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Psychologie

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Il catalogo è questo

4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 20:35

Version mise à jour ici


Maxou c'est un peu mon contre-ténor favori: non seulement il fait partie de ce club restreint de contre-ténors capables d'assumer la virtuosité des rôles de castrat héroïque (c'est à dire sans escamoter tous les graves et en étant crédible virilement, loin de ces voix angeliques qui se transforment en cris de petits garçons), mais en plus il se place au sommet de ce club par l'homogénéité de ses registres graves et aigus et par l'originalité de son timbre qui fait de lui une de ces voix "rares" que le XVIIIème siècle bel cantiste appréciait tant.
Si l'on ajoute à cela une personnalité forte (ah ce look! on en pense ce que l'on veut, mais cela fait du bien pendant les versions de concert, de voir arriver un mec bien sapé capable de soutenir l'attention à coté des toilettes luxueuses de ces dames et au milieu de ces messieurs au costard trop large), un investissement théâtral fort, un sens du mot prodigieux, un soin d'exécution remarquable et une musicalité forgée depuis l'enfance, on comprend ma pamoison.





Je vais m'interesser ici à sa carrière de contre-ténor et non de sopraniste au sein des Petits Chanteurs de Vienne, goutant peu ce type de voix; je passe donc sous silence l'abondante discographie de cette période (1987-1995) faite de musique sacrée, de lieders, de rôles pour enfant et d'airs d'opéras bidouillés que vous trouverez détaillée sur son site. Ne feront exception à la règle qu'un Demofoonte de Jommelli et un Serse de Handel captés en 1995 qui laissent déjà percevoir les qualité du futur chanteur et ce, deux ans avant qu'il ne décide de se retirer de la scène pour travailler sa voix. A son retour en 2001, la voix est métamorphosée et l'on découvre un contre-ténor qui fera date dans l'histoire de cette technique.




Discographie officielle
je souligne ce qu'il me semble prioritaire de découvrir.

*Caldara, Cantates



Très beau disque dans lequel Cencic fait montre de toute sa finesse d'exécution et des graves somptueux.








*Handel, Fernando - Curtis

Sans grand intérêt, Curtis mouline et Cencic n'a qu'un rôle embryonnaire.




*Landi, Il Sant'Alessio - Christie



L'oeuvre m'avait ennuyé par sa longueur et son étirement contemplatif, il faut dire que Christie est particulièrement mou là dedans. La mise-en-scène constitue par contre un des plus beaux spectacles de Lazar et Cencic campe une épouse à la douleur mariale prodigieuse, l'androgynie de sa voix et le débit assez lent de la partition lui permettent de raffiner à l'extrême et, de fait, de porter l'illusion théâtrale à un point rarement atteint dans la musique du XVIIème.





 

*Gluck, Ezio - Stoehr

L'oeuvre est fabuleuse et Cencic royal mais on attendra plutot la sortie de la version Curtis où il est moins timide et surtout bien mieux entouré.

 





*Rossini, Opera arias - Hofstetter


Un pari risqué mais remporté haut la main. Le trucage du disque permet certes une performance qui serait difficile moins assurée dans une salle de concert (il ne donne d'ailleurs ce programme qu'avec un accompagnement orchestral réduit en concert) et si l'on a les délires vocaux de Horne dans les oreilles on pourra être déçu. Mais pour qui cherche dans Rossini autre chose que de la pyrotechnie vocale, c'est à dire un style chatié, un traitement de cette musique qui prenne conscience de la portée de chaque note loin de toute conception générique et routinière, ce disque est un indispensable. Sans compter que l'accompagnement d'Hoffstetter est dans la même veine, rappellant ce que faisait Jacobs dans Tancredi à la salle Pleyel. Comme bien des disques Virgin on le trouve régulièrement bradé à 8€ à la Fnac.

 

 





*Scarlatti D., Cantatas


Le DVD vendu avec est un monument de queer attitude à la hauteur de la pochette, mais malgrè un accompagnement orchestral qui me semble un peu maigre quoiqu'extremement attentif c'est un disque magnifique, sans doute son meilleur disque de cantates.

 







*Scarlatti D., Cantate d'amore


Quelqu'un l'a entendu?




*Vivaldi, Cantates


Superbe disque qui permet de comparer les mérites respectifs de Cencic et Jaroussky, ce dernier ayant enregistré un programme presque similaire. Mais quels que soient les mérites de l'interprête ici, je préfererai toujours une contralto pour ce repertoire et devant l'abondance de la discographie ce disque me semble moins indispensable.

