un peu plus grasse, mais cela reste tout à fait compréhensible. Son Nicodème est altier et digne, avec son timbre, il n'en faut pas plus (et c'est déjà beaucoup). 
Daniele Zanfardino est par contre un ténor un peu nasillard avec un timbre plutot ingrat. Je ne sais s'il a voulu traduire ainsi la bêtise de son personnage et sa sauvagerie, ou bien si c'est involontaire: le fait est que ça marche. Dans cette partition, il hérite des seuls airs de bravoure qu'il chante très honnêtement avec cette apreté qui ne fait jamais oublier qui les chante. 

Et pour vous convaincre qu'il s'agit là d'un chef d'oeuvre, j'ai décidé de vous entendre le début de l'oeuvre, c'est à dire la sinfonia, l'air de Jean et les trois airs de la Vierge. Le reste n'est pas moins superbe, mais je ne peux ici vous en faire gouter l'intégralité et n'ayant pu me décider pour tel ou tel air, j'ai privilégié la continuité dramatique.

Tout d'abord voici la version commentée Alessandrini/Mingardo/Simboli:

Et maintenant une autre version:


 

Je vous laisse trouver de qui il s'agit (facile pour les chanteuses!) et comparer les deux versions pour qu'on en discute.

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Published by Licida - dans Représentations
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commentaires

Licida 24/04/2009 21:50

Bonjour Christian et bienvenue.
Il n'existe malheureusement pas, du moins à ma connaissance, d'enregistrement discographique de cette oeuvre. Les extraits présentés ici sont tirés de lives diffusés à la radio.

Licida 24/04/2009 21:50

Bonjour Christian et bienvenue.
 
Il n'existe malheureusement pas, du moins à ma connaissance, d'enregistrement discographique de cette oeuvre. Les extraits présentés ici sont tirés de lives diffusés à la radio.

BARDON CHRISTIAN 22/04/2009 11:24

Bonjour.ou peut on trouver  un cd da la vergine dei dolori  par Alessandrini?Cordialement

Bajazet 02/06/2007 16:02

La production sera reprise en version scénique la saison prochaine, à Bruxelles puis en juillet au Grand-Théâtre de Bordeaux, après le grand retour de Rensburg en Idomeneo

http://www.opera-bordeaux.com/index.php?id=32&spectacle=105&id_cat=1


(Merci à Caroline de m'avoir signalé que la saison de Bordeaux était en ligne)

clément 03/05/2007 23:45

Le Megacle de Basso, version Galuppi :ça dépend des airs, effectivement, et les virtuosités et tessitures tendues au I et III ne la serve pas. elle manque de précision, elle chante faux, elle savonne souvent, manque de charisme, mais je t'accorde Licida que sa partie n'est pas la meilleure.EN revanche je te rejoins pour applaudir le second acte dans son entier, splendide, la fin notamment (encore que le Licida ne réussit pas bien Gemmo in un punto).