 




*Vivaldi & alii, Andromeda liberata - Marcon


Le disque est moins animé que le live mais n'en reste pas moins formidable, entre autre pour le Perseo de Cencic qui chante le seul air autenthifié de Vivladi, "Sovente il sole", ça se passe de mots.








Live diffusés à la radio


*Handel, Serse - Goebel (Copenhague 1996)

Sa voix de sopraniste atteint ici ses limites et l'on comprend qu'il ait éprouvé le besoin de se retirer pour travailler sa voix. Aujourd'hui il chante de nouveau les airs de Serse en concert (un disque est prévu) et la comparaison sera plus qu'intéressante.








*Handel, Giulio Cesare (Tolomeo) - Fasolis (Gênes 2007)

C'est le Giulio Cesare le plus excitant que je connaisse: malgrè (ou peut-être grace) le bidouillage de la partition et les instruments modernes, Fasolis dirige cela comme jamais et j'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Prina dans le rôle titre. Cencic est plus à sa place ici qu'en Sesto: Tolomeo n'est plus du tout la folle tordue que l'on nous chante souvent, et ce grace à des graves bien présents et à un sens du style évident qui ne sacrifie rien à la qualité du jeu. Le "Stille amare" importé du Tolomeo confère enfin une vraie mort à ce personnage, Cencic y est aussi planant que palpitant.











*Handel, Giulio Cesare (Sesto) - Dantone (Lausanne 2008)

Etonnant! Même si le rôle n'a jamais été écrit pour un homme, son timbre étrange convient assez bien à l'adolescent torturé. Cependant son adéquation au rôle trouve ses limites dans "L'angue offeso" où il est souvent strident et manque de liquidité, mais le rôle y gagne en combattivité, c'est la première fois que j'entends le venin du serpent, même si celui çi rampe plus difficilement. Comme souvent c'est le da capo qui lui est le plus flatteur. L'accompagnement par un orchestre d'instrument moderne pourra en gêner certains mais Dantone sait lui imprimer le rythme adéquat.









*Jommelli, Demofoonte - Bernius (Schwetzingen 1995)


Tout jeune sopraniste et peu de temps avant sa retraite, Maxou chantait un rôle à un seul air mais pas des moindres: "Non odi consiglio". Parfaitement accompagné par Bernius dont Jommelli est le compositeur de prédilection, il fait déjà preuve d'un emportement remarquable n'hésitant à poitriner lourdement pour réaliser le canto di sbalzo, les registres graves et aigus sont encore clairement dissociés mais la réalisation est déjà d'une assurance rare pour un sopraniste.






*Vivaldi & alii, Andromeda liberata - Marcon (Venise 2004)


Plus animé que le disque: Mijanovic est plus à sa place que Bonitatibus, Kermes moins appliquée dans son grand air mais les lamenti sont toujours aussi dégoulinants, Cencic n'est pas meilleur mais cette captation live permet de s'assurer que le miracle de son deuxième air au disque n'est pas du au travail de l'ingénieur du son.



*Vivaldi, La Fida Ninfa - Azzolini (Potsdam 2004)


La marièe est presque trop belle ici, le timbre original de Cencic convient assez mal au rôle qui se satisfait de plus de simplicité et de naïveté. Reste que l'on peut déjà entendre sa largesse (ici une vocalise impressionnante au début du da capo) et son art de la variation.




*Vivaldi, Orlando furioso (Medoro) - Curtis (Gênes 2005)


La direction de Curtis relève de l'étrange mais coule de façon plus séduisante que chez Handel; Cencic me semble bien meilleur que Staskiewicz au disque mais le rôle n'est pas non plus inoubliable.





*Vivaldi, Orlando furioso (Ruggiero) - Spinosi (Brême 2007)


Même si Spinosi semble plus pressé que jamais, fourvoyant Mijanovic dans le rôle titre, c'est la seule occasion d'entendre Cencic dans ce rôle ou brille habituellement Jaroussky. Les deux visions sont d'égal intérêt, tout dépend donc du gout de chacun: si l'on préfère les contre ténors étherés et angéliques on ira voir Phiphi, si l'on est plus porté à une expression plus douloureuse, non moins sublimée mais moins affectée de la souffrance, on ira voir Maxou. Rappellons que le dernier air "Come l'onda" est greffé depuis l'Ottone in villa, et j'y préfère clairement Cencic, plus vaillant (mais d'une justesse moins assurée) que son camarade, surtout dans le da capo dont l'ambitus est effrayant.








Avec Ophélie Gailalrd (Photo: P.Guillaume)




Avis de recherche


Allô, allô. Forte récompense. Le roi Lici V et III font VIII et VIII font XVI de Tachycardie est à la recherche de charmantes captations et d'un petit ramon... mais je m'égare. Voilà donc les brebis égarées à ramener dans le droit chemin de mes oreilles:


- Gluck, Orfeo: Amor (Vienne 1995 ou Drottingholm 1996)
- Galuppi, Il Filosofo di campagna: Rinaldo (Potsdam 1995)
- Monteverdi, L'Incoronazione di Poppea: Nerone (Bâle 2001)
- Albinoni, Il Nascimento del Aurora: Apollo (Crotone 2003)
- Vivaldi, Griselda: Roberto (Ambronay 2005)
- Handel, Saül: ? (Halle 2005)
- Monteverdi, L'Incoronazione di Poppea: Ottone (Toulouse 2006)
- Strauss, Die Fledermaus: Orlofsky (Toulouse 2006 ou Lausanne 2007)
- Handel, Tamerlano: Tamerlano (Glasgow ou Edinburgh 2006)
- Récital Bach (Junghanel) (Dresde Mai 2008)
- Récital Handel et Venise (Curtis et... Dona Leon! Applause) (Potsdam Juin 2008)
- Récital Farinelli & Friends (Miam miam!) (Molardi) (Vienne octobre 2008)
- Offenbach, La Belle Hélène: Oreste (Lausanne Décembre 2008) VIDEO
- Gala contre le Sida (Berlin Décembre 2009)


Grumpf!



Retrouvez Maxou à:


- Bruxelles - Février 2009: La Calisto de Cavalli (Jacobs)
- Faramondo de Handel (rôle titre) dirigé par Fasolis en tournée à Lausanne, Vichy, Caen (2009) et Paris en octobre
- Paris Salle Gaveau - Mars 2009: Récital avec Sabata dirigé par Fasolis
- Munich - Mars 2009: Tamerlano de Handel (rôle titre) dirigé par Moulds
- Genève - Mars 2009 puis Avignon Octobre 2009: Récital Scarlatti - Caldara
- Tokyo - Avril 2009: Récital Mozart - Rossini
- Nancy - Avril 2009: Messiah dirigé par Spinosi
- Bordeaux - Juin 2009: L'Incoronazionne di Poppea (Ottone) dirigé par Alessandrini, puis par Christie à Madrid; (Nerone) à Oviedo et Bilbao en 2010
- Juillet 2009: Récital Handel en tournée en France (Froville, Beaune, Polignac) puis Berlin puis Paris Louvre en 2010
- Septembre-Octobre 2009: Susanna de Handel (Joachim) dirigé par Christie, grande tournée dont Paris Salle Pleye, Ambronay et Caen
- Décembre 2009 - Dresde: Giulio Cesare (Tolomeo)
- Février 2010 - Vienne: Medea de Cherubini/Herold (???)


Tout echo de ces prestations est évidemment le bienvenu!



Air de Selitto pour Farinelli





Sorties cd à venir:
Rodrigo de Handel dirigé par Lopez-Banzo (Prévu pour Mai 2009 chez Ambroisie à moins que la sortie n'en soit encore repoussée!)
Faramondo de Handel dirigé par Fasolis (Février 2009 chez Virgin)
Ezio de Gluck dirigé par Curtis (Mars 2009 chez Archiv - diffusion télé sur mezzo prévue pour Janvier 2009)
Un disque Handel est prévu en même temps que la tournée de l'été 2009






Cencic sur Alma oppressa:
Récital à Beaune par Caroline; Stabat Mater à la Villette, Rodrigo de Handel au TCE, Ezio de Gluck à Poissy par Licida



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Published by Licida - dans Artistes
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commentaires

Licida 16/09/2012 14:44


Il a bon dos Gluck, mais c'est tant mieux vu le programme!


Le lien exact: http://www.parnassus.at/wp-content/uploads/2012/02/Rokoko-FR-Web.pdf 


 


Et sinon un ablum Venezia forcément truffé de Vivaldi est à paraitre en janvier:


http://www.parnassus.at/wp-content/uploads/2012/05/Venezia-FR-Web02072012.pdf 


Et Phiphi façon Zizi:


 http://www.parnassus.at/wp-content/uploads/2012/08/Artaserse_FR_Web.pdf


 

Bajazet 10/09/2012 20:41


Si vous aimez Coucouroucoucou, vous aimerez peut-être Rococo, coco :


www.parnassus.at/wp-content/uploads/2012/.../Rokoko-FR-Web.pdf

Caroline 06/04/2012 18:56



Caroline 24/05/2011 14:33







Caroline 23/05/2011 08:30



Une interview ici